Circulez !

Je n’arrive pas vraiment à quitter les ponts, ces liens entre les rives, entre les Hommes.

Et voilà où peut vous entraîner un pont Aval.

« Il m’a fallu une heure et quart pour parcourir ces quelques 15 kilomètres! » Continuer la lecture

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Les oiseaux d’Alfred Hitchcock et « très beaucoup » d’autres

Connaissez-vous Alfred Hitchcock ?

Les Oiseaux, ça vous dit quelque chose ?

Et bien, voilà Alfred Hitchcock et des oiseaux.Puis, « Les Oiseaux » d’Alfred Hitchcock ; le film, vous vous en souvenez ? Il y a eu au moins une dizaine d’affiches différentes. En voilà six qui proviennent d’un site de cinéma

http://www.fan-de-cinema.com/affiches/les-oiseaux.html

Pas une seule photographie ; rien que du travaillé, du graphisme : une déclinaison en couleurs de la même femme.

C’est la vedette : Tippi Hedren (la mère de Mélanie Griffith).

 

Les couleurs des textes et des images changent.

Alfred Hitchcok  choisit une nouvelle photo pour chaque affiche : portrait ou photo en pied, jamais identique.

Les oiseaux, eux, sont toujours les mêmes : corbeaux fonçant sur leur proie.

Les Oiseaux était un film en avance de quelques années sur la vogue des films-catastrophes et coûta assez cher à cause des effets spéciaux mais n’obtint pas le succès escompté

La principale difficulté technique concernait les oiseaux réels. Sur le plateau, ils étaient contrôlés par des dresseurs dirigés par Ray Berwick, qui supervisait l’entretien et l’entraînement de milliers de  mouettes, corbeaux, corneilles, moineaux, bouvreuils… Diverses techniques furent utilisées pour tenter de leur faire jouer leur rôle, avec des fortunes diverses. On attacha même des petits aimants aux pattes des corneilles afin qu’elles s’alignent sur la gouttière de la maison. Tout sembla fonctionner jusqu’à ce que la caméra commence à tourner. En tentant de s’envoler les volatiles basculèrent en avant , collés à la toiture, ils formaient une triste brochette pendant la tête en bas.

Ray Berwick portait de longs gants de cuir pour se protéger, ce qui n’était pas le cas des acteurs, victimes découvertes, offertes aux coups de becs. Rod Taylor (le héros) fut harcelé par un corbeau nommé Archie et Tippi Hedren fut celle qui souffrit le plus : le matin d’un tournage, les oiseaux mécaniques ne fonctionnant plus, elle dut affronter des oiseaux réels (et ce, pendant cinq jours). Les acteurs reçurent des « sérums antitétaniques », compte tenu du nombre de blessures superficielles qu’ils subirent. Vous comprenez maintenant pourquoi Hitchcock n’a pas choisi des acteurs connus… Ce n’était pas par philanthropie, non, non, simplement par économie.

Et le film, alors ?

Les Oiseaux, c’est d’abord une nouvelle de Daphné du Maurier, parue en 1952 dans un recueil intitulé The Birds and other stories, nouvelle d’environ cinquante pages dont l’action se déroule sur une île britannique, peu de temps après la seconde guerre mondiale. Les habitants de l’île, dont l’ouvrier agricole Nat Hocken et sa famille, sont la cible d’attaques organisées d’oiseaux de toutes sortes.

Alfred Hitchcock est fasciné par cette histoire, d’autant plus que peu de temps après l’avoir lue, il découvre, dans la presse américaine, le récit de véritables « accidents « impliquant des oiseaux. Cependant cette nouvelle, ne fournit pas suffisamment de matière pour un long-métrage,  il fait donc appel à l’écrivain Evan Hunter pour étoffer l’histoire.  Le metteur en scène ne veut conserver que le titre et l’idée de base. Les personnages du film n’auront rien à voir avec ceux créés par Daphné du Maurier et seront nettement plus nombreux. L’action se déroulera  en Californie au lieu des îles britanniques.

