Vert, vert, vert… divers

Après le noir et blanc des dernières photos et le multicolore des hippies de San Francisco, je suis sobre. Juste une couleur : vert. Espérance ?  Sans aucun doute, espérance pour moi. Vous aussi  ? La méthode Coué, ça marche bien. En avant !

Quelle drôle de couleur que ce vert ! Il y en  a de partout et surtout il y a tant de verts différents. J’ai l’impression que c’est la couleur qui connait le plus de nuances : du vert sombre au vert anis en passant par les vert menthe, prairie, Véronèse, pomme, émeraude … et des bleus qui les cajolent car ils ne savent pas trop où se caser, comme les turquoises et le bleu des mers du Sud… Encore que les rouges : vermillon, carmin, sang… soient très nombreux mais rouge est primaire ;  pas vert : bleu plus jaune.

Et les turquoises ? Le ton turquoise : vert ou bleu ?  Moi, je dis bleu turquoise mais combien disent vert en voyant des turquoises ? En même temps, on peut les comprendre. Vous voyez, photo du dessous, des turquoises. Bleu ? Vert ? Eh, eh, ça dépend.

Quant à la symbolique du vert… Les avis sont aussi partagés que les nuances et parfois  mêmes contradictoires. Dans certaines cultures, le vert symbolise l’espoir, le hasard (et ce peut être chance comme malchance), la nature, la croissance. Dans d’autres cultures, et quelquefois dans une même culture, le vert est associé à la mort, la maladie, l’envie, le laisser-aller, le libertinage et le Diable (qui peut-être rouge, une couleur elle aussi aux multiples nuances je le répète).

Combien d’expressions sont associées à cette couleur ?

  • Avoir la main verte : c’est réussir tout ce qu’on entreprend dans un jardin (plantation, bouturage, soins divers).
  • Le billet vert : périphrase pour désigner le dollar, billet qui est effectivement de couleur verte.
  • Les petits hommes verts : les extraterrestres, souvent qualifiés de Martiens, sont prétendument verts ; y-a-t-il l’ombre d’une preuve pour cette affirmation ?
  • En voir, ou en dire, des vertes et des pas mûres : voir et/ou  dire des événements ou des choses assez exceptionnels, amusants ou surprenants.
  • Les vertes années : la jeunesse (titre d’un roman de Robert Merle).
  • Un vieillard encore vert est un vieillard très en forme, surtout dans le domaine sexuel.
  • Mettre un animal au vert : le nourrir de produits frais, naturels.
  • Se mettre au vert : c’est prendre des vacances, pas forcément en allant à la campagne, c’est se reposer.
  • Avoir le feu vert : c’est être autorisé à faire quelque chose.
  • Recevoir une volée de bois vert : se faire disputer, en entendre de toutes les couleurs, et non plus réellement recevoir une série de coups violents (le bois vert fait  bien plus mal que le bois sec,  il ne se casse pas, il résonne ; la sentez-vous la vibration vicieuse du bois vert pervers ?).
  • La langue verte : c’est presque le contraire de la langue de bois. C’est l’argot , donc le fait de parler crûment, très clairement évidemment !
  • Adverbe vertement :  c’est selon les cas avec la fraîcheur acide, la vivacité de la jeunesse, ou d’une manière sévère, dépourvue de ménagement ou bien d’une manière leste, grivoise ou enfin d’une manière crue, qui ne s’embarrasse pas de convenances.
  • Penser vert : aujourd’hui, penser à l’environnement.
  • Etre vert : être écologiste ou selon les cas (il faut deviner et on peut comprendre de travers, d’où la nécessité de toujours préciser),
  • être vert de jalousie ou vert de rage : ressentir un sentiment violent de jalousie ou de rage, de colère envers quelqu’un ». Pas bon ça ! Après vous pouvez virer au rouge… de colère, de honte, ça va dépendre. On peut être vert de peur aussi, j’allais oublier.

Et si j’en venais à ce que je voulais faire au début de l’article, vous montrer mes poteries, certaines de mes poteries vertes (j’en ai encore d’autres). Elles datent un peu. Il faut dire que ces derniers temps, j’ai zappé l’atelier de l’Eperon à Saint Gilles. Je vais voir les copines, mais je ne travaille pas. Pas très inspirée en ce moment. Je me demande si je ne vais pas dessiner ou peindre à la place. Je pourrai peut-être même travailler à autre chose à côté d’elles, tiens…

Une série : compotier, pot à ail, à échalotes.

Un bol et sa soucoupe.

Une assiette creuse.

 

 

 

 

Un dessous de plat grand format

Deux petits dessous de plat assortis

 

 

Quand je me promène maintenant, je regarde avec beaucoup d’attention ce que les céramistes font ou ce qu’ils ont fabriqué, non pas pour les copier mais pour m’inspirer. Et je me dis que ce n’est pas demain que je vais maîtriser la technique. Pour les idées, ma foi, je n’en manque pas trop en général mais en ce moment…

Au musée de Sydney (le Powerhouse Museum) à Darling Harbour, en décembre 2009, j’ai photographié une série de céramiques rouges et un vase tout seul de la période « Art Déco ».  Je les ai aimés, je vous les montre.

 

 

Je reviens en vitesse au vert avant de vous laisser.

Avez-vous entendu ça dans votre cour d’école ? « Yeux marron, yeux de cochon ; yeux bleus, yeux d’amoureux ; yeux verts, yeux de vipère ! » ou la variante « Les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au Paradis, les yeux noirs au Purgatoire et les yeux verts vont en Enfer. »

Comprenez-vous pourquoi je porte des lentilles de couleur ?  Mauve.

 

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