Le petit train “longtemps”

Pour ceux qui ont du temps libre et envie de découvrir un texte rédigé en créole, je vous propose celui-ci paru dans la version web du journal “Temoignages”. L’auteur est Georges Gauvin, un créole “pur jus” avec un nom pareil (mais je ne le connais pas). Je vous parlerai sans doute un jour prochain d’un écrivain local que j’apprécie : Axel Gauvin, un auteur qui aime sa langue créole. Continuer la lecture

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Balade en Bugatti

C’est la blogueuse d'”Incertitudes” qui est la présidente de la communauté “Musique à cœur… ouvert” cette semaine. Elle demande, ah non, pardon, elle, elle exige une seule chanson sur le thème “En voiture” et en plus, elle menace… Continuer la lecture

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Reprises musicales

Aujourd’hui pas de lapin ! (rendez-vous manqué). Et  un mercredi de plus pour “Musique à cœur… ouvert” sous la présidence d’Out of Moreea” qui a choisi pour thème les reprises de titres avec un maximum de deux ou quatre. Alors pour arriver à me limiter (difficile), j’ai choisi une seule chanson et deux reprises. Continuer la lecture

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Proverbe créole

J’aime la Réunion même si je suis vraiment de plus en plus nostalgique de la métropole. J’aime la Réunion pour de nombreuses raisons mais j’ai vraiment besoin de retrouver mes racines. Est-ce l’idée de partir qui me donne envie de vous parler de cette île et de sa langue : le créole ? Continuer la lecture

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Grand-Mère Kalle (1)

Je me promène avec les fées, de temps en temps, depuis quelques jours.  Je parlerai de Morgane la fée sans doute bientôt, mais pour l’heure, en évoquant la fée Carabosse dans un récent billet (clic), je me suis souvenue qu’ici, à la Réunion, nous avons aussi une sorte de sorcière : grand mère Kalle. Ce n’est pas une sorcière de l’école d’Harry Potter, Continuer la lecture

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Tirer son chapeau

Clin d’oeil à Geneviève.

L’homme au chapeau de MagritteComme vous l’avez remarqué tout seul, de nos jours, les porteurs de chapeau ne courent pas les rues. Ils ne sont pas nombreux dans les champs, dans les campagnes non plus. Il fut un temps où le chapeau, également symbole de virilité, était un objet vestimentaire indispensable. A la Réunion, la tradition a duré plus longtemps qu’en métropole, et quand je suis arrivée, il y a plus de trente ans, les dames créoles, d’un certain âge, ne seraient pas sorties sans leur capeline, de même que les hommes n’auraient osé se promener sans leur couvre-chef, en feutre, qu’ils enlevaient en vous croisant.

« Oté,vieux mounes longtemps y connaît bons manières.»

Pour marquer le respect, la déférence envers quelqu’un, une femme en particulier, on avait deux possibilités : soit on s’inclinait devant la personne, soit on enlevait, soulevait et abaissait son chapeau. Cette deuxième possibilité revenait donc à remettre son chapeau sur sa tête, vers le bas ou chapeau bas. C’est donc de cette forme de salut respectueux que, depuis le XVIIe siècle, chapeau bas est devenu, même si on n’a pas de chapeau, une locution marquant aussi bien la déférence que l’admiration, le RESPECT ! ouais ! ouais !

Tirer son chapeau n’est qu’une variante, « tirer » ayant le sens d’enlever (tire out’ savates, c’est enlever ses tongs à la Réunion). Quant à Chapeau !, c’est une interjection, souvent accompagnée d’un mouvement du pouce en l’air, vers le haut, destinée à marquer l’admiration plus que le respect ! On dit souvent « chapeau l’artiste ! »

Et le coup de chapeau, c’est pareil : admiration, ou peu s’en faut.  Selon l’Oxford English Dictionary, l’expression « coup de chapeau » vient d’une coutume du XIX° siècle qui était d’offrir un chapeau neuf à l’insigne du club, au joueur de cricket qui réussissait à renouveler trois fois de suite le même bon coup.

Mais ne me demandez pas de détail sur le cricket , pas plus que sur le football qu’il soit américain ou autre ! Tirez moi plutôt votre chapeau pour oser dire fort, même face aux aficionados : « Je n’aime pas les matchs de foot !»

