Tradition du Nouvel An chinois

Les célébrations et coutumes du Nouvel An chinois varient selon les régions ou les époques, mais tout le monde s’efforce de repartir sur un nouveau pied après s’être débarrassé des mauvaises influences de l’année passée, en respectant certaines règles. Lire la suite

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Pâques : le profane et le sacré

Que signifie Pâques pour vous ?

Quand on pose la question, les réponses sont variées selon l’âge de la personne  interrogée. Les oeufs, les lapins, les cloches en chocolat, celles de l’église, le repas en famille avec l’agneau pascal, les derniers jours de ski, les chassés-croisés sur les routes… Apparemment, les oeufs sont la première réponse fournie. Oeufs en chocolat, il va sans dire. Mais d’où vient cette tradition ? Voilà une explication que je vous propose mais j’accepte tous les compléments d’informations.

La tradition d’offrir des œufs remonte à l’Antiquité. Je crois me souvenir qu’Egyptiens et Romains offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance. C’est au même moment qu’est apparu le paradoxe de l’oeuf et de la poule :

« Qu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ? »

Si l’on vous répond « c’est l’oeuf », vous demandez alors « mais qui a pondu cet oeuf ? « C’est la poule »,  vous répond-on. « D’où sort donc la première poule ? » Le paradoxe vient du fait qu’aucune réponse ne parait satisfaisante. Alors l’oeuf ou la poule ?

Mais l’explication qui correspond le mieux à notre éducation chrétienne, c’est celle qui fait référence à l’église.

L’Eglise ayant instauré très tôt l’interdiction de manger des œufs pendant le Carême, les poules continuaient malgré tout à pondre ; les œufs pondus  pendant ces quarante jours étaient conservés, mais sans réfrigérateur, plus question de les manger après pareil délai. Ils étaient alors décorés et offerts.

De nos jours, le jeûne n’est plus observé de manière aussi stricte, au mieux évite-t-on la viande mais la tradition d’offrir des œufs est restée. Les oeufs sont en chocolat, en sucre, en plastique et garnis de friandises diverses. Il est loin le temps où Clément Marot, poète et  même versificateur de psaumes, fut emprisonné au Châtelet pour avoir mangé du lard en Carême ; c’était en l’an de grâce 1526.

Aujourd’hui, en France le Ramadan est bien plus respecté que le Carême. Que dire ? Je constate, c’est tout.

Pâques est pourtant la plus importante fête religieuse chrétienne.  Elle commémore la  résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa mort (Passion pour les Chrétiens).

La Semaine Sainte est la dernière semaine du Carême : ses trois derniers jours (jeudi, vendredi et samedi Saints) composent le triduum pascal. Elle commence avec la célébration du dimanche des Rameaux et se termine le Samedi Saint par la célébration de la veillée pascale et de la messe de la Résurrection. Le dimanche de Pâques marque la fin du jeûne du carême. C’est alors pour huit jours la semaine de Pâques ou « semaine radieuse » appelée quelquefois la « semaine des huit dimanches ».

En Europe, c’est l’Espagne, terre de grande ferveur catholique, qui n’a pas son pareil pour célébrer Pâques. Les processions de pénitents encagoulés et de personnages bibliques commencent dès le Dimanche des Rameaux. Elles sont suivies de processions nocturnes appelées « los pasos ». Ces fêtes de la Semaine Sainte enflamment toute la péninsule Ibérique, mais les processions les plus impressionnantes ont lieu à Séville, Cuenca, Grenade, Malaga, Valladolid, Jerez… Depuis des lustres, je rêve d’y assister au moins une fois. Ce sont peut-être mes ascendances qui m’y poussent. Incha Allah !

Pâque ou Pâques ? La langue française distingue « la » Pâque originelle juive et la fête chrétienne de Pâques. La première commémore la sortie d’Égypte par un repas rituel qui s’appelle aussi « la Pâque ». La fête chrétienne est multiple et  des rituels païens se sont greffés. Pour les Chrétiens, c’est à la fois la sortie d’Égypte de Moïse (l’Exode), l’institution eucharistique du repas de la Pâque, la crucifixion du Christ et son repos au tombeau durant trois jours, sa résurrection, passage de la mort à la vie le troisième jour.

De nombreuses coutumes païennes destinées à accueillir le retour du printemps se rattachent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps et le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

En Belgique et en France, on raconte aux enfants que depuis le Jeudi Saint, les cloches sont silencieuses en signe de deuil, qu’elles sont parties pour Rome, et qu’elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu’elles sèment à leur passage. A charge pour les enfants de retrouver les oeufs éparpillés.

