Pourquoi ?

J’ai terminé mon dernier billet avec ces mots : « Pourquoi que je vis ? Parce que c’est joli » mais, puisque je chante souvent dans ma tête (on fait ce qu’on peut), je me suis souvenu des paroles d’un autre auteur que j’aimais et qui est mort jeune lui aussi : Daniel Balavoine.  « Pourquoi je vis, pourquoi je meurs / Pourquoi je ris, pourquoi je pleure » se demandait-il dans « S.O.S. d’un terrien en détresse« . Lire la suite

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Août 1953

Souvenirs pour certains peut-être mais moi, je l’avoue, je viens de découvrir qu’au mois d’août 1953, juste après ma naissance (27 juillet), en pleine période de congés payés, une grève a surpris tout le monde, mais surtout le gouvernement de l’époque. Cette grève a paralysé les services publics et mis en échec les plans d’austérité du gouvernement d’alors, gouvernement dirigé par Joseph Laniel. Lire la suite

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Les chiens

« Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous. » Les journalistes étaient ainsi traités de chiens par « Tonton » (François Mitterrand) après la mort de Pierre Bérégovoy. Le mot chien adressé à quelqu’un est une injure. Lire la suite

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En France en 1989

En 1989, le monde changeait : Tim Berners Lee (britannique anobli en 2004) proposait au CERN de développer le World Wide Web, une innovation qui allait révolutionner le monde. Dans le même temps, le bloc de l’est s’effondrait et la voie de la mondialisation allait s’ouvrir. Le monde changeait et en France on fêtait le Bicentenaire de la Révolution française et on inaugurait… Lire la suite

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Manger son chapeau

 

Si vous pouvez être fier quand quelqu’un vous tire son chapeau, quand vous devez manger le vôtre, vous l’êtes moins, fier.

Manger son chapeau, c’est se déjuger, se renier, convenir de s’être trompé. Pas bon de passer pour un con ! Désolée de le dire comme ça, mais au moins c’est rapide et  clair.

Une explication pour « manger son chapeau » évoque la confusion entre les verbes avaler et manger. Avaler, c’était baisser ou descendre, abaisser. « Abaisser son chapeau » ou « avaler son chapeau », c’était donc prendre une position de respect, d’humilité face à quelqu’un. C’est  celui qui reconnaît son erreur et qui doit faire preuve d’humilité et ravaler sa fierté.

Complément d’information : Avaler une pièce de vin dans une cave, ce n’était pas se saoûler au frais, mais descendre du vin à la cave pour le conserver et le boire plus tard. Chez les chapeliers, on y revient, avaler la ficelle, c’était la faire descendre du haut de la forme jusqu’en bas, les jardiniers avalent les branches quand ils les coupent, les alpinistes avalent les cordes de rappel quand ils les retirent.

Mais,  manger son chapeau » , expression récente en France est une traduction littérale de l’anglais « I’ll eat my hat if… » « Je mangerai / je veux bien manger mon chapeau si… » qui s’emploie lorsqu’une personne, après avoir affirmé quelque chose de faux, est contrainte de reconnaître son erreur lorsque celle-ci est avérée.

Quand on sait (encore faut-il avoir essayé) à quel point avaler un chapeau est difficile, on imagine bien le courage qu’il faut pour reconnaître son erreur, publiquement ou non .

La première formule écrite, approchante, se trouve chez Charles Dickens, en 1837 dans « The Pickwick Papers »  « Si j’en savais aussi peu sur la vie que cela, je mangerais mon chapeau et avalerais la boucle en entier ». Attention, l’homme est courageux, en plus du chapeau, il s’engage aussi à avaler la boucle entière. Bon appétit !

Un chapeau de Leprechaun par exemple !

(Dur d’avaler une boucle de cette taille ! En or, on fait l’effort ?)

L’expression est restée en usage, même si on ne voit plus guère de monde un chapeau sur la tête : des casquettes mais plus de chapeau.

Le dernier  chapeau célèbre (sur un homme), celui ou plutôt ceux de François Mitterrand, peut-être. Avant il y avait eu Winston Churchill ou Buster Keaton.

Petite présentation de chapeaux.

Buster Keaton

 

 

Winston Churchill

 

et notre ex-Président François Mitterand , photos au dessous

 

 

 

 

 

en gibus, feutre ou panama (un brin mafieux là, non ?)

 

Quoi qu’il en soit, c’est à Nicolas Sarkozy que Libération a proposé de manger son chapeau, le 25 janvier 2007 dans un article intitulé « Chez Bush, la bourde de Sarkozy l’Américain » :

[…]Dans plusieurs discours, il a multiplié les gages pour expliquer que la France ne serait pas inféodée à l’Amérique s’il est élu Président. Et, lors de son congrès d’investiture du 14 janvier, il s’est fendu d’un mea culpa avec cet hommage tardif : « Jacques Chirac a fait honneur à la France quand il s’est opposé à la guerre en Irak, qui était une faute. » Ce qui s’appelle manger son chapeau. »

Il a mangé son chapeau, a été élu président et a perdu la mémoire : « La France ne serait pas inféodée à l’Amérique s’il est élu Président », il n’est pas inféodé, il imite, il veut faire le grand, comme Obama. Il a un problème de taille !

Il n’empêche que, pour « The Economist » qui n’ épargne guère Nicolas Sarkozy, souvenez-vous de la photographie d’hier : Nicolas à cheval en Sarkoléon, c’est-à-dire arborant le fameux bicorne du Petit Général (euh, un bicorne ! N’y voyez pas de sous-entendus, non, non, personne n’a pensé au Montespan, ni à son carrosse vert qui devint noir et cornu, ni à Cecilia, ni … zut !). Aux yeux de « The Economist », Nicolas Sarkozy a devancé  Angela Merkel dans l’ordre hiérarchique (pecking order). Certes il a un réhausseur, le petit Nicolas, mais il dépasse bien plus Angela que de la hauteur du podium. Si, si, vérifiez. Alors ?

Pas facile d’être président, c’est usant. Surtout au moment du bilan !

Nicolas en bave des ronds de chapeau. (à suivre)

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