Avoir un petit ami, être fiancée ou être mariée…

On sourit, c’est samedi.

Voilà ce que m’a envoyé une de mes amies, pas toute jeune, mais pleine de vie et d’humour. Une histoire drôle, encore plus drôle si elle n’était pas si vraie..

La différence entre : avoir un petit ami, être fiancée ou être mariée…

Trois femmes se trouvent dans un bar tranquille. En sirotant son verre, une fille de trente ans dit : « Vendredi passé, après le travail, je suis allée au bureau de mon petit ami, ne portant qu’un manteau en cuir. Quand toutes les autres personnes furent parties, j’ai laissé tomber mon manteau et tout ce que j’avais en dessous était un corsage en cuir, des bas de nylon noirs et des talons hauts. Mon homme était tellement excité que nous avons fait l’amour passionnément sur son bureau. »

La jeune femme fiancée rit nerveusement et dit : « Presque la même histoire que moi ! Quand mon fiancé est revenu à la maison vendredi passé, il m’a trouvée portant un masque noir, un corsage en cuir, des bas de nylon noirs et des talons hauts. Il était tellement excité que non seulement nous avons fait l’amour toute la nuit, mais il veut maintenant avancer la date du mariage ! »

La femme mariée repose son verre sur le comptoir et dit « Moi, j’ai tout planifié. J’ai réussi des arrangements pour que les enfants restent chez ma mère. J’ai pris un long bain parfumé aux huiles essentielles et puis j’ai mis mon meilleur parfum. J’ai glissé dans un corsage en cuir serré, des jarretières avec les bas noirs et les talons hauts. J’ ai terminé le tout avec un masque noir. Quand mon mari est revenu à la maison de son travail, il est allé se prendre une bière dans le frigo, a ramassé la télécommande de la télé, m’a regardée, puis s’est assis sur le divan et m’a dit : « Hé ! Batman, qu’est ce qu’on mange ? »

Ti fleur fanée, chanson créole de la Réunion

Je vous offre du repos en chanson, c’est samedi.  On en profite. Demain on se rattrapera : lecture dominicale.

La chanson réunionnaise la plus connue au monde, c’est « Petite fleur aimée » ou « Ti fleur fanée ». En fouinant dans YouTube, j’ai découvert une version ancienne de ce succès réunionnais. Je vous conseille de regarder et surtout d’écouter ce qui n’est pas un séga mais, au départ, une valse. Vous devriez trouver des versions : Graeme Allwright, Maxime Leforestier et sans doute d’autres.

Texte de Georges Fourcade, musique de Jules Fossy.

Premier couplet (bis)

Vi souviens mon Nénère adorée
Le p’tit bouquet, qu’ vous la donne à moin
Na longtemps que li lé fané,                                                    En cliquant sur l’auteur (nom)
Vi souviens, comm’ça l’é loin.                                                  ci-dessous, vous entendrez la                                                                                                              plus  ancienne version connue.

Refrain (bis)                                                                                 Georges Fourcade

P’tit fleur fanée
P’tit’ fleur aimée
Di à moin toujours
Kouk c’est l’amour

Deuxième couplet (bis)

Ni marché dans la forêt,
Y faisait bon, y faisait frais,
Dan’zerbes l’avait la rosée,
Dans les bois zoiseaux y chantaient.

Troisième couplet (bis)

Depuis ça le temps l’a passé,
Y reste plus qu’un doux souvenir,
Quand mi pense, mon cœur lé brisé,
Tout ici bas comm’ ça y doit finir.

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Né à Saint-Denis de la Réunion, le 27 juillet 1884  (je suis née le même jour que lui ; pas la même année, bien sûr),  Georges Fourcade fut surnommé, le Barde créole.