Le repas de Pâques est souvent l’occasion de partager un gigot d’agneau rôti accompagné selon les régions de flageolets ou de fèves voire de petits pois. C’est gigot flageolets chez moi.

En Alsace et dans certaines régions d’Allemagne, on confectionne un biscuit en forme d’agneau appelé Osterlammele et les œufs de Pâques sont apportés par le lapin de Pâques (Osterhase). 

Les Allemands, les Alsaciens, les Américains et quelques autres décorent des œufs cuits durs avec de la peinture ou des feutres. Les Américains espèrent que l’Easter Bunny leur apportera des lapins en chocolat et des sucreries dans un panier tressé.

Dans les pays à majorité chrétienne orthodoxe, il y a beaucoup de coutumes qui plaisent particulièrement aux enfants. Des œufs sont peints pour cette journée, essentiellement en rouge, mais on utilise aussi d’autres couleurs. On s’échange ces œufs colorés, pendant toutes les fêtes de pâques et la semaine qui suit.

Plus religieux : en Grèce, et en Russie, il est d’usage de ramener chez soi la « lumière sainte », le jeudi saint après la lecture des douze évangiles, et de faire un signe de croix au-dessus de sa porte avec la flamme. Conserver la lumière sainte quarante jours, sans qu’elle ne s’éteigne, porterait bonheur.

Tous les peuples orthodoxes, respectent à Pâques la coutume suivante. Pendant toute la semaine les chrétiens orthodoxes se saluent par l’exclamation « Christ est ressuscité ! »  à laquelle on répond « Il est vraiment ressuscité ! »

Le Christ est pour le christianisme le Rédempteur divin, le Messie envoyé par Dieu dont la mort sacrificielle doit racheter les péchés des hommes.

Quand je regarde le monde actuel et l’ensemble du XX° siècle, je me demande comment les Hommes peuvent être rachetés des ignominies, crimes et autres cruautés dont ils se sont rendus coupables.

Les tours du 11 septembre sont dans vos mémoires, mais vous souvenez-vous du régime nazi (au moins 6 millions de morts), du régime de Pol-Pot (1,5 million de morts), Rwanda (1 million de morts, 260 000 morts à Hiroshima et Nagasaki, 13 millions de civils  et 8 millions de soldats russes pendant la Seconde Guerre Mondiale… ? Je ne mentionne ni les Aborigènes d’Australie, ni les Amérindiens, c’est plus ancien. Je passe sous silence d’autres atrocités. Que peut-il advenir de la race humaine qui se massacre ainsi ? Je sais que Pâques est un jour de joie pour la Chrétienté ; j’ai du mal à être dans l’allégresse.

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Dès que le printemps revient

Vous avez vu, j’ai changé d’image-bandeau. C’est le printemps ! Allons, allons, essayons d’être gais, même si le monde va mal. Si on essaie tous d’être heureux, de préférence en même temps, ça ira peut-être mieux, non ?

Le printemps, c’est le 20 mars, non ? Alors, si on le fêtait en musique ? Faut bien commencer par quelque chose. En France, tout finit par des chansons, mais après tout, on peut aussi commencer en chanson. Je fais comme je veux, non ?

Bon, je vais vous paraître encore plus vieille mais tant pis. J’organise mon festival de chansons d’un autre temps :  tiercé gagnant des titres avec le mot « printemps » qui me sont revenus : Jacques Brel, Marie Laforêt et Hugues Aufray.

Je vais chercher ces chansons pour que vous les écoutiez, bien sûr c’est si vous voulez. Ce ne sont pas les vidéos ou les images qui défilent qui offrent beaucoup d’intérêt mais les chansons (musiques entraînantes et paroles variées et quelquefois pleines de bon sens comme le conseil de la mère de Marie Laforêt ; écoutez bien les filles, lol !).

« Au printemps » de et par Jacques Brel

Au printemps, Marie Laforêt

Et  le plus vieux souvenir, 1964 : Hugues Aufray

Dès que le printemps revient, Hugues Aufray

Sérieusement, ça m’a fait un gros choc cette vidéo. Vous me direz, vous, ce que ça vous a fait.

Et si vous avez d’autres idées pour les chansons du printemps. Commentaire en bas d’article.

Bonne journée et joli printemps !

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