Vive le bio !

J’ai terminé mon dernier billet en disant que le mouvement vert vu par « la société » me faisait purement et simplement suer pour ne pas utiliser le verbe plus grossier dont j’avais usé la dernière fois. Aujourd’hui je reviens sur les produits bio et sur les (bonnes ?) surprises qu’ils peuvent réserver. Lire la suite

Poterie turquoise

Une coupe à fruits ou un grand vide poche Fabriquée, il y a quelques mois, elle attend son affectation définitive : Saint Gilles. Pour l’instant, elle attend dans un panier, emballée dans du papier journal, que je l’emporte.

Comment la trouvez-vous ?  Réussie, non ?

Vert, vert, vert… divers

Après le noir et blanc des dernières photos et le multicolore des hippies de San Francisco, je suis sobre. Juste une couleur : vert. Espérance ?  Sans aucun doute, espérance pour moi. Vous aussi  ? La méthode Coué, ça marche bien. En avant !

Quelle drôle de couleur que ce vert ! Il y en  a de partout et surtout il y a tant de verts différents. J’ai l’impression que c’est la couleur qui connait le plus de nuances : du vert sombre au vert anis en passant par les vert menthe, prairie, Véronèse, pomme, émeraude … et des bleus qui les cajolent car ils ne savent pas trop où se caser, comme les turquoises et le bleu des mers du Sud… Encore que les rouges : vermillon, carmin, sang… soient très nombreux mais rouge est primaire ;  pas vert : bleu plus jaune.

Et les turquoises ? Le ton turquoise : vert ou bleu ?  Moi, je dis bleu turquoise mais combien disent vert en voyant des turquoises ? En même temps, on peut les comprendre. Vous voyez, photo du dessous, des turquoises. Bleu ? Vert ? Eh, eh, ça dépend.

Quant à la symbolique du vert… Les avis sont aussi partagés que les nuances et parfois  mêmes contradictoires. Dans certaines cultures, le vert symbolise l’espoir, le hasard (et ce peut être chance comme malchance), la nature, la croissance. Dans d’autres cultures, et quelquefois dans une même culture, le vert est associé à la mort, la maladie, l’envie, le laisser-aller, le libertinage et le Diable (qui peut-être rouge, une couleur elle aussi aux multiples nuances je le répète).

Combien d’expressions sont associées à cette couleur ?

  • Avoir la main verte : c’est réussir tout ce qu’on entreprend dans un jardin (plantation, bouturage, soins divers).
  • Le billet vert : périphrase pour désigner le dollar, billet qui est effectivement de couleur verte.
  • Les petits hommes verts : les extraterrestres, souvent qualifiés de Martiens, sont prétendument verts ; y-a-t-il l’ombre d’une preuve pour cette affirmation ?
  • En voir, ou en dire, des vertes et des pas mûres : voir et/ou  dire des événements ou des choses assez exceptionnels, amusants ou surprenants.
  • Les vertes années : la jeunesse (titre d’un roman de Robert Merle).
  • Un vieillard encore vert est un vieillard très en forme, surtout dans le domaine sexuel.
  • Mettre un animal au vert : le nourrir de produits frais, naturels.
  • Se mettre au vert : c’est prendre des vacances, pas forcément en allant à la campagne, c’est se reposer.
  • Avoir le feu vert : c’est être autorisé à faire quelque chose.
  • Recevoir une volée de bois vert : se faire disputer, en entendre de toutes les couleurs, et non plus réellement recevoir une série de coups violents (le bois vert fait  bien plus mal que le bois sec,  il ne se casse pas, il résonne ; la sentez-vous la vibration vicieuse du bois vert pervers ?).
  • La langue verte : c’est presque le contraire de la langue de bois. C’est l’argot , donc le fait de parler crûment, très clairement évidemment !
  • Adverbe vertement :  c’est selon les cas avec la fraîcheur acide, la vivacité de la jeunesse, ou d’une manière sévère, dépourvue de ménagement ou bien d’une manière leste, grivoise ou enfin d’une manière crue, qui ne s’embarrasse pas de convenances.
  • Penser vert : aujourd’hui, penser à l’environnement.
  • Etre vert : être écologiste ou selon les cas (il faut deviner et on peut comprendre de travers, d’où la nécessité de toujours préciser),
  • être vert de jalousie ou vert de rage : ressentir un sentiment violent de jalousie ou de rage, de colère envers quelqu’un ». Pas bon ça ! Après vous pouvez virer au rouge… de colère, de honte, ça va dépendre. On peut être vert de peur aussi, j’allais oublier.

