Musique à cœur… ouvert : 172 ème

Une nouvelle fois, la Présidence de « Musique à cœur… ouvert » m’est offerte par Vincent, le président Vincenzo de la dernière quinzaine. C’est déjà lui qui m’avait fait cette proposition il y a quelques mois. Comme j’ai plaisir à jouer, j’accepte volontiers cette nomination mais c’est du cumul : trois fois en à peine plus d’un an. Je fais donc appel à candidature pour le prochain mandat ; j’espère des postulants. Je choisirai mon successeur (normal, je suis présidente), je ne voudrais pas désigner d’office un nouveau (ou une nouvelle) volontaire.

Pour le 15 mai donc, un nouveau thème. Pas de liberté ni de contestation cette fois, je vous propose : «La musique des îles». Continuer la lecture

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Chansons du mercredi

Mireio, présidente de la communauté «Musique à cœur… ouvert» a choisi comme thème «La Chanson filiale », c’est-à-dire, elle le précisait, une chanson interprétée par un(e) artiste à l’intention de son enfant ou interprétée en duo avec sa fille ou son fils. Continuer la lecture

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Utile

Utile : voilà un adjectif souvent utilisé et régulièrement mis en opposition à beau. J’en parlais hier à propos des vases à fleurs et des vases de nuit, ces derniers pouvant se parer d’ornements pour devenir plus beaux. Soudain m’est revenu en mémoire une chanson «Utile» d’Etienne Roda-Gil. Comment une chanson peut-elle être ou devenir utile ? Continuer la lecture

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Balade en Bugatti

C’est la blogueuse d' »Incertitudes » qui est la présidente de la communauté « Musique à cœur… ouvert » cette semaine. Elle demande, ah non, pardon, elle, elle exige une seule chanson sur le thème « En voiture » et en plus, elle menace… Continuer la lecture

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Les ponts de Paris (8)

Me revoilà à Paris (pour de faux ou pour semblant, disaient les enfants, avant). Paris et ses ponts. Je vous en ai promis trente-sept (37)  puisque c’est le nombre actuel de ponts dans la ville. Je continue ma série, au fil de l’eau, par le huitième : le Pont d’Austerlitz. Un bisou au passage à Geneviève, indéfectible Parisienne qui, elle, écrit au « fil de ses souvenirs ». Continuer la lecture

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Une chanson joyeuse et triste à la fois

 

La chanson  « Le tourbillon de la vie » a été créée en 1962 par Jeanne Moreau, spécialement pour le film de François Truffaut  « Jules et Jim », qui est une adaptation du roman écrit par Henri-Pierre Roché.

Résumé très bref : Avant la Première Guerre Mondiale, à Paris, Jim, un Français, et Jules, un Autrichien sont deux amis inséparables. Ils tombent tous deux amoureux, malheureusement… de la même femme, Catherine. C’est Jules qui épouse Catherine.  Ils ont un enfant. Après la guerre, Jim rejoint le couple en Autriche. Catherine avoue  alors qu’elle n’est pas heureuse avec Jules ; ce dernier accepte que sa femme prenne Jim pour amant. Ménage à trois accepté. Jules, le mari consent à tout par amour pour sa femme et conserve son amitié pour Jim. Après bien des errements amoureux, l’histoire se termine mal.

Au moment où l’actualité tourne autour du mariage du prince William et de Kate Middleton, souhaitons leur tout le bonheur du monde… et souvenons-nous d’un autre ménage à trois célèbre : celui que formèrent Lady Di, le Prince Charles et Camilla Parker. Secret « bien » caché, très douloureux sans doute pour la plus jeune du trio. Pas saine, cette histoire qui s’est mal terminée aussi !

Rappel d’une phrase de François Truffaut à propos du film : « Jules et Jim est un hymne à la vie et à la mort, une démonstration par la joie et la tristesse de l’impossibilité de toute combinaison amoureuse en dehors du couple ». Credo ? Sans doute.

Ce film reprend le thème classique du triangle amoureux ; ici, deux hommes aiment la même femme. La chanson colle assez bien à cette idée du « tourbillon » amoureux. (j’ai été obligée de changer la video ; sans sous-titrage en français elle avait disparu.)

On s’est connus, on s’est reconnus,
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus d’vue
On s’est retrouvés, on s’est réchauffés,
Puis on s’est séparés.

Nous savons que dans le film, ils sont trois personnages mais en écoutant la chanson, nous pouvons  croire qu’il n’y a que deux amants qui se croisent et se recroisent. La musique, légère, sautillante n’est pas triste ; elle dépeint une vie mouvementée où les protagonistes saisissent les instants qui passent : un carpe diem sans réelle tristesse ou nostalgie. « Jules et Jim » est un film joyeux et triste à la fois, tout comme la chanson. Désordre des sentiments…une femme tantôt volage tantôt amoureuse, amoureuse des deux hommes alternativement ou simultanément, elle-même ne semble pas trop   le savoir.

Les paroles de la chanson ont été écrites par Bassiak qui a un rôle dans « Jules  et Jim ». C’est lui qui accompagne Jeanne Moreau à la guitare. Bassiak y joue le personnage d’Albert, qui écrit la chanson « Le Tourbillon » pour Catherine, ce qui est vrai dans la  réalité : il est le compositeur de la chanson, sept ans plus tôt, en référence au couple que formaient alors Jeanne Moreau et son compagnon  de l’époque Jean-Louis Richard, le meilleur ami de Bassiak.

Pourquoi est-ce que je parle de « Jules et Jim » et du « Tourbillon de la vie » ? Propension naturelle à la digression ? Non. Pas cette fois.

Si je vous racontais… Un couple que je connais a choisi cette chanson comme « thème de mariage ». J’en suis encore éberluée… Vous pouvez deviner pourquoi.

Mais comme dirait, euh, Anne Roumanov :  « Ca ne nous regarde pas ! »

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