Ardent défenseur de la langue créole, il a écrit : « Met’ zot’ l’orgueil de côté, allons parle rien que créole, l’a point malher là-dans, et allons fêter, non seulement not’ patois créole, mais encore et toujours, not’ musique créole. »

Il jouait de la guitare, écrivait des textes de chansons et il a même enregistré des disques. Il  a écrit  aussi quelques pièces de théâtre : Z’affaire coco, Coq Auguste  mais surtout, il rédigea « Z’histoires la Caze » publié en 1928.

Georges Fourcade est mort le 29 décembre 1962 en nous laissant quelques fort belles chansons qui font partie du « patrimoine de l’île ».

 

Mon tit paille en queue…

Dédicace particulière à Marylou qui a de bons souvenirs à la Réunion.

Une chanson créole à écouter : Cliquez sur Mon tit paille en queue

Voilà les paroles de la chanson, plus loin.

Des paille en queue, il y en a toujours. Moins qu’avant, je le crains. Nous en voyons beaucoup moins, mais peut-être que je les regarde moins ? En tous les cas, le fait de parler de la Réunion, de sa musique et de ses chansons, m’a fait réfléchir à la langue créole, d’où l’écriture d’un très long article sur ce sujet que je publierai dimanche matin pour vous laisser le temps de lire et de réfléchir. Moi je l’ai fini ce midi.

Bonne fin de journée.

P’tit Paille en Queue

Paroles Georges FOURCADE

Premier couplet

Moi nana un p’tit paille en queue
La plime l’est comme en coton
Mon nana un p’tit paille en queue
Y sava la mer chercher poisson

Moi nana un p’tit paille en queue
La plime l’est comme en coton
Mon nana un p’tit paille en queue
Y sava la mer chercher poisson

Refrain

Allez pas baigne dans bord la mer
Fait’attention chenille galaber

Allez pas baigne dans bord la mer
Fait’attention chenille galaber

Deuxième couplet

Mon joli ptit paille en queue
Qui volé, qui volé
Mon joli p’tit paille en queue
Vot plume l’est encore frisé

Mon joli ptit paille en queue
Qui volé, qui volé
Mon joli p’tit paille en queue
Vot plume l’est encore frisé

Troisième couplet

Un jour maman paille en queue
La dit son p’tit vous l’est entêté
Ecoute maman paille en queue
La pas besoin fait vot’ futé

Un jour maman paille en queue
La dit son p’tit vous l’est entêté
Ecoute maman paille en queue
La pas besoin fait vot’ futé

Quatrième couplet

Quand même vous p’tit paille en queue
La pas besoin aller marche loin
Vot z’ailes la pocor poussé
Dans la mer nan marsouins

Quand même vous p’tit paille en queue
La pas besoin aller marche loin
Vot z’ailes la pocor poussé
Dans la mer nan marsouins

Cinquième couplet

Mon joli p’tit paille en queue
La voulu fait le malin
La pas coute son maman
L’était mangé par le requin

Mon joli p’tit paille en queue
La voulu fait le malin
La pas coute son maman
L’était mangé par le requin

Allez pas baigne dans bord la mer
Chenille galaber pique ton derrière.

La poésie du vert

Pour ceux qui ont aimé le vert ; de la poésie de Rimbaud : un sonnet intitulé « Au Cabaret-Vert », qu’il écrit en 1870 alors qu’il n’a que seize ans, et publié dans le recueil Poésies.

Arthur Rimbaud raconte comment il arrive, fatigué et affamé dans un cabaret de Charleroi. Dès qu’il entre dans l’auberge, il s’installe, bienheureux, envahi par un profond sentiment de bien-être.

Au Cabaret Vert

Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
– Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
Du beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j’allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. – Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

– Celle-là, ce n’est pas un baiser qui l’épeure ! –
Rieuse, m’apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d’une gousse
D’ail, – et m’emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Il décrit le bien-être qu’il ressent au « Cabaret Vert » ; s’il le dit en vers, il n’en cache pas moins sa révolte contre l’ordre établi, lui pour qui le poète doit être «voyant» (dans le sens de double-vue, en avance sur son temps) et «résolument moderne» ; il choisit d’écrire un sonnet classique en apparence mais moins conventionnel qu’il n’y paraît. Je relève le « soleil arriéré ». Qu’en pensez-vous ? Moi j’y vois de la moquerie, de l’insolence.