Le scénario : Melanie Daniels, une belle et riche jeune femme de San Francisco rencontre l’avocat Mitch Brenner chez un marchand d’oiseaux. Il fait semblant de la prendre pour une employée. Le lendemain matin, Melanie se rend à l’appartement de Mitch avec un couple d’inséparables qu’il doit offrir à sa petite soeur, mais il est parti pour le week-end à  Bodega Bay. Elle décide d’aller là-bas en voiture, pour livrer les oiseaux. Sur place, elle loue un bateau pour déposer discrètement la cage à la ferme des Brenner mais une mouette fonce sur elle. Mitch assiste à l’attaque, la soigne, puis l’invite à dîner ;  elle accepte et décide de rester. Elle loue une chambre pour la nuit chez l’institutrice. Dehors, les fils télégraphiques sont couverts d’oiseaux.  Chez l’institutrice, une  mouette s’écrase contre la porte. Le dimanche, des enfants jouent  quand, soudain, des mouettes piquent droit sur eux. La panique s’installe. Les adultes font rentrer tout le monde à l’abri. Le soir, alors que Melanie dîne chez les Brenner, des moineaux en grand nombre font irruption par la cheminée. Ils envahissent la pièce, volettent et piaillent ; tandis que les femmes tentent de se protéger, Mitch essaie, sans grand succès de faire fuir les oiseaux. Le matin, le voisin est retrouvé mort, les yeux atrocement becquetés. Devant l’école, des corbeaux se rassemblent. Craignant une attaque, on fait sortir les enfants en leur demandant de courir s’abriter en ville. Les oiseaux prennent leur vol et attaquent les enfants qui s’enfuient en hurlant. Après cette agression, les oiseaux s’en vont. Plus tard, un pompiste est attaqué par une mouette et a lieu une nouvelle attaque d’oiseaux.  Melanie trouve refuge dans une cabine téléphonique, elle est sauvée par Mitch, qui la ramène dans le restaurant où se trouve un groupe de femmes rassemblées loin des fenêtres. Une mère accuse Melanie d’avoir causé cette malédiction à la ville.  Une nouvelle attaque brutale et violente survient. Elle cesse aussi soudainement. Tôt le lendemain matin, Melanie, seule éveillée, entend un bruit  et découvre un trou dans le toit. Des dizaines d’oiseaux l’assaillent, elle s’effondre bloquant la porte. Mitch la sauve à nouveau. Sérieusement blessée, elle doit être conduite à l’hôpital, Mitch parvient à atteindre le garage, à sortir la voiture et à la garer devant la porte d’entrée pour emmener sa mère, sa soeur et Mélanie loin de Bodega Bay. Tous quatre réussissent à s’installer dans la voiture… avec les inséparables. La voiture s’éloigne très lentement, parmi des milliers d’oiseaux massés partout sur le sol et les bâtiments.

Pas de mot « Fin » à l’écran. Imaginez celle que vous voulez.

L’angoisse vient du comportement totalement inexpliqué des oiseaux, c’est une ambiance  apocalyptique tout au long de ce film qui illustre ainsi l’une des plus anciennes angoisses de l’humanité : sa propre destruction dans des circonstances totalement inexplicables. Des météorites, le nucléaire, on veut bien y croire, mais les oiseaux. Non, ils sont si mignons quelquefois, on veut les protéger et même, pour notre plaisir, les mettre en cage : adieu la liberté ! Dans ce film, les oiseaux incarnent la peur de l’anéantissement par une force qui nous dépasse,  en raison de motivations insondables.

Depuis que j’ai vu ce film, je ne  peux plus regarder les oiseaux sans une pointe d’angoisse, surtout s’ils sont très nombreux face à moi ou s’ils me regardent de manière peu aimable.

Voilà des colonies de fous de Bassan à l’île de Bonaventure, en Gaspésie, Québec, Canada. Beaux, pacifiques avec les humains…pour le moment.

 

Des fous de Bassan, à droite, des fous de Bassan à gauche, des fous de Bassan devant…

Je vous l’ai dit, il y en avait de partout. C’est fou comme on se sent seul dans ces moments-là.

Et un autre jour, un drôle d’oiseau, sur l’île aux Oiseaux Cocos, près de Rodrigues, petite île perdue au  milieu de l’Océan Indien. Pas très courtois , ni très aimable  cet oiseau-là  ; moi j’ai compris « casse-toi ! », ce que j’ai fait, vite, et pas rassurée.

 

Il faut dire qu’il n’était pas tout seul et que  :

l’île est toute petite, et qu’on y va en barque,

qu’on repart de la même manière,

et que ce jour-là l’atmosphère était étrange, orageuse.

Je me posais des questions : ils sont vraiment gentils, même quand on vient les déranger ? Pas rassurée, je vous dis.

Ils étaient posés, comme à l’affut. Chacun son tour !

Puis j’en ai vu arriver quelques uns, en rase-mottes ; je n’allais quand même pas me jeter à terre, ou plutôt dans le sable (la tête dans le sable, c’est un truc d’autruche pour ne pas regarder la vérité en face). Oui, je suis restée droite, enfin presque. J’ai fermé les yeux et baissé la tête (ça fait soumis mais ça protège.) Pense pas aux « Oiseaux », je te dis ! Mouais…

Bien fait !

Raté !

 

Même s’ils sont roses, s’ils me font penser à Alice aux pays des Merveilles, s’ils vivent à San Diego sous le soleil de Californie, les flamands roses sont quand même des oiseaux…

Il y en a vraiment « très beaucoup » des oiseaux autour de nous…

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Les ponts couverts du Québec

Souvenirs, souvenirs…

Avez-vous vu le film de Clint Eastwood « Sur la Route de Madison » ? J’espère que oui. Si non, cherchez-le, empruntez-le, achetez-le et regardez-le et… préparez vos mouchoirs.

