À propos de connerie

À propos de connerie, je vous offre un florilège des petites phrases de Michel Audiard et j’ai envie de commencer par ces mots-là si tristement vrais : « On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis. » Lire la suite

Share

Fichus, foutus…

Fichus, foutus retraités ! Décidément les vieux dérangent. Haro sur les vieux ! Après avoir longtemps dénigré les sales jeunes fainéants, il semble que la cible privilégiée soit celle des retraités. Ils coûtent cher, ne débarrassent pas vite le plancher. D’ci peu, on les aidera peut-être à partir plus vite (revoir « Soleil vert« ). Je fais partie de la classe des baby-boomers, ceux qui arrivent à l’âge de la retraite, alors je m’inquiète. Lire la suite

Share

Connaissez-vous Marat ?

Je n’ai pas vraiment envie de sourire aujourd’hui. Il pleut. Il fait gris. L’Espagne va mal, je ne parle plus de la Grèce, de la France, de l’Italie. Je me demande comment tout cela va finir ?  Mais au fait, connaissez-vous bien Marat ? Oui, le Marat de la baignoire, celui de Charlotte Corday, celui du tableau de David et de nos vieux livres d’Histoire. Lire la suite

Share

Mai 1968 : les causes, l’esprit…

Les années 60, quelle époque !

J’oublie les yéyés, les Beatles et autres amusements. Je pense à mai 68. Ca  fait un peu « souvenir d’ancien combattant », même si j’étais trop jeune et surtout trop provinciale pour  être sur les barricades parisiennes, les images et les idées sont bel et bien  toujours dans ma mémoire.

En 1968, les choses doivent changer. Et ça change ! Les jeunes et moins jeunes bouillonnent tous d’idées. Sur les murs apparaissent des graffitis et des affiches contestataires : merci les étudiants des Beaux-Arts !

« Mur blanc = Peuple muet ».  Les murs parlaient. Ils s’exprimaient. Le peuple était en vie, plein d’esprit.

On peut actualiser ce genre d’affiches. Voir la dame rose et si vous cliquez sur elle, vous pourrez voir d’autres affiches, de même que si vous cliquez sur les mots « affiches contestataires, un autre site apparaîtra.

La population s’approprie la rue pour s’exprimer, dire son mal-être. Les rues n’avaient plus vraiment été animées depuis 1936 sauf les jours de Libération à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. En 1968, des cris, des chansons et  des écrits (pour que ça reste et que ça fasse plus sérieux) et des slogans en pagaille, oserai-je dire. J’en ai mémorisé quelques-uns de cette époque, mais il y en a eu  beaucoup plus.

J’entends aussi une chanson qui me revient en mémoire : sur l’air de « Il était un petit navire », nous chantions ou entendions chanter « Ohé, ohé, Pompidou, Pompidou navigue sur nos sous »… On pourrait chanter avec le nom de qui maintenant ?

Nous avons de moins en moins d’argent disponible ; même quand on travaille, après les impôts locaux  (mairie, département, région), l’impôt sur le revenu, les taxes diverses  (TVA, octroi de mer dans les DOM…), les augmentations des cotisations sociales, de l’eau, du gaz, de l’électricité, de l’essence, et j’en passe,  il en reste de moins en moins. Nous ne sommes plus ponctionnés, nous serons bientôt purement et simplement saignés à blanc, enfin pas tous puisque l’égalité devant la loi, ou devant l’impôt n’est qu’une vaste fumisterie. Il devient indispensable de tout remettre à plat, d’en finir avec les exonérations et les régimes spéciaux.

En 1968, le retard social accumulé par la société, qui à cette époque était en pleine croissance (merci le baby-boom, la reconstruction… la guerre ?), une société, dis-je, qui maintenait les salariés dans la sujétion, la pauvreté (très bas salaires), ce retard est devenu insupportable pour un grand nombre de citoyens au point de déclencher la plus grande grève de l’histoire de France.

Après mai 1968, les rapports de pouvoir ont changé  (participation des ouvriers, des lycéens…), les libertés individuelles se  sont développées, les conventions sociales se sont transformées. L’allégresse de ce printemps est assez vite retombée et aujourd’hui que constate-t-on ? Retour de la sujétion des salariés (merci les 35 heures et les emplois précaires et/ou à temps partiel), de la pauvreté (qui s’accroit, chaque jour), d’une société à deux voire trois vitesses, accablement et silence des « masses laborieuses » tellement contentes d’avoir encore un emploi. Serait-on capable de faire un mai 2011 ?

Les slogans de mai 68 : j’en ai retenu quelques-uns (pour le prochain article) mais il y existe un site qui regroupe graffiti et slogans de cette année là. J’avoue que je ne les connaissais pas tous et que j’en avais oublié beaucoup. Cliquez là pour en savoir plus.

Ce n’est qu’un début, continuons le combat ! »

« Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi. »

« Elections, piège à cons !

« Etes-vous des consommateurs ou des participants ? »

« Faites l’amour pas la guerre ! »

« Fermons la télé, Ouvrons les yeux. »

« Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner. » Finalement mon article du même titre était une réminiscence. Cliquez  sur les mots en bleu si vous voulez relire ou lire ce billet ancien.

Share

Michel Audiard, sa révolte et la mienne

« On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis. »

*****

Deux milliards d’impôts ! J’appelle plus ça du budget, j’appelle ça de l’attaque à main armée !

Michel Audiard (1920 – 1985)

Et les politiques ne connaissent pas les prix des produits de la vie quotidienne… Je n’ai pas trouvé de vidéo pour le prix de la baguette mais juste pour le « plaisir », regardez les vidéos suivantes. Vous comprendrez pourquoi ils ne peuvent pas comprendre nos problèmes.

Un député  (J.P. Huchon) de l’ile de France ne connait pas le prix d’un ticket de métro

Le ministre ne connait pas le prix d’un timbre et ne veut pas répondre…

Zero pour le Ministre de l’Agriculture

Et toujours du même Audiard, pour finir et rigoler, parce qu’il faut garder le moral avant la prochaine révolution..

Si t’as pas de grand-père banquier, veux-tu me dire à quoi ça sert d’être juif  ?

Share