Et si j’en venais à ce que je voulais faire au début de l’article, vous montrer mes poteries, certaines de mes poteries vertes (j’en ai encore d’autres). Elles datent un peu. Il faut dire que ces derniers temps, j’ai zappé l’atelier de l’Eperon à Saint Gilles. Je vais voir les copines, mais je ne travaille pas. Pas très inspirée en ce moment. Je me demande si je ne vais pas dessiner ou peindre à la place. Je pourrai peut-être même travailler à autre chose à côté d’elles, tiens…

Une série : compotier, pot à ail, à échalotes.

Un bol et sa soucoupe.

Une assiette creuse.

 

 

 

 

Un dessous de plat grand format

Deux petits dessous de plat assortis

 

 

Quand je me promène maintenant, je regarde avec beaucoup d’attention ce que les céramistes font ou ce qu’ils ont fabriqué, non pas pour les copier mais pour m’inspirer. Et je me dis que ce n’est pas demain que je vais maîtriser la technique. Pour les idées, ma foi, je n’en manque pas trop en général mais en ce moment…

Au musée de Sydney (le Powerhouse Museum) à Darling Harbour, en décembre 2009, j’ai photographié une série de céramiques rouges et un vase tout seul de la période « Art Déco ».  Je les ai aimés, je vous les montre.

 

 

Je reviens en vitesse au vert avant de vous laisser.

Avez-vous entendu ça dans votre cour d’école ? « Yeux marron, yeux de cochon ; yeux bleus, yeux d’amoureux ; yeux verts, yeux de vipère ! » ou la variante « Les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au Paradis, les yeux noirs au Purgatoire et les yeux verts vont en Enfer. »

Comprenez-vous pourquoi je porte des lentilles de couleur ?  Mauve.

 

Tajine d’agneau aux fruits secs

Préparation : 30 mn
Cuisson : 2 heures (mais plus ça mijote, mieux c’est)

Ingrédients pour 6 personnes :
– 1,6 kg d’épaule d’agneau
– huile d’olive, sel, poivre, bouillon Kub ou autre

– 1 bâton de cannelle (ou plus si vous aimez)

– 1 cuillère à café de cannelle en poudre
– 1 cuillère à soupe de cumin en poudre
– 1 cuillère à café de ras el hanout
– 6 gousses d’ail
– 1 morceau de gingembre frais (selon votre goût, 20 g environ)
– 1 gousse de vanille fendue (facultatif, mais j’habite la Réunion, la vanille Bourbon, c’est ici ! c’est la meilleure, la plus parfumée, alors pourquoi pas, c’est si bon.)
– 2-3 petits piments (facultatif, moi je n’en mets que rarement dans ce plat)
– 1 dose de safran en poudre ou 1/2 cuillère à café de curcuma pour les Réunionnais
– 2 ou 3 oignons
– 400 g d’abricots secs
– 400 g  de pruneaux
– 150 g d’amandes
– 150 g de dattes
– 3 cuillères à soupe de miel

Je triche un peu, je cuisine dans une marmite en fonte et 1/2 heure avant de servir, je mets au four dans le plat à tajine. C’est plus exotique pour le service et je suis sûre que le goût doit être amélioré. Lol !

Faites revenir les oignons  dans de l’huile d’olive.
Faites rissoler l’épaule d’agneau coupée en morceaux avec les oignons blondis.
Quand la viande est bien rissolée, salez très légèrement et poivrez.

Ajoutez à la viande les épices : cannelle, cumin, ras-el-hanout, ail écrasé avec le piment, gingembre râpé, vanille fendue en 2 et le curcuma ou le safran.

Couvrez d’eau et ajouter un cube de bouillon. Chauffez jusqu’au premier bouillon, puis faites mijoter très doucement au minimum 1 heure. Ajoutez alors les fruits secs et le miel, et une grosse pincée de cannelle. Laissez mijoter encore 1 heure. Si vous avez beaucoup de temps, vous pouvez rallonger la durée de cuisson première à 1h30.

Une demi-heure avant de passer à table, transvasez le contenu de la marmite en fonte dans le plat à tajine et mettez au four 100° environ.

Dix minutes avant de servir, préparez la semoule de couscous.

