Sisyphe ou Zarathoustra

Souvenirs, souvenirs… « Ainsi parlait Zarathoustra », sous-titré Un livre pour tous et pour personne, est une œuvre de Friedrich Nietzsche. Quand je pense que j’ai rédigé mon devoir de philosophie, le jour du bac à partir d’un texte extrait de ce livre que je n’avais même pas lu. J’ai essayé depuis de le faire mais je n’ai jamais pu arriver au bout. J’essaierai à nouveau un de ces jours. Continuer la lecture

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Proverbe créole… prétexte comme d’hab.

« Boug-là l’y batte la mer pour gagne l’écume ». En graphie créole 77 ou autre, « Boug la li bat la mèr pou guinye lekim », ce bonhomme-là tape la mer pour avoir de l’écume, en français, on dit plutôt « battre l’eau » ou encore « battre  l’air, le vent » ou un peu différent mais plus courant « brasser de l’air ». Continuer la lecture

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Plus fort que France Telecom !

Je vous ai dit que certains blogs étaient intéressants. En voilà un « L’instit Humeurs » qui relate les états d’âme et le mal être des enseignants. L’article ci dessous est daté du 19 mars 2011. Du tout frais.

Cette semaine le Progrès annonçait le suicide d’un directeur d’école du Rhône, retrouvé pendu dans sa classe quelques minutes avant que les élèves n’arrivent. Dans un mot à ses proches, il faisait part de son « désespoir et ras-le-bol ».

Il y a quelques temps Ouest France titrait « Suicide d’enseignants : malaise à l’école » un article relatant une série de suicides dans l’Education Nationale dans l’Académie de Caen.

Cité dans l’article, le Ministère de l’Education Nationale cherche évidemment à minimiser le malaise, à détacher les suicides des conditions de travail et avance des chiffres : 6 suicides pour 100 000 enseignants chaque année.

Une étude épidémiologique de l’Inserm datant de 2002 annonce quant à elle bien autre chose : 39 cas par an pour 100 000 enseignants, lesquels sont plus de 800 000…

Il s’agit selon cette étude (citée ici) de la population la plus touchée, de peu devant la police.

En 2009, Véronique Bouzou, prof de français, publiait un livre fort intéressant intitulé « Ces profs qu’on assassine », dans lequel elle partait à la rencontre des enseignants, de leurs proches, des médecins spécialisés. Les témoignages mettaient en évidence la corrélation directe entre les suicides et les difficultés du métier, la dégradation des conditions de travail, le manque cruel de reconnaissance, la solitude de l’enseignant coupé de sa hiérarchie, le tabou enfin que constitue cette question du suicide dans l’Education. L’auteur rappelait par ailleurs que les enseignants sont les seuls, avec la police, à bénéficier depuis 1959 des services d’un établissement psychiatrique dédié, l’Institut Marcel Rivière (qu’on appelle nous « la Verrière »).

Au-delà du cas emblématique des enseignants, il faut également rappeler que la France est avec le Japon le pays de l’OCDE ayant le plus fort taux de suicide, avec 16,2 suicides pour 100 000 habitants chaque année.

Soit plus de 10 000 personnes qui se donnent la mort par an dans notre beau pays. Deux fois plus que le nombre de morts sur la route, maintes fois « cause nationale »…

De quoi, messieurs les politiques, se pencher sur cette question que Camus disait être « le seul problème philosophique vraiment sérieux », non ?

Nota : avec 25 suicides en 2010, France Telecom en est tout de même à un taux de 28.7 / 100 000 sur le sol français (la moitié de ses employés sont à l’étranger) ! Encore un effort, messieurs les dirigeants, et vos employés seront aussi déprimés que ceux de l’Education Nationale…

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