FAC Réunion

Connaissez-vous la FAC Réunion ?

Ce n’est pas l’université, non, c’est la Fédération des Associations Chinoises de La Réunion, créée en 1999 à l’initiative de plusieurs associations des Réunionnais d’origine chinoise, elle travaille aujourd’hui avec près de vingt-cinq associations, culturelles, cultuelles, sportives et économiques, dans un esprit de rassemblement, de valorisation et de représentation.

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Le Tibet et le 10 mars

Chaque année, où qu’ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars 1959 pour rappeler au monde que des Tibétains sont morts pour la liberté et pour qu’ils ne soient pas morts en vain. Leur mort fut un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre et indépendant. Mourir pour une idée… Brassens a rajouté «oui mais de mort lente», ce qui ne fut pas le cas. Continuer la lecture

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Les trois petits singes

Les singes de la sagesse, aussi appelés « les trois petits singes », sont un  symbole  de la sagesse orientale. Chacun d’eux se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche ce qui signifie « Ne rien voir, ne rien entendre , ne rien dire». À celui qui suit cette maxime, il n’arrivera pas d’ennuis, parait-il. En Chine…

Au Japon, les trois singes sont appelés Mizaru pour l’aveugle, Kikazaru ( pour le sourd, et Iwazaru pour le muet. Ces trois noms signifient littéralement, : « Ne vois pas », « N’entends pas », « Ne parle pas » , il existe un jeu de mots sur zaru (forme verbale négative archaïque) et saru (singe).

Les singes japonais sont venus de Chine, importés par un moine bouddhiste.Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.

D’autres interprétations sont possibles. Dans la philosophie orientale, la figure du Yin et du Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. Ces trois singes peuvent aussi métaphoriquement évoquer le contraire de ce qu’on leur fait habituellement dire.

  • Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n’écoutent pas ce que l’on leur dit…
  • Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent…
  • Il y a ceux qui entendent et voient des choses, mais n’en parlent pas…

Plus simplement, juste avec un adverbe qui change tout :

  • Ne rien entendre de mal.
  • Ne rien voir de mal.
  • Ne rien dire de mal.

Mais aussi plus clairement :

  • Ne pas vouloir voir ce qui pourrait poser problème.
  • Ne rien vouloir dire de ce qu’on sait pour ne pas prendre de risque.
  • Ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si on ne savait pas ».

Tiens, la dernière petite phrase me fait penser à quelque chose…

Les comportements d’autocensure peuvent traduire une forme d’irresponsabilité ou de lâcheté. J’en connais des…

La suite au prochain numéro.

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Société de l’éphémère

L’éphémère  est ce qui dure un jour… ou moins.

Et pourtant l’éphémère dure plus longtemps qu’il n’y parait.

L’éphémère s’inscrit dans la mémoire, et dans les photographies qui capturent l’instant pour en faire un souvenir. La photo est un  souvenir plus durable que la vision fugitive captée par l’œil et enregistrée dans le cerveau ou … l’âme.

Voilà ce qui pour moi est une représentation de l’éphémère : à Pékin, dans les Jardins de la Colline de charbon, un peintre d’eau. Je ne sais pas comment l’appeler. Il écrit, avec de l’eau, sur le bitume. Avec la chaleur, bien qu’écrits, les mots s’envolent … N’est-ce pas symbolique ?

Face à ça, le durable, en Egypte : le temple d’Hatchepsout (1480 ans avec Jésus-Christ). Bien caché, bien protégé ce temple. Une longue histoire à raconter. Une autre fois, peut-être ?

Aujourd’hui, que se passe-t-il ? Quelles traces laisserons-nous ? A part, les saletés : pollution, irradiation…

La technologie en général et les technologies de l’information plus particulièrement ont accéléré le temps. Tout savoir immédiatement ; le scoop en direct ; voilà comment tout va plus vite et comment naît une société de l’éphémère et du provisoire. Même les guerres n’ont plus l’air sérieux : ça a commencé en 1991 avec la première guerre du Golfe et les images de la CNN façon jeu vidéo. La vague noire du tsunami au Japon, vue et revue pendant 72 heures, a été mise aux archives : informations trop nombreuses, vite enterrées.

Mais tout est conçu sur le même modèle. Les jeux, les chansons, les chanteurs, même les livres se démodent vite. Les mariages sont à l’essai, les PACS les remplacent ; la famille est recomposée, à géométrie variable. Le travail est partiel, intérimaire ; même les travailleurs les plus diplômés deviennent des « intello-précaires » : des free-lance, des « prestataires »… Les appareils électroménagers ne se réparent plus, il faut  les changer. Pour les voitures, c’est tout juste si on ne nous demande pas d’avoir le même comportement. Société « kleenex », société du « prêt à jeter » !

Voilà une nouvelle manière de donner à l’Etat une occasion de nous taxer davantage.

S’il faut récupérer, recycler : il faut taxer !  Obligé ! Et nous nous laissons faire. Pourquoi ne boycottons-nous pas les jetables : lingettes, canettes, serviettes, bouteilles plastique, tous les produits jetables ?

Quelques bémols : les mouchoirs, les serviettes hygiéniques et les couches, s’il faut les laver, nous serons obligées (ées, bien sûr, c’est les nanas qui s’y colle-ro-nt) de gaspiller de l’eau du savon, nous polluerons aussi et en plus nous perdrons du temps tout en ayant des haut-le-cœur (c’est un mot invariable). Pour ça, restons au jetable.  Pour tout le reste, changeons de comportement : gardons, réutilisons.

Les pots, bouteilles, bocaux de verre, c’est moins polluant, plus sain bien souvent. Plus lourd toujours. Soit ! Mais il faut faire quelques efforts et quelques sacrifices pour améliorer notre condition. Et vous, les hommes costauds, faites-les courses, c’est aussi efficace que la salle de sport pour se faire les muscles et ça dégagera du temps pour votre compagne.

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