25 juillet

Pourquoi 25 juillet ? Parce que c’est la Saint Jacques (la plus grande des saints Jacques parce qu’il y a d’autres fêtes pour d’autres Jacques. Va-t-on en ajouter une ?) Jacques Chirac vient de mourir et comme tous les défunts, il est paré de toutes les qualités. Sera-t-il canonisé bientôt ?Je souris, bien sûr. Continuer la lecture

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Tu vivras tant qu’on t’aimera

Cliquez sur Paroles Serge Reggiani  pour entendre la voix de ce grand monsieur.

Bon, je ne sais pas faire les éloges funèbres mais une dame que j’aimais, loin de moi, vient de nous quitter et j’ai le coeur tout déchiré. Je pense à elle et à ses enfants. Elle laisse de belles traces.

Paroles Serge Reggiani

Tu vivras tant qu’on t’aimera

Comment faire pour traverser la nuit des temps

Pour que pendant longtemps, longtemps
On t’aime encore, on t’aime autant
Comment faire pour mériter un long amour
Pour qu’on se rappelle toujours
Que tu as existé un jour

Cela dépend de toi
D’être éternel ou pas…

La fin du monde, et pourquoi
Si tu as su te faire aimer de ci et de là
Des Noirs, des Bleus, des Rouges, et caetera
Tu vivras tant qu’on t’aimera, qu’on t’aimera
Tant qu’une femme parlera
Tant que quelqu’un se souviendra
Du seul nom de toi
Une petite flamme s’allumera
Tu vivras tant qu’on t’aimera
Qu’on t’aimera

Si un jour quelqu’un te dit que je suis mort
Ne le crois pas ce croque-mort
Mais aime-moi un peu plus fort
Ton amour, j’en aurai ce jour-là besoin
Bien plus encore que de chagrins
Bien plus encore que ce matin

Cela dépend de toi
Que je survive ou pas…

La fin du monde et pourquoi
La fin de tout, de mes amours et la fin de moi
Ce n’est pas dans la tombe qu’on la verra
Je vivrai tant qu’on m’aimera
Qu’on m’aimera
Tant que ton âme chantera
Pour éclairer un souvenir
Un instant de moi
Une petite flamme s’allumera
Je vivrai tant que tu m’aimeras
Que tu vivras pour moi…

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Eloge de la paresse

Aujourd’hui, vous allez pouvoir découvrir l’une de mes théories préférées.

Contrairement à ce qui est communément admis, pour moi, la paresse n’est pas un défaut, bien au contraire. La paresse est signe d’intelligence, c’est un des moteurs de l’évolution humaine.

Je m’explique. Ne vous énervez pas et ne me parlez pas des sept péchés capitaux. Je suis sûre que vous les avez oubliés et je me demande même si vous aviez bien compris. On révise. Il y avait :

  • 1 – l’orgueil
  • 2 – l’avarice
  • 3 – l’envie
  • 4 – la colère
  • 5 – la luxure (quand j’étais petite, je croyais qu’il ne fallait pas aimer le luxe)
  • 6 – la gourmandise (là, tout le monde n’est plus d’accord, les anglo-saxons nomment ce péché « gluttony » et je crois que ce n’est pas être gourmand qui est condamné mais être glouton).
  • 7 – la paresse (c’est la paresse morale, qui éloigne de la prière et de la réflexion qui est considérée comme péché, non la fainéantise, encore moins le goût de la vie, quand on ne veut pas se tuer au travail).

Souvenez-vous que la religion, contre laquelle la Première République s’est battue, maintenait le peuple dans l’obscurantisme et la soumission.

« L’oisiveté est mère de tous les vices », ajoutez-vous ? Certains de nos vices actuels ne sont -ils pas une conséquence de notre mal être au travail ? Pourquoi la pause cigarette, pourquoi  le petit verre le soir en rentrant sinon pour vous remonter le moral ? Moi, je vous dis que le  travail nous tue à petit feu : nous souffrons de ne pas avoir d’emploi, nous  souffrons des conditions de travail difficiles (cadences, objectifs…). Bref, le travail fait souffrir. J’y reviens au travail une fois de plus : le travail, c’est tripalium,  torture. Cette torture nous procure de l’argent qui nous permet d’être bien inséré dans la société. Je travaille, je gagne de l’argent, je paie mes impôts, je consomme (Qui a dit « je dépense donc je suis » ?). Attention aux mots : penser et dépenser. Si je pense, je suis un révolté et si je dépense, je suis un bon citoyen.  Et si je ne veux plus faire partie du troupeau des décérébrés ?

