Encore un coup de bleu

Un coup de blues c’est être dépressif… Avoir le bourdon c’est pareil : ne pas avoir le moral, avoir des idées noires, être triste, mélancolique. On peut de la même manière avoir le cafard mais c’est plus terre-à-terre, on rampe. Le bourdon vole, c’est mieux (?) mais,

est-ce vraiment l’insecte qui est évoqué dans cette expression « avoir le bourdon » ?

Le gros insecte de la famille de l’abeille produit un son grave quand il vole et il fait peur mais le bourdon est aussi une cloche, grand modèle (comme ceux de Notre-Dame de Paris) qui produit un son très grave et qui est utilisée pour signaler des événements nationaux graves: la guerre, par exemple.

Alors lequel ?

Je me souviens d’un de mes articles sur le bleu et j’évoquais le blues : « avoir le blues, c’est avoir du bleu au coeur et des bleus à l’âme : c’est être mélancolique, triste. Il y a le baby blues et d’autres formes de blues… Celui des esclaves noirs des états du Sud des USA a été créatif. Ol’ Man River. John Lee Hoocker… »

Et à propos de bleu, je vous donne ici la preuve que nous pouvons garder l’espoir : le français n’est pas une langue morte et tant de choses peuvent repartir du bon pied. Alors, consolons-nous en « faisant chauffer la bleue ». Pour faire comme tout le monde et se retrouver surendetté.

Faire chauffer la bleue, c’est utiliser beaucoup sa carte bancaire (quelle que soit la couleur véritable de ladite carte). Si vous augmentez la vitesse, vous allez « faire fumer la bleue » et même, en dernière extrémité « faire fondre la bleue« .

Il existe des variantes : « faire chauffer, fumer, ou fondre la blue » mais je n’aime pas les expressions en franglais. Par contre comme j’aime le français, j’apprécie beaucoup le « faire rougir la bleue« , ce qui ramène à mes expressions du bleu (clic) et du rouge (clic).

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6 réflexions au sujet de « Encore un coup de bleu »

  1. Pour empêcher le bourdon de nuire, il faut sonner le tocsin, et ne pas oublier, qu’ il suffit d’ une flammèche pour à nouveau embraser !
    Tout a une fin sur terre, et le socialisme est voué à l’ échec.
    Bonne journée Françoise
    Bisous

  2. Bonjour Françoise, le bien-être matériel n’a pas apporté le bien-être mental, ce dont témoignent les consommations effrénées de drogues, anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères des personnes aisées ou pas. La finalité du bien-être s’est dégradée en se concentrant sur les conforts matériels. le développement économique n’a pas apporté son pendant moral. La compartimentation du travail a trop souvent entraîné une bureaucratisation, la perte d’initiative, la peur des responsabilités. Pas étonnant d’avoir le « blues », quand on ressent une carence de sympathie, empathie, absence de courtoisie entre personne qui se traduit par l’indifférence. Sur la chaîne cryptée, ce week-end, j’ai entendu le témoignage d’une femme atteinte de la maladie de Charcot. Presque paralysée, et tellement heureuse de constater que chaque jour de la vie est un bonheur. Ne passons-nous pas à coté de choses que l’on ne voit pas ? Bonne journée. Phil

  3. @ Phil
    Vous écrivez « le bien-être matériel n’a pas apporté le bien-être mental », c’est bien vrai. Avec du temps libre et plus d’argent nous avons voulu consommer plus de tout et cacher nos manques avec le toujours plus. Et ceux qui avaient beaucoup ont voulu encore plus encore eux aussi.

    « Ne passons-nous pas à coté de choses que l’on ne voit pas ? » demandez-vous. Mais oui, bien sûr. Oublié le vrai au profit du paraître. Oublié l’amour au profit de l’argent, de la réussite. Oubliées tant de choses invisibles : la franchise, la droiture, la simplicité, l’honneur, le courage, la compassion véritable…

    Le problème essentiel à mes yeux, c’est que les humains ne se sentent que très rarement coupables, c’est toujours la faute de l’autre. (Ils n’ont pas eu de chance. Personne ne les défend, ni ne les prend en charge…Voilà les excuses.)

    C’est parce que nos rapports avec les autres semblent capitaux que s’ils sont mauvais, nous sommes déçus et la vie peut sembler alors un enfer. Il faut devenir adulte, indépendant, ne pas attendre l’approbation et l’amour de tous. Il faut apprendre à tracer sa route, droite, à sa convenance, en respectant les autres sans leur marcher dessus.

    Cependant quel que soit l’enfer dans lequel nous vivons, je pense que nous sommes libres de le briser : si les gens ne le brisent pas, ils y restent librement et ne peuvent se plaindre tout le temps de ce qui arrive. Nous devons assumer nos choix dont celui d’être heureux envers et contre tout (et tous).

    Nous pouvons nous libérer de l’enfer en ne passant pas à coté de choses que l’on ne voit pas immédiatement. Pour citer saint-Exupéry et son Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » mais le fond de cette histoire n’est-il pas que la solitude et l’absurdité sont les lots de l’existence humaines ? (À condition que les Hommes pensent. Rendons-les stupides, ils ne penseront plus et seront incapables de se révolter.)

    Les questions deviennent vraiment philosophiques.

    Pour être heureux, faut-il simplement ne pas penser ? « Commencer à penser, c’est commencer d’être miné » écrivait Albert Camus. Penser, se révolter ou tout accepter ? Et tout accepter dans quelles conditions ?
    Restons simples ? Carpe diem quam minimum credula postero ? « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain » ?
    Ne devons-nous pas nous soucier de l’avenir, ne serait-ce que pour nos enfants ?

    Des choix de vie toujours.

    Moi j’ai envie de chanter avec Balou : au fond, « il en faut peu pour être heureux », saisir au vol le sourire d’un(e) inconnu(e), le rire d’un enfant, les grains de poussière dans un rayon de soleil, la couleur d’un papillon, le chant d’un oiseau, l’odeur d’une fleur, le rire d’un enfant…

    Bonne journée à nous (tous) !

  4. Pour moi, avoir le bourdon a un rapport avec la cloche car le bourdon résonnait dans le passé à l’occasion des catastrophes.
    Quant à faire chauffer la carte bleue, même si je ne suis pas très sensible au chaud par le toucher, je laisse cela à d’autres. De toute façon ma pension a ses limites dans le créneau des modestes.
    Bonne fin de journée !

  5. « Faire chauffer la carte bleue »….mais avec des limites, celles fixées par nos revenus inextensibles ! C’est une expression que je ne connaissais pas (parmi tant d’autres !)
    Le blues ? je crois que depuis un moment, nous le ressentons tous y compris certains socialistes ! Leurs privilèges auraient-ils vécu ?

  6. J’aime tout savoir !!!Je suis allée voir sur Wikipedia ::: » Avoir le blues  » ;

    Formule raccourcie de :
     » To have the Blue Devils  »

    Au Moyen Age , ces démons bleus étaient accusés de rendre les gens tristes !

    Amitiés
    Maïté

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