Que d’eau, que d’eau !

«Que d’eau ! Que d’eau !» 8 juin, Saint Médard et il pleut. Je crois qu’il y en a qui pleurent. Trop c’est trop, ce n’est pas bon pour le moral ni pour les champs. Il faut de l’eau, mais point trop. Est-ce qu’un nouveau Déluge est en marche ? Avec quarante jours de pluie, Dieu voulait nettoyer la Terre. Après Noé, les  hommes n’ont toujours pas compris…

Le Déluge est un mythe, très ancien, répandu dans de nombreuses cultures. Des pluies intenses, des inondations catastrophiques qui exterminent hommes et animaux à l’exception d’un seul couple de chaque  espèce pour repeupler la Terre.
« Je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. » ; Genèse, 7 : 1 ~ 4.

Les proverbes, dictons ne manquent pas pour cette journée. « S’il pleut à la Saint-Médard, il pleuvra quarante jours plus tard, à moins que Saint Barnabé ne vienne tout rattraper. »
ou encore :
« Pleurs de Saint Médard, quarante jours bousards. »
« Lorsque Saint-Gervais est beau, il tire Saint Médard de l’eau. »

Mais connaissez-vous la légende de Saint Médard  ?
Je vous la raconte.

Saint Médard avait un amour de petit âne mais un jour, l’âne disparut ; le saint pleura abondamment ; sans cesse et abondamment, tant et si bien qu’il plut à seaux sur la Terre. Au bout de trois jours, saint Barnabé avoua qu’il avait fait à son collègue une mauvaise farce, il avait caché l’âne ; il le lui ramena donc. Saint Médard cessa de pleurer. Il cessa de pleuvoir. Depuis, tous les ans, saint Barnabé recommence la farce, il arrive parfois qu’il ne rende pas l’âne au bout de trois jours alors saint Médard continue à pleurer. Sacrebleu, enfoiré de Saint Barnabé !

J’espère pour vous et moi que cette année, l’âne sera vite rendu à son propriétaire.

Vous en avez assez de la pluie, non ? Trop d’eau ! Quant à cette célèbre exclamation : «Que d’eau, que d’eau !» elle est de Patrice de Mac-Mahon, président de la République (du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879) à Toulouse en 1875. Cet homme est lié à la ville rose : un de ses ancêtres, Paul Riquet, avait, sous Louis XIV, percé le canal du Midi.

Lors de la plus effrayante crue de la Garonne qui fit des centaines de morts, il ne trouva que ces mots pour réconforter les Toulousains : « Que d’eau, que d’eau… ». Que dire d’ailleurs ? Que peut-on faire contre la nature ?  Il est vrai qu’on se sent encore plus démuni et coupable devant les crues et les inondations conséquentes que devant  la violence dévastatrice d’un incendie ou le déferlement angoissant et spectaculaire d’un tsunami. Les inondations arrivent lentement, sûrement, inexorablement. Elles prennent possession du territoire et transforment le décor. Un immense lac…

10 réflexions au sujet de « Que d’eau, que d’eau ! »

  1. chez moi, il a beaucoup plu, trop plus !
    Les plantations ont souffert et pris du retard, parce qu’ en plus, il faisait froid !
    Mais depuis 15 jours, soleil, et déjà la terre réclame de l’ eau !
    bonne fin de semaine
    bisous

  2. Bonjour Françoise
    mon coucou depuis la Belgique
    Je te souhaite une très bonne journée
    Nos amitiès bises
    Qing&rené

  3. …bonjour Françoise, il n’a pas plu à la st Medard, par contre il pleut aujourd’hui, qu’en conclure ?? cela ne nous empechera pas de fêter les 80 ans de Jeanine, bon dimanche à toi et les tiens, bisous

  4. Seuls les êtres méritants et purs furent sélectionnés pour être sauvés et perpétrer les espèces. Bien, construisons notre arche.

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