Je ne demande pas l’interdiction de ces versions modernes des jeux du cirque, je demande à être dispensée, surtout en ce qui concerne le foot, de la diffusion simultanée sur toutes les chaînes de télévision des matchs dont je me moque, et des retours sur l’information des stades, pendant des heures, samedi, dimanche, lundi… Domenech peut se marier avec Zahia, Ribery se pacser avec qui il veut, ils peuvent boire et manger ce qui leur plait : du porc, du boeuf… je m’en fous. Ils m’exaspèrent, vous m’exaspérez aussi, vous, les fans  (je ne parle même pas des hooligans) « Qu’est-ce qu’ils ont de mieux que vous ces footeux ? » Pas le cerveau ! C’est sûr. (Au moins je l’espère pour vous, car dans l’ensemble, l’intellect ne vole pas trop haut ; il suffit de les entendre parler). Leur art ( ?), leur style, leur efficacité avec un ballon au pied ? Il me semble qu’ils ne sont plus très bons nos Bleus. Leur entraîneur était calamiteux. Le nouveau ?  Je ne sais pas, je vous dis, je me bouche presque les oreilles quand j’entends le mot foot. Ils gagnent combien par mois, chacun , ces fabuleux joueurs ? Et vous ? Ah, c’est ça, vous rêvez. Pff !

Je me pose d’autres questions à propos des… « sportifs », des fous du stade, ceux des gradins, j’entends. Une fête, les matchs ? Furiani, le Heizel, Estadio Nacional au Pérou, et les paniques de Turquie,  du Guatemala, de l’Argentine et de Russie . Quels affreux souvenirs ! Pourquoi prennent-ils peur les gens qui constituent la foule des stades, si c’est un monde de gentils ?  Je vous rappelle comme ça, juste pour mémoire, la catastrophe qui a eu lieu le 20 octobre 1982 lors d’un match de football, au stade Loujniki,  et qui a causé la mort de 61 personnes (selon les chiffres officiels), d’au moins 99 personnes selon une autre source et même  de 340 morts (chiffre révélé en 1989).  La Pravda. Ca existe encore ?  Le journal, non. Fini en 1991, il me semble. Pravda, c’est pas vérité en russe ? Alors là…

Je vous rappelle aussi que c’est dans ce stade que se jouera la finale de la Coupe du Monde  2018. Le Stade Loujniki ou Stade Olympique de Moscou est la plus grande enceinte  sportive de Russie. Elle peut accueillir actuellement 78 360 spectateurs et fut inaugurée le 31 juillet 1956, sous le nom de Stade Central Lénine, et contenait 103 000 places alors.

Vous êtes libre d’aller où vous voulez regarder les matchs. Vous êtes libre de regarder ça à la télévision, mais je suis libre de vouloir regarder autre chose.

Je demande à être libre de pouvoir le faire.

 

En 1998, un livre était paru avec un titre clair “Rien à foot”.

Heureuse que la France gagne, mais bien décidée à ne pas regarder  des hommes courir derrière une baballe.

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Bienvenue à la Réunion : chikungunya en musique !

Lundi matin, commençons la semaine en musique.

Couleurs locales pour deux sur trois des chansons. La première est une création métropolitaine ; je constate que ce n’est pas charitable de rire du malheur d’autrui. Si ça avait été vous…

L’île de la Réunion est située dans l’océan Indien. Son climat tropical est propice au développement des moustiques et certains de ceux qui sont présents dans l’île peuvent transmettre des maladies, notamment la dengue, le chikungunya et le paludisme.

Allez, cliquez sur le mot “chikungunya”en couleur et une jolie parodie de chanson ; en avant !

L’île a été touchée par une épidémie de dengue en 2004 et de chikungunya en 2005-2006. On en garde un souvenir douloureux. (Pas moi ; en créole, je dis ” Moin la pa gagné”).

Actuellement, il n’y a pas d’épidémie de chikungunya à la Réunion.

Le paludisme a été éradiqué en 1979. Les cas constatés (une centaine par an) sont des cas importés, c’est-à-dire que les personnes ont contracté la maladie en dehors de la Réunion et l’ont gentiment rapportée.

Quelques cas de dengue sont constatés de façon sporadique.

Juste une remarque cependant, il n’y a jamais eu autant de moustiques qu’en ce moment. Alors je me pose des questions. Et si ça recommence, on fait quoi ? Les vendeurs de produits anti-moustiques ont fait du marché noir en 2006. Produits rares donc chers. Merci  qui ?  Nombreux coupables : la DDAS qui ne démoustiquait plus, ou les mairies, le département, la région, les pharmaciens, le gouvernement mais aussi les Réunionnais, les touristes. Oui, il faut être solidaires et prévoyants. Surtout ne jamais écouter tous ceux qui veulent nous endormir.

Il n’empêche que ça a permis des créations : emplois de démoustiqueurs de jour et de nuit, inspiration de musiciens et chanteurs, modèles uniques de t shirts…

Le ragga, style musical local. A la Réunion, on est créatif et la musique créole évolue.

Qu’il y ait ou non des épidémies en cours, tout voyageur (et tout résident) doit impérativement se protéger des piqûres de moustiques ailleurs et ici.

Et comme en France, tout finit par des chansons, regardez donc un jeune homme qui a trouvé un remède anti-douleur : le rhum.

Sa même la Réunion !

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