Tu vivras tant qu’on t’aimera

Cliquez sur Paroles Serge Reggiani  pour entendre la voix de ce grand monsieur.

Bon, je ne sais pas faire les éloges funèbres mais une dame que j’aimais, loin de moi, vient de nous quitter et j’ai le coeur tout déchiré. Je pense à elle et à ses enfants. Elle laisse de belles traces.

Paroles Serge Reggiani

Tu vivras tant qu’on t’aimera

Comment faire pour traverser la nuit des temps

Pour que pendant longtemps, longtemps
On t’aime encore, on t’aime autant
Comment faire pour mériter un long amour
Pour qu’on se rappelle toujours
Que tu as existé un jour

Cela dépend de toi
D’être éternel ou pas…

La fin du monde, et pourquoi
Si tu as su te faire aimer de ci et de là
Des Noirs, des Bleus, des Rouges, et caetera
Tu vivras tant qu’on t’aimera, qu’on t’aimera
Tant qu’une femme parlera
Tant que quelqu’un se souviendra
Du seul nom de toi
Une petite flamme s’allumera
Tu vivras tant qu’on t’aimera
Qu’on t’aimera

Si un jour quelqu’un te dit que je suis mort
Ne le crois pas ce croque-mort
Mais aime-moi un peu plus fort
Ton amour, j’en aurai ce jour-là besoin
Bien plus encore que de chagrins
Bien plus encore que ce matin

Cela dépend de toi
Que je survive ou pas…

La fin du monde et pourquoi
La fin de tout, de mes amours et la fin de moi
Ce n’est pas dans la tombe qu’on la verra
Je vivrai tant qu’on m’aimera
Qu’on m’aimera
Tant que ton âme chantera
Pour éclairer un souvenir
Un instant de moi
Une petite flamme s’allumera
Je vivrai tant que tu m’aimeras
Que tu vivras pour moi…

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Ti fleur fanée, chanson créole de la Réunion

Je vous offre du repos en chanson, c’est samedi.  On en profite. Demain on se rattrapera : lecture dominicale.

La chanson réunionnaise la plus connue au monde, c’est « Petite fleur aimée » ou « Ti fleur fanée ». En fouinant dans YouTube, j’ai découvert une version ancienne de ce succès réunionnais. Je vous conseille de regarder et surtout d’écouter ce qui n’est pas un séga mais, au départ, une valse. Vous devriez trouver des versions : Graeme Allwright, Maxime Leforestier et sans doute d’autres.

Texte de Georges Fourcade, musique de Jules Fossy.

Premier couplet (bis)

Vi souviens mon Nénère adorée
Le p’tit bouquet, qu’ vous la donne à moin
Na longtemps que li lé fané,                                                    En cliquant sur l’auteur (nom)
Vi souviens, comm’ça l’é loin.                                                  ci-dessous, vous entendrez la                                                                                                              plus  ancienne version connue.

Refrain (bis)                                                                                 Georges Fourcade

P’tit fleur fanée
P’tit’ fleur aimée
Di à moin toujours
Kouk c’est l’amour

Deuxième couplet (bis)

Ni marché dans la forêt,
Y faisait bon, y faisait frais,
Dan’zerbes l’avait la rosée,
Dans les bois zoiseaux y chantaient.

Troisième couplet (bis)

Depuis ça le temps l’a passé,
Y reste plus qu’un doux souvenir,
Quand mi pense, mon cœur lé brisé,
Tout ici bas comm’ ça y doit finir.

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Né à Saint-Denis de la Réunion, le 27 juillet 1884  (je suis née le même jour que lui ; pas la même année, bien sûr),  Georges Fourcade fut surnommé, le Barde créole.

Ardent défenseur de la langue créole, il a écrit : « Met’ zot’ l’orgueil de côté, allons parle rien que créole, l’a point malher là-dans, et allons fêter, non seulement not’ patois créole, mais encore et toujours, not’ musique créole. »

Il jouait de la guitare, écrivait des textes de chansons et il a même enregistré des disques. Il  a écrit  aussi quelques pièces de théâtre : Z’affaire coco, Coq Auguste  mais surtout, il rédigea « Z’histoires la Caze » publié en 1928.

Georges Fourcade est mort le 29 décembre 1962 en nous laissant quelques fort belles chansons qui font partie du « patrimoine de l’île ».

 

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