Egoïsme

Egoïste, égocentrique. Êtes-vous l’un ou l’autre ? Vous pensez que les autres le sont. Pas vous. Normal. «L’enfer, c’est les autres.» Une chose est sûre, notre société vit une crise d’identité sans pareille. Adieu solidarité, empathie… L’individualisme domine. Ou l’égoïsme. Pour se croire heureux, l’Homme consomme biens et plaisirs. Il fonctionne en hédoniste. Il ne peut être que malheureux. Alors individualiste, égoïste, égocentrique. Quel est le bon mot ? Lire la suite

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Le respect d’autrui

Le respect, un sujet qui donne à réfléchir. Nous nous plaignons de le voir disparaître mais souvent, dans ce cas, nous ne pensons qu’à l’oubli des règles de politesse. C’est vrai, nous sommes bien obligés de constater que les vieilles bonnes manières ont été oubliées, mais j’ai envie d’élargir le sujet ou la réflexion. Lire la suite

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Prendre le mors aux dents

Prendre le mors aux dents, là, il est encore question de liberté : liberté de choisir sa vie.

Vous avez assimilé des tas d’idées pour être heureux, vous vous êtes enfin compris, vous avez réussi à remonter la pente quand vous aviez un coup de blues, vous arrivez à vivre un peu plus pour vous, et un peu moins pour et par les autres, vous savez dire ce que vous voulez, mais en face on ne vous entend pas, en face on ne répond pas… Que faire ?

Longtemps, vous arrivez à oublier cette incompréhension et vous avancez droit dans vos bottes, brave petit soldat. Et un jour, ça vous pèse trop, à nouveau. Un petit coup de blues, des épisodes de nostalgie et hop, on révise, on va relire l’article « estime de soi » (5 février 2011) et on continue.

Si l’autre ne répond toujours pas, ce n’est peut-être pas parce qu’il ne vous accorde aucun intérêt mais simplement qu’il a d’autres intérêts, souvent lui-même exclusivement, l’égoïsme est le problème essentiel.

On peut ajouter que certaines personnes veulent rester fidèles à leurs idées, à leur façon de vivre, à elles-mêmes et qu’elles se complaisent dans le mensonge et l’hypocrisie ; elles le nient ; c’est tellement plus facile de ne jamais se remettre en cause.

En plus, si pendant longtemps, vous n’avez pas osé vous manifester, c’est-à-dire que vous n’avez pas osé vous exprimer clairement, sans crier, sans hargne, sans colère, de peur qu’on ne vous quitte, qu’on ne vous aime plus, commencer à vous faire entendre va casser le rythme. On ne vous comprendra plus, mais on ne partira pas, on vous mettra la faute sur le dos jusqu’à vous accuser délibérément des travers que vous n’avez jamais eu. Là, je parle en connaissance de cause, je viens de m’entendre dire que j’avais oublié une information essentielle. Je n’ai pas crié, j’ai juste constaté un fait de plus de trente ans. Je ne développe pas davantage, ça n’en vaut pas la peine.

J’ai admis, enfin, que l’incompréhension ou le refus de l’autre ne m’enlève pas le droit d’avoir des désirs, de les exprimer et à terme, de les réaliser.

Personne ne peut m’empêcher de dire la vérité, même si l’autre veut la travestir, dans certains cas, c’est impossible : il y a des témoins et une seule vérité claire, nette, précise.

Je ne dois plus attendre  de recevoir ce que l’autre n’est pas capable de me donner. J’ai oublié de vivre pour moi, je vais y penser et le faire ! Au plus tôt !

Pourquoi donc titrer « prendre le mors aux dents » ? Parce que j’aime les expressions et que celle-là convient dans sa deuxième acception. Je m’explique.

Prendre le mors aux dents, c’est : soit se laisser aller à la colère, soit se mettre soudainement et avec énergie à un travail, à   une entreprise…

Le sens initial de cette expression vient du monde équestre. Le mors est un élément du harnais, une pièce qui traverse la bouche du cheval, qui repose sur une zone édentée à l’arrière de la mâchoire, et qui sert à le diriger. Si jamais le cheval prend le mors aux dents, c’est-à-dire si cette pièce s’avance au-dessus des dents, il devient impossible de diriger l’animal qui s’emballe. Autrement dit,  » le mors aux dents » a d’abord été le symbole de l’emballement.

Le deuxième sens de l’expression vient d’une autre manière de voir la chose : si le cheval prend le mors aux dents, il peut en faire complètement à sa tête et en quelque sorte décider de son sort. Il prend  une nouvelle bonne résolution et s’y tient.

Pour moi, elle confirme l’existence de la liberté d’action. Ca me rassure. Pas vous ?

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