Costumes de Venise

Le premier jour à Venise, j’ai été un peu déçue, non seulement il faisait gris et froid mais en plus pas l’ombre d’un « costume » dans les rues. J’ai seulement croisé un couple, près de la place Saint-Marc, portant un habit de quatre sous, en clair, ils étaient moches. Tant mieux pour eux s’ls étaient heureux ainsi mais pour la touriste que j’étais, c’était décevant. Si c’était ça Venise… Je ne les ai pas photographiés  ce que j’ai presque regretté ensuite car le cliché aurait été la preuve que je ne dis pas « moche » sans raison. Lire la suite

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Masques de Venise

Les premiers masques vénitiens ont été portés dès le XIIIe siècle ; on ne sait pas comment tout a commencé mais les masques étaient incroyablement populaires. Ils étaient portés une bonne partie de l’année et les Vénitiens étaient ainsi autorisés à dissimuler leur visage en public mais les lois sont devenues plus strictes et la durée au cours de laquelle on pouvait porter un masque en public a été raccourcie. Au XVIIIe siècle, ils étaient seulement autorisés durant trois mois de l’année. Je me demande bien pourquoi ce goût de la dissimulation généralisée. J’ai bien mes idées mais ce ne sont que mes explications. Quelle est la réalité ? Lire la suite

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Carnaval de Venise

Le  Carnaval de Venise a été créé en l’an 1094, il y a près de mille ans. Autrefois le port du masque était de rigueur dans la ville et il était porté près de sept mois par an, d’octobre à la fête de l’Ascension, avec quelques interruptions. Tout le monde avait ainsi la possibilité de sortir caché, du plus riche au plus pauvre et on imagine aussi de quelle manière cela servait les intrigues amoureuses mais pas seulement ces intrigues-là. Lire la suite

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Les Marie de Venise

La Festa delle Marie (fête des Marie) serait la plus ancienne fête de Venise (la prochaine se déroulera le 24 février 2019). Les Marie de Venise sont chaque année douze prétendantes au titre ; à la fin du carnaval a lieu l’élection de la plus belle des Marie. L’heureuse élue aura le privilège d’être l’Ange qui s’élancera du campanile de Saint Marc l’année suivante pour le traditionnel Vol de l’Ange. Lire la suite

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Carpe diem

« Si on ne voulait qu’être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils sont ».  Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu  dit Montesquieu (1689 – 1755)

Je crois que cette nuit, quand même, vous devez vous sentir plus heureux que bon nombre d’autres humains. Du moins, je l’espère. Pensez à ces pauvres Japonais, victimes d’un violent tremblement de terre et d’un monstrueux tsunami. Eux sont à plaindre. Ce n’est la faute de  personne. C’est la nature. Les éléments se déchaînent et les Hommes ne peuvent que subir les événements.

Il n’y a pas à  chercher d’explication dans la vengeance de la Terre ou de Dieu. Ce sont les plaques tectoniques qui se déplacent. Avons-nous besoin de croire autre chose que des explications rationnelles ? Nous aimons nous faire peur et, en même temps, trouver de quoi nous rassurer. Si nous nous contentions d’être raisonnables ? Peut-être avez-vous peur de 2012 ? Calme ! Nous ne sommes qu’en mars 2011, c’est  « prévu » pour décembre 2012, presque deux ans à attendre. Vous avez le temps de mettre vos affaires en ordre, etc. Merci le film catastrophe ! Merci aux gourous de toutes sortes ! Profitez des angoisses  des uns et des autres. Il y a un bon créneau à prendre dans la crédulité ! Et, si réellement, c’est écrit… Quelqu’un pourrait-il changer quelque chose ? Nous ne pouvons que nous changer, changer notre manière de voir, de vivre.

Les Japonais font cohabiter religions et philosophies d’origines diverses et, de ce melting-pot, ils ont tiré un état d’esprit qui nous semble étrange, incompréhensible. Ils restent apparemment calmes dans des situations dramatiques mais, ils se donnent les moyens (moraux et matériels) de rester sereins : ils prévoient (constructions résistantes et adaptées aux séismes, exercices d’entraînements réguliers pour l’organisation des secours…). Savoir que faire et comment, fixer des repères rassure. Improviser, c’est bien si l’on est seul, lucide. Un groupe doit être organisé. Les Japonais doivent mieux vivre et/ou survivre que les Haïtiens, les Chinois ou même les Italiens.

Un an après le séisme, peu ou pas de réparations à Port au Prince en Haïti et kif-kif à l’Aquila en Italie, deux ans après. Malgré les bonnes volontés et les aides financières distribuées, peu de changements, ceci met (à mon avis) en évidence l’incurie et la corruption des dirigeants de ces pays. De Chine, on ne parle guère mais au vu des ruines quand la terre a tremblé… quid des populations ?

Pour en revenir au Japon et aux Japonais, mis à part la compassion, nous ne pouvons pas leur offrir grand chose pour le moment. Je souhaite que le tsunami ait laissé des zones intactes pour que les survivants puissent se changer les idées en famille bientôt sous les sakuras (cerisiers en fleurs). En effet, fin mars, début avril, vers Tokyo, c’est la coutume du hanami : durant la période de floraison des cerisiers, les Japonais partent pique-niquer en famille ou entre amis sous ces arbres. Ils profitent de la beauté et des senteurs des arbres. Plaisirs fugaces et gratuits.

Les Japonais savent que la vie est belle et courte, un peu comme une fleur de cerisier .

« Carpe diem», disaient les Romains. Le vers complet d’Horace était : Carpe diem quam minimum credula postero, littéralement, cette phrase signifie « Cueille le jour présent et sois la moins confiante possible en l’avenir ». J’interprète comme tout le monde : profite de l’instant ! C’est un conseil à valeur universelle, semble-t-il.

Profite du bonheur du jour qui passe : un rayon de soleil, un sourire, un parfum, un souffle de vent…

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