Je ne suis pas Meryl Streep et je n’ai pas rencontré Clint Eastwood. Dommage ! Mais grâce à eux, j’ai découvert les ponts couverts. Ah ah ah… (couvert-découvert).

Synopsis du film :

Le photographe Robert Kincaid  (Clint Eastwood) demande sa route à Francesca Johnson (Meryl Streep) ; elle le guide à travers les ponts couverts du comté de Madison qu’il est chargé de photographier pour  National Geographic. S’en suit une brève histoire d’amour de quatre jours qui ne sera découverte qu’après la mort de Francesca. Je ne veux pas vous en dire plus.

Le pont couvert  “Roseman » , celui du film se trouve en Iowa, USA. Moi, je vous présente ceux que j’ai vus au Québec et plus précisément en Gaspésie. Ils ne sont pas tous dans le même état, ne sont pas de la même couleur, en bref, ils sont tous différents mais tous pleins de charme.

Je les trouve beaux et j’aimerais beaucoup les revoir sous la neige. Les gris sont sans doute moins voyants dans la neige mais les rouges doivent se  détacher au milieu des paysages ouatés.

Ne vous posez pas la question des toits verts. L’hiver, ils sont enneigés, donc blancs et seuls les murs sont visibles.

Je relève ce point car, bêtement, lors de mon premier voyage au Québec en regardant les maisons aux toits et aux volets colorés, en rouge pour les fédéralistes, en bleu pour les Québécois, avec drapeau à feuille d’érable rouge et blanc ou fleurdelisé (4 fois) bleu et blanc, selon son camp, donc (bêtement et j’insiste sur la sottise), j’ai fait la remarque : « Comme ça doit être joli l’hiver, quand tout est blanc, de voir ces toits rouges et bleus sur la neige ! »

Yeux horrifiés de mes enfants qui ont tôt fait de me dire « Maman, quand y a de la neige, y en a sur les toits et on ne les voit plus ! »

Comment passer pour une idiote ou une écervelée devant ses enfants !Bon, il n’y a que ceux qui ne parlent pas qui ne disent pas de sottises.

Peut-être aussi que de temps en temps, je devrais penser à ma grand-mère qui disait souvent « Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler ! »*********

Ajout informatif : « on » m’a demandé plusieurs fois pourquoi les ponts étaient couverts. Certains croient que les toits étaient conçus pour fournir un abri aux voyageurs et à leurs chevaux lorsqu’il pleuvait ou neigeait. D’autres pensent que les parois et le toit des ponts servaient pour les chevaux afin qu’ils ne voient pas les eaux turbulentes en dessous. La tradition voulait que les amoureux se donnent rendez-vous sous les ponts couverts, d’où leur appellation fréquente de « pont des amoureux ».

La vraie raison de couvrir un pont avec un toit et des murs était beaucoup moins romantique. Il s’agissait de protéger la structure du pont contre les intempéries.

Un simple pont ouvert construit avec des poutres et un tablier possédaient une espérance de vie assez limitée : dix ou vingt ans. Après, il commençait à pourrir et à s’affaisser. Un pont comportant une entretoise (une superstructure de poutres emboîtées destinées à supporter tout genre de poids sur son tablier) serait non seulement plus solide mais durerait également plus longtemps. Cependant, même si l’affaissement en était retardé, les intempéries graduellement feraient pourrir le pont. Or, si le pont était protégé par un toit et des parois, sa longévité serait prolongée jusqu’à dix fois plus comparativement à un pont à charpente ouverte dont les poutres en bois, plancher et entretoise seraient constamment exposés aux intempéries.

Les ponts couverts existent depuis des siècles. Les plus anciens survivants se trouvent en Europe et datent du Moyen Âge. On dit que les colonisateurs qui vinrent dans le Nouveau-Monde aux XVIIe et XVIIIe siècles apportèrent cette technologie avec eux. Ainsi, on construisit des ponts couverts pratiquement dans toutes les régions des États-Unis, ainsi qu’au Québec, en Ontario et dans les Maritimes.

On doit aux Américains du XIXe siècle d’avoir vraiment perfectionné la science des ponts couverts. Tout au long des années 1800, une foule d’inventeurs et d’ingénieurs ont créé un impressionnant inventaire de modèles de « fermes » (fermeture, façon de clore). Ils réalisèrent que les fermes représentaient la partie la plus importante du pont. Plus les fermes étaient solides, plus le pont couvert durait longtemps. Si le sujet vous intéresse, je suis sûre que vous trouverez des informations précises chez nos amis québécois, canadiens ou américains.

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