Faire l’éloge de la paresse, c’est entrer en résistance. Etre paresseux est un acte de rébellion contre l’ordre établi, contre l’esclavage et contre le capitalisme. Céder à sa paresse, c’est redevenir libre.

Quand on est paresseux, il ne s’agit pas de ne pas accomplir la tâche qui nous a été confiée mais de la mener à bien en optimisant son temps de travail afin de dégager du temps libre, pour autre chose de plus plaisant que le travail. Attention toutefois aux imbéciles paresseux qui mettent le monde en danger. Ils existent malheureusement et ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

J’en reviens à mon paresseux idéal : le paresseux intelligent.  Il se ménage. Pendant que les autres s’agitent, il regarde, s’étonne, prend son temps et voit les erreurs à ne pas commettre. Il optimise l’utilisation de son cerveau, de ses mains et de son temps de travail. En terme de résultats, le paresseux intelligent ne travaille pas moins  que les autres, il travaille plus vite, de manière plus efficace, il travaille mieux ! C’est ça l’efficience. En souhaitant épargner du temps et de la fatigue, il met au point de nouvelles méthodes de travail.

Les paresseux changent la face du monde mais ne le revendiquent pas. Ils sont modestes et n’osent pas crier sur les toits qu’ils se ménagent. Ca ne se fait pas. Et pourtant, ne devrait-on pas les remercier ?

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Eloge funèbre ?

A l’attention de quelqu’un que j’aime bien et qui saura tirer profit de cet écrit.

Je ne ferai pas d’éloge pour ma mère.

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », Beaumarchais. C’est aussi la devise du journal « le Figaro ».

Vous me connaissez un peu, non ? Et tant pis si je me répète en citant un de mes auteurs favoris, Voltaire : « On doit des égards aux vivants et aux morts que la vérité . »

Attention, ça va décoiffer…Mais comme disait Albert Einstein « Si vous êtes déterminé de décrire la vérité, laissez l’élégance au tailleur. »

Je viens de tomber sur le portrait du pervers narcissique et j’ai reconnu  ma mère.

Voilà un site1 qui présente  les portraits du bourreau (elle) et de la victime (moi). Et un autre blog qui peut vous informer bien davantage sur les violences morales site2

Cliquez sur le lien « site », vous verrez à quoi vous avez échappé ou peut-être pas, tant il y en a des variétés de parents toxiques. Désolé si ça vous est arrivé, mais nous ne sommes pas seuls.

Je relève quelques éléments essentiels dans ces portraits.

Le bourreau organise, par un travail de sape psychologique, la démolition mentale de l’autre par la dévalorisation, l’humiliation, le dénigrement, la brimade,
Il sait isoler, disqualifier, refuser la communication, brimer et n’éprouve pas de culpabilité.
Son talent, c’est de taper là où ça fait mal et de se faire passer lui-même pour victime de la prétendue  malveillance de sa proie.

Lorsque la cible décide de se soustraire à ses assauts, il peut faire preuve de gentillesse  pour la ramener dans ses filets.

La victime vive et extravertie exprime ses réussites et ses bonheurs au début puis devient triste, déprimée, et commence alors à éprouver des troubles de santé.  Il n’est pas rare qu’elle cherche des excuses à son bourreau. Il y a  de la culpabilité chez la victime : «Tout est de ma faute !» et, pour le pervers narcissique de la satisfaction «C’est de sa faute !»

***

Le pervers narcissique a besoin de son bouc émissaire pour se sentir exister et duper le reste du monde en jouant par ailleurs la personne irréprochable et bien souvent admirable. Tout ce qu’il construit n’est que faux semblants, mensonges et manipulations.