Dans les  deux premiers quatrains, il s’installe, « allonge ses jambes et contemple le décor : il est détendu, c’est le repos, bien-être physique et moral. Puis, dans les deux tercets, comme il est affamé, la serveuse accorte (tétons énormes et yeux vifs) lui apporte des plats simples qui le réjouissent : « des tartines de beurre » et surtout du jambon «rose et blanc » accompagnés d’une « chope immense » de bière mousseuse et dorée : les nourritures sont résolument terrestres.

Bien que l’auteur conserve la forme traditionnelle du sonnet, la syntaxe n’est pas classique.

Le premier quatrain a un rythme régulier, simple, en revanche le second a des phrases complexes : beaucoup d’enjambements qui mettent en valeur le premier mot  isolé des vers : «vert », «rieuse », «d’ail», des rythmes irréguliers ; pas de coupure de rythme à la fin du second quatrain : enjambement encore. On constate là le rejet des conventions poétiques : liberté, bien-être.

Les mots utilisés sont simples : langage courant pour des ustensiles, des produits du quotidien : plat, chope, jambon, beurre, bière. On est loin du nectar et de l’ambroisie des poètes divinement inspirés.

Au Cabaret-Vert est une évocation vivante et joyeuse d’un moment de bien-être, voire même de bonheur, bonheur tranquille éprouvé dans un lieu populaire. Arthur Rimbaud transfigure, en quelques vers, une réalité banale en un véritable tableau  plein de vie et de couleurs,  comme un peintre de l’école hollandaise (La Buveuse (1658), de Pieter de Hooch) ou plus contemporain, comme un impressionniste (Degas, La Classe de danse).

Lumière et couleurs dans ce tableau de Pieter de Hooch.

La jupe rouge attire le regard sur celle qui a donné son nom à la toile : « La Buveuse ».

Est-ce une toile réellement gaie ? Lumineuse, oui, gaie, non. Sans aucun doute. A voir le visage las de celle qui est au centre du tableau.

C’est la vie !

« La classe de danse » de Degas est une toile lumineuse.

Un instant de vie pris au vol mais on entend presque le piano et les chaussons sur le plancher. Vie grouillante.

Impressionnisme.

Poterie turquoise

Une coupe à fruits ou un grand vide poche Fabriquée, il y a quelques mois, elle attend son affectation définitive : Saint Gilles. Pour l’instant, elle attend dans un panier, emballée dans du papier journal, que je l’emporte.

Comment la trouvez-vous ?  Réussie, non ?

Magellan, le Cap de Bonne Espérance…

Fernand de Magellan, né dans le nord du Portugal aux environs de 1480, est mort aux Philippines le 27 avril 1521 (anniversaire aujourd’hui). Magellan est un navigateur portugais, connu pour être à l’origine de la première  circumnavigation de l’histoire  (tour de la terre en bateau), achevée en septembre 1522 après trois ans de voyage,  découvrant sur son chemin le  détroit qui porte maintenant son nom au Sud de l’Amérique du Sud. Lire la suite

La troisème révolution de… Fred Vargas

« Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette  tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de  l’humanité, nous y sommes.   Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire  avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.

Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance, nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que  le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos  pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois  voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés.

Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas  demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.

De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des  araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.