Moi j’aime le couscous avec des raisins, alors, voilà comment je m’y prends. Ce n’est pas la méthode traditionnelle mais c’est la mienne et ma foi, ce n’est pas mauvais. Je mets dans un grand bol, environ 2 grosses poignées de raisins secs et de l’eau très chaude. J’enfourne au micro-ondes pour 2 mns puissance maxi, puis je laisse reposer. Pendant ce temps, dans un grand saladier, je mets environ 300g de couscous grain moyen (petite portion, donc adaptez à l’appétit), une grosse pincée de sel et un morceau de beurre de 10 à 15 g, je couvre d’eau bouillante et je laisse gonfler en remuant, de temps en temps, pour que les grains se détachent. J’égoutte les raisins et je les ajoute à la semoule avant de remuer une dernière fois avant de mettre à table.

NB : Semoule, tajine, ainsi que saladier et dessous de plat en terre cuite sont fabriqués de mes mains ! Vrai de vrai !

Recette du couscous

Mon couscous Royal à moi

Servi dans les plats que j’ai fabriqués à la poterie de l’Eperon, voilà la recette de mon couscous.
J’aurais pu mettre des photos avec les plats remplis (je n’y ai même pas pensé). Une prochaine fois…

Adaptation personnelle pour cuisinière pressée, cette recette est tout à fait comestible, et même plutôt bonne.

Préparation : environ 30 mns
Cuisson : 1h à 1h30

Ingrédients (pour 6 ou 8 personnes selon les appétits) :
– 1 sachet de 1 kilo de légumes surgelés pour couscous
– 1 boîte (4/4 ou ½) de pois chiches
– 1/4 de tomates pelées en dés
– 2 cuillères à café de paprika
– 2 cuillères à soupe de Ras el hanout
– 2 pistils de safran ou 1 cuillère à café de curcuma
– 1 cube de bouillon de bœuf
– sel, poivre
– herbes de Provence
– huile d’olive
– 6 ou 8 morceaux de collier d’agneau (ou de mouton, c’est rare ici)
– 6 à 8 côtelettes d’agneau
– 6 à 8 morceaux de poulet (moi je choisis les hauts de hanche)
– 6 à 8 merguez de mouton
– des boulettes de bœuf , environ 2 par personne
– 500 g de semoule moyenne
– raisins secs
– harissa en tube

Préparation :

Faire mariner les morceaux de poulet, d’agneau séparément avec de l’huile d’olive, des herbes de Provence et du poivre.
Faire revenir les morceaux de collier dans une poêle à l’huile d’olive.
Mettre dans la marmite profonde les légumes surgelés, ajouter les morceaux de collier d’agneau et un cube de bouillon de bœuf puis couvrir d’eau, saler très légèrement. Ajouter les tomates pelées, et les épices.
Laisser mijoter le tout durant 1h ou plus longtemps selon la cuisson de la viande.
Ajouter les pois chiches 15 minutes avant la fin de la cuisson.

Préparer la semoule en la faisant gonfler dans un saladier avec du bouillon de cuisson et des raisins secs réhydratés avant pendant un quart d’heure (2mns au micro ondes et repos 15 mns). Pendant que la semoule gonfle, faire cuire au grill -viande merguez, côtelettes et poulet, et à la poêle les boulettes de viande.

Utiliser plusieurs plats pour présenter la viande, la semoule, les légumes séparément et l’harissa dans un bol (harissa du tube avec un peu de bouillon de cuisson). Ca, c’est selon votre goût.

Servir avec un bon rosé bien frais de Provence ou Boulaouane.

Modelages en terre

Voila ma première oeuvre figurative à la poterie. Elle date de quelques mois déjà. Je n’ai pas beaucoup produit dans ce style car je ne m’y sens pas très à l’aise. Je suis très critique à mon égard donc je suis forcément insatisfaite. Aurais-je le courage de persévérer un jour ?

Que pensez-vous de ces petites dames ?

Je me suis essayée à la sculpture, ou plutôt au modelage en terre pour ne pas créer que des saladiers, des pots, des assiettes, des vases, des plaques, des lampes, des tasses, des plats à gratin ou je ne sais quoi encore.

Je vais essayer de vous montrer de temps en temps mes réalisations diverses dont certaines ont déjà été détruites lors d’accidents domestiques. Pas toujours chez moi ! Quelquefois chez d’« heureux et rares bénéficiaires » de mes créations.

Ci-dessous les réalisations 2, 3 et 4. Elles montrent l’évolution : tout d’abord, il n’y a que la forme suggérée d’une femme (triste ou fatiguée) ; elle porte un long jupon, se cache les mains et le visage. J’ai ainsi supprimé toutes les difficultés, les détails compliqués. J’ai pensé en la modelant à une jeune esclave désespérée.