La seule possibilité (bien douloureuse!) est de comprendre que jamais, quoiqu’on fasse on ne pourra donner satisfaction à cette personne, et que jamais elle ne nous aimera comme on l’aurait tant souhaité. Ouf ! Ca y est, je viens enfin de comprendre : en trois épisodes, et là c’est le dernier ! A 25 ans, 40 ans et 57 ans.  Merci maman de m’avoir reniée sur ton testament. Tu l’as écrit et je suis enfin libérée de toi, mon boulet !

La seule possibilité pour se construire et vivre harmonieusement quand on a un parent de cet acabit, c’est de prendre ses distances et surtout de les garder, alors seulement on pourra avoir des rapports « normaux » avec les autres. Ceci explique ma fuite à 10 000 kms il y a plus de trente ans.

LIBERTAD !!! Quel beau cri , enfin !

« Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage. »Mark Twain

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Philosophons légèrement le matin

Une petite citation

Alain, Propos sur le bonheur.

« Il est bon d’avoir un peu le mal de vivre et de ne pas suivre une route toute unie. Je plains les rois qui n’ont rien à désirer ; et les dieux, s’il y en a quelque part, doivent être un peu neurasthéniques. Le bonheur suppose sans doute toujours quelque inquiétude, quelque passion, une pointe de douleur qui nous éveille à nous-même. »

Et une de plus que je dois apprendre par coeur :

« Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment c’est encore d’être heureux. »

Je dois aussi retenir que nous devons nous aimer un peu pour aimer correctement les autres et pour qu’ils puissent nous aimer.

***

« Le bonheur est souvent la seule chose qu’on puisse donner sans l’avoir et c’est en le donnant qu’on l’acquiert.« , Voltaire

Quel homme que ce Voltaire ! Quel esprit ! Fin, vif, acéré, dérangeant… Il est l’auteur de nombreux bons mots que j’apprécie. La citation suivante correspond tout à fait à ma façon de voir les choses, à mon comportement, et mes proches savent pourquoi aujourd’hui elle est particulièrement appropriée.

« On doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité.« 

Pas d’éloge funèbre hypocrite ! En voilà un par contre qui mérite d’être lu.

Prononcé ou plutôt écrit en 1793 par le Père Duchesne (autrement dit Hébert), il mérite d’être connu.

Devinez ce qu’il est advenu de son auteur… Guillotiné le 24 mars 1794 à Paris. Les vérités ne sont pas bonnes à dire. Et pourtant, c’est tellement bon de la dire, de la crier même quelquefois.

Eloge funèbre de Louis Capet par le Père Duchesne

« CITOYENS,

Vous n’êtes pas assez jean-foutres pour écouter des mensonges et des flagorneries, je ne suis pas foutu non plus pour vous en débiter ; c’est donc la vérité pure qui va sortir de ma bouche, et c’est la première fois qu’on l’aura entendue dans une oraison funèbre, et, surtout dans celle d’un roi, foutre. A la mort de ces tyrans les ci-devant grands aumôniers, les archevêques, les évêques, tous les cordons bleus de la calotte allaient déterrer dans les greniers, de pauvres auteurs crottés pour leur fabriquer un beau discours en l’honneur du prince trépassé. Le cuistre en habit noir inventait mille mensonges, que monseigneur le prélat apprenait ensuite par coeur, et débitait effrontément. Chaque mot était un blasphème contre la raison, en un mot, c’était ni plus ni moins que les comptes bleus dont le vertueux Roland fait tapisser les rues par les griffoniers qui sont à ses gages. Le roi défunt avait-il été un ivrogne fieffé, le cafard mitré soutenait qu’il n’avait bu que de l’eau toute sa vie, avait-il été un putassier dévergondé, c’était la sagesse même, avait-il fait égorger des milliers d’hommes, on le représentait comme le plus humain et le plus pacifique des monarques, avait-il mis le pauvre peuple à sec à force d’impôts et de grugeries, on ne craignait pas de vanter sa bienfaisance et son humanité.

C’est pour venger l’honneur des Français, d’avoir pu entendre si longtemps de pareilles sottises, foutre, que je vais parler enfin d’un roi, dans les termes qu’il convient. »

Note de la rédactrice : vous pouvez remplacer « foutre » par « fuck » pour plus de modernité.

A bientôt.

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