D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d’échappatoire, allons-y. Encore faut-il noter, que ramasser du crottin, et tous ceux qui l’ont fait  le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.  Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore. »

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

Île aux Cocos (Rodrigues) ou île aux oiseaux

“Les oiseaux sont les seuls survivants de ce temps extraordinaire et cruel, quand le ciel et la terre n’appartenaient à personne, quand les îles étaient libres et dangereuses comme les navires des pilleurs. Aujourd’hui, les oiseaux sont en exil. Ils ont été chassés des rivages, et contraints de se réfugier sur les îlots de la ceinture de corail, que balaient les vagues de l’océan.” (Voyage à Rodrigues – J.M.G. Le Clézio) Lire la suite

Une chanson joyeuse et triste à la fois

 

La chanson  « Le tourbillon de la vie » a été créée en 1962 par Jeanne Moreau, spécialement pour le film de François Truffaut  « Jules et Jim », qui est une adaptation du roman écrit par Henri-Pierre Roché.

Résumé très bref : Avant la Première Guerre Mondiale, à Paris, Jim, un Français, et Jules, un Autrichien sont deux amis inséparables. Ils tombent tous deux amoureux, malheureusement… de la même femme, Catherine. C’est Jules qui épouse Catherine.  Ils ont un enfant. Après la guerre, Jim rejoint le couple en Autriche. Catherine avoue  alors qu’elle n’est pas heureuse avec Jules ; ce dernier accepte que sa femme prenne Jim pour amant. Ménage à trois accepté. Jules, le mari consent à tout par amour pour sa femme et conserve son amitié pour Jim. Après bien des errements amoureux, l’histoire se termine mal.

Au moment où l’actualité tourne autour du mariage du prince William et de Kate Middleton, souhaitons leur tout le bonheur du monde… et souvenons-nous d’un autre ménage à trois célèbre : celui que formèrent Lady Di, le Prince Charles et Camilla Parker. Secret « bien » caché, très douloureux sans doute pour la plus jeune du trio. Pas saine, cette histoire qui s’est mal terminée aussi !

Rappel d’une phrase de François Truffaut à propos du film : « Jules et Jim est un hymne à la vie et à la mort, une démonstration par la joie et la tristesse de l’impossibilité de toute combinaison amoureuse en dehors du couple ». Credo ? Sans doute.

Ce film reprend le thème classique du triangle amoureux ; ici, deux hommes aiment la même femme. La chanson colle assez bien à cette idée du « tourbillon » amoureux. (j’ai été obligée de changer la video ; sans sous-titrage en français elle avait disparu.)

On s’est connus, on s’est reconnus,
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus d’vue
On s’est retrouvés, on s’est réchauffés,
Puis on s’est séparés.

Nous savons que dans le film, ils sont trois personnages mais en écoutant la chanson, nous pouvons  croire qu’il n’y a que deux amants qui se croisent et se recroisent. La musique, légère, sautillante n’est pas triste ; elle dépeint une vie mouvementée où les protagonistes saisissent les instants qui passent : un carpe diem sans réelle tristesse ou nostalgie. « Jules et Jim » est un film joyeux et triste à la fois, tout comme la chanson. Désordre des sentiments…une femme tantôt volage tantôt amoureuse, amoureuse des deux hommes alternativement ou simultanément, elle-même ne semble pas trop   le savoir.

Les paroles de la chanson ont été écrites par Bassiak qui a un rôle dans « Jules  et Jim ». C’est lui qui accompagne Jeanne Moreau à la guitare. Bassiak y joue le personnage d’Albert, qui écrit la chanson « Le Tourbillon » pour Catherine, ce qui est vrai dans la  réalité : il est le compositeur de la chanson, sept ans plus tôt, en référence au couple que formaient alors Jeanne Moreau et son compagnon  de l’époque Jean-Louis Richard, le meilleur ami de Bassiak.

Pourquoi est-ce que je parle de « Jules et Jim » et du « Tourbillon de la vie » ? Propension naturelle à la digression ? Non. Pas cette fois.

Si je vous racontais… Un couple que je connais a choisi cette chanson comme « thème de mariage ». J’en suis encore éberluée… Vous pouvez deviner pourquoi.

Mais comme dirait, euh, Anne Roumanov :  « Ca ne nous regarde pas ! »