Vive le vent

Je sais bien que nous sommes en mars et que  c’est trop tard pour « Jingle Bells » ou « Vive le vent » mais  Alhemax est Présidente, pour la semaine, de la  « Communauté Musique à cœur… ouvert » et elle veut qu’on lui chante le vent. Lire la suite

Les ponts de Paris (37)

Aujourd’hui se termine ma série des ponts de PARIS : les ponts de Paris sur la Seine.

Trente-sept ponts sur la Seine dans Paris et nous voilà au trente-septième : le pont aval. C’est le dernier à enjamber les eaux dans la capitale quand on suit le cours du fleuve à travers Paris. Lire la suite

Ponts de Paris (5)

Le pont de Bercy fut construit à l’emplacement d’un autre pont.

Au départ, il y a eu un pont suspendu, inauguré en 1832 pour supplanter le bac qui permettait la traversée du fleuve à cet endroit. Entre 1863 et 1864, il fut remplacé par un ouvrage en maçonnerie plus solide. En 1904, le pont fut élargi de 5,50 m afin de pouvoir lui superposer le viaduc de la ligne de métro n°6. En 1986, la décision d’élargir le pont afin de créer trois voies supplémentaires fut prise ;  on doubla l’édifice en lui accolant un pont parfaitement symétrique, identique en tous points à l’original, tant au niveau des piles que des travées.

Le nouveau pont est construit en béton armé, recouvert de pierre.

Les travaux débutèrent en 1989 et le pont fut livré en 1992, après avoir gagné 16 m de large. Ses dimensions actuelles sont : en  longueur, 175 m, et en largeur totale, 35 m.

Ceci dit, je veux vous parler du quartier de Bercy, il y a Trinidad (déjà évoquée) avec laquelle je bavarde, Bercy Village où il fait bon passer un moment, et le Ministère que nous préférons (enfin, c’est celui que je préfère, moi) : le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, celui qui  décide combien on va nous prélever d’argent pour faire fonctionner le pays au mieux. Prélèvements qui permettent des largesses à nos élus et nos dirigeants, soit pour eux, soit pour des pays amis. J’aimerais pouvoir leur rappeler qu' »il faut être juste avant d’être généreux« . Cliquez sur cette maxime de Nicolas de Chamfort pour relire mon article du 20 avril 2011.

Je vais m’éloigner un peu des ponts ; mon cerveau fait ça très souvent : il part en vadrouille (j’ai du mal à le retenir). Je vous fais donc part d’une remarque qui me vient à l’esprit chaque fois que je séjourne à Paris et que je vois ce « monument » de Bercy . Qui a eu l’idée de faire construire un tel bâtiment qui transgresse toutes les lois du Feng-Shui ?

En 1982. Euh, Tonton ? Mitterrand ? Pour laisser des traces de son passage comme la pyramide du Louvre, la Grande Arche, les colonnes de Buren, la Grande Bibliothèque… Qui paie ces réalisations, au fait ? Vous, moi, nous. D’accord, il faut maintenir un pays en état de vie culturelle, mais il faut savoir choisir ses priorités : l’intérêt du pays et des citoyens ou sa propre notoriété, qui devient , selon le grade du « décideur », simple intérêt financier personnel.

Pour en revenir au feng-shui, comme nous ne sommes pas en Asie, il est normal que ne faisions pas, au moment de la création d’un site, référence à cette méthode un peu ésotérique pour les Occidentaux, Il faut relever que cet édifice (remarquable architecture contemporaine) a la particularité d’être, comme la Grande Arche, un « vide », un chas d’aiguille… On circule sous la construction qui est supportée par deux arches, dont l’une plonge dans la Seine et l’autre enjambe la rue de Bercy. C’est du manque de sérieux pour ce ministère d’être construit sur un trou ; il devrait être « terre à terre », bien ancré dans les réalités matérielles, dans la terre. Enraciné en quelque sorte. Stable.

Construire sur l’eau, un pont soit, mais un tel bâtiment…

Sans faire un cours de Feng-Shui, je ne peux pas, je ne suis pas une spécialiste, j’ai retenu quelques éléments : une habitation sur pilotis a souvent une mauvaise énergie, il faut être ancré dans le sol pour être solide, ne jamais y installer un local commercial, ne pas mettre d’eau vive (rivière) près d’un endroit où l’on veut garder son argent… Là, c’est tout faux !

Je ne remercie donc pas les deux architectes, créatifs, oui, mais à quel(s) prix ? Paul Chemetov et Borja Huidobro sont responsables en partie des difficultés de notre économie. « Responsables mais pas coupables ? » pour reprendre une phrase désormais célèbre.

Ce sont des artistes.

Nous, des cochons payants.

Vous ne trouvez pas, vous ?

Les ponts de Paris (3)

Le pont de Tolbiac a été édifié lors de la vague d’urbanisation des quartiers de l’Est de la capitale, pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Sa construction est décidée en 1876 et les travaux, financés par la ville, débutent en 1879. Il fut inauguré en 1882.  Endommagé par la grande débâcle des glaces de janvier 1890, il a été reconstruit en 1893 et depuis il n’a subi aucune modification notable, juste des travaux d’entretien. Certains étaient rendus indispensables, comme ceux liés à la crue de 1910 (l’eau est montée jusqu’au tablier du pont, c’est -à-dire jusqu’aux « créneaux » situés sous la rambarde du pont). Vous imaginez, un peu ?

D’une longueur totale de 168 m, comportant cinq arches elliptiques de 29 m, 35 m, 32 m d’ouverture, le pont de Tolbiac fut construit afin de créer un passage intermédiaire entre le pont National et le pont de Bercy qui étaient relativement éloignés l’un de l’autre. Depuis une  passerelle connue sous le nom provisoire de passerelle Bercy-Tolbiac a été construite.

Suite au prochain numéro.

Le pont Mirabeau

Aujourd’hui encore un emprunt : Guillaume Apollinaire.

Que de plaisir à lire, décortiquer son recueil « Alcools », quand j’avais dix-sept ans. Mais si, on peut être sérieux quand on a cet âge-là contrairement à ce que disait joliment Arthur Rimbaud. Souvenirs, souvenirs…

LE PONT MIRABEAU

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Guillaume Apollinaire

En cliquant sur le titre, vous pourrez lire un commentaire du poème, une analyse très intéressante qui me rappelle mes devoirs de français. Jadis… Si vous voulez soit faire revivre vos souvenirs, soit vous cultiver davantage, c’est un bon lien.Sous le pont Mirabeau coule la Seine…

Le quatrième vers nous rappelle qu’il faut souffrir avant d’être heureux, pour apprécier mieux le bonheur sans doute. L’alternance des joies et peines entretient l’espoir ou le désespoir, selon les individus. C’est la différence entre optimisme et pessimisme, voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Avec l’âge, moi j’ai tendance à voir le verre plutôt plein : sagesse des anciens sans doute après les écorchures de la jeunesse. Comme l’écrivait si bien Chamfort, pas Alain l’autre Sébastien dit Nicolas : « En vivant et en voyant les hommes, il faut que le coeur se brise ou se bronze. »

Pour en revenir au pont Mirabeau, quatre statues le décorent dont une qui est l’allégorie de l’Abondance. L’abondance sous les ponts de Paris… De nos jours, on peut imaginer des tas de choses sous les ponts, mais l’abondance… Et ça ne va pas s’arranger de si tôt.

Heureusement que les jolies courbes des statues ramènent à la beauté, à l’amour, au romantisme qui n’est pas forcément tourmenté.

Et si le ciel et la Seine étaient d’un bleu limpide…