Puis j’ai façonné deux femmes en train de se faire des confidences. Elles sont nues, on aperçoit leurs courbes mais elles n’ont pas de visage (c’est pour conserver leur anonymat mais surtout par souci de facilité).

Les suivantes ont enfin des visages. Leurs formes sont plus ou moins harmonieuses cependant on peut constater mes progrès.

Quoiqu’il en soit ma préférée reste la première parce que c’était la première et qu’elle semble tellement secrète. Je lui ai donné beaucoup d’émotions : ses émotions et les miennes…

La difficulté que j’ai à réussir des visages fins m’a fait pratiquement renoncer à une nouvelle tentative. J’ai continué à produire des utilitaires ou pseudo utilitaires que je montrerai bientôt.

C’est quoi le bonheur ?

Il est tard et c’est l’heure de dormir mais j’avais envie d’écrire quelques mots.

Les idées se troublent, se mélangent, les airs et les paroles de chansons aussi. Dominent Cali « c’est quand le bonheur », Sensemillia « tout le bonheur du monde »… Je ferai bien d’aller me coucher. Je pense au « bonheur », ce bonheur recherché par tous ne prend pas la même « forme » pour chacun de nous.

Au début d’une année, quand les journalistes s’en donnent à coeur  joie avec leurs micro-trottoirs « Vous souhaitez quoi pour cette année qui commence ? » Je suis effarée par les réponses. Les souhaits « du fric, du fric, du fric ». C’est impensable de n’avoir plus que ce mot à la bouche. La santé me semble quand même l’essentiel. Si l’argent contribue au bonheur, il est loin de le faire à lui tout seul. Comment en est-on arrivé là ? Dans cette société, il n’y a plus que le fric, le commerce, le paraître, des besoins ou plutôt des envies dont la satisfaction doit être immédiate. Qui est encore capable de rêver, de créer juste pour le plaisir ? Je sais qu’il y a toujours des artistes, des idéalistes, des optimistes, des utopistes, mais ils ne sont pas légions et encore moins majorité.

Mais ma question initiale était « c’est quoi le bonheur ? » Comment définir ce concept au mieux ?

« Etat essentiellement moral atteint par un individu lorsqu’il a obtenu tout ce qui lui paraît bon, qu’il a pu satisfaire pleinement ses désirs, accomplir ses diverses aspirations, trouver l’équilibre dans l’épanouissement harmonieux de sa personnalité ». Je trouve cette définition assez satisfaisante pour commencer, toutefois le bonheur peut être plus simple : petits détails du jour à saisir au vol., successions de petits bonheurs, de petits plaisirs.

Les textes sur le sujet ne manquent pas. En voilà un d’ André Gide, Les nourritures terrestres.

« Il y a sur terre de telles immensités de misère, de détresse, de gêne et d’horreur, que l’homme heureux n’y peut songer sans prendre honte de son bonheur. Et pourtant ne peut rien pour le bonheur d’autrui celui qui ne sait être heureux lui-même. Je sens en moi l’impérieuse obligation d’être heureux. Mais tout bonheur me paraît haïssable qui ne s’obtient qu’aux dépens d’autrui et par des possessions dont on le prive. »

Ce texte donne à réfléchir sur notre monde à deux vitesses : haïssable le bonheur qui « ne s’obtient qu’aux dépens d’autrui et par des possessions dont on le prive »…

A plus tard. Je vais dormir.

Un petit bonheur : de la couleur.

Compotier réalisé de mes mains à l’atelier de Saint Gilles

Compotier en terre cuite

Coup d’essai

Voilà bien longtemps que je voulais ajouter quelques mots dans mon blog pour essayer de le faire vivre, mais difficile quand on est novice, blonde, et bientôt grand-mère de se lancer. Ce soir, Thibault m’a montré comment mettre une photo dans un texte alors, je vais essayer.

Deux photos d’un coup… Deux de mes oeuvres de potière destinées à la chambre de mon petit-fils (qui tarde à arriver).

Pour éclairer la chambre donc un soleil et plus tamisée la lumière d’un nuage d’orage.

Nuage d'orage pour éclairer doucement la chambre de Bébé

Nuage d'orage pour éclairer doucement la chambre de Bébé

Un soleil pour éclairer plus vivement la chambre de Bébé

Un soleil pour éclairer plus vivement la chambre de Bébé