Impôts

Un nouvel impôt ou plutôt un ex-impôt qui revient. Comment trouver des sous? Partout où c’est possible ? L’avant-dernière idée du gouvernement « taxer les loyers non payés par les propriétaires de leur logement ». Alors que dire ? Les propriétaires, s’ils sont taxés sur le loyer fictif de leur résidence principale, doivent pouvoir déduire de ce pseudo-avantage les charges qu’ils supportent au titre du remboursement d’un crédit immobilier par exemple, mais aussi des charges de copropriété, des travaux divers d’entretien ou d’amélioration. Pour que cette taxation ne soit pas inconstitutionnelle, il faut que les avantages taxés soient réels donc que les charges soient véritablement déduites. Combien rapporterait alors cette nouvelle taxe ? À mon avis, pas grand chose car à malin, malin et demi, il suffira de faire des travaux d’amélioration pour n’avoir rien à payer.

Le gouvernement se hasardera-t-il aujourd’hui à remettre en vigueur un tel système ? Il doit mesurer les conséquences économiques et politiques, sa popularité n’est pas bien grande, il l’a perdue en peu de temps.

Mais, mais, mais… Si l’on veut tuer la société française dite capitaliste et la classe moyenne en même temps, il suffit d’appliquer cette idée de Karl Marx, économiste et homme politique allemand : « Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts. » Même les petites gens y laisseront des plumes et peut-être même la vie, à coup sûr leur liberté.

Allez, je vous donne une série de pensées à propos des impôts, certains devraient vous faire rire puisqu’il faut arriver à rire de tout.

Ma préférée, c’est le bon sens : « Le prélèvement d’impôts au-delà du strict nécessaire constitue un vol légalisé. » Calvin Coolidge (Président des Etats-Unis (1923-1929)

« Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d’ailleurs, s’annulent si bien que je travaille, finalement pour rien. » Francis Blanche

« Je suis fier de payer des impôts. La seule chose c’est que je pourrais être tout aussi fier avec seulement la moitié de la somme. » Arthur Godfrey

« Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l’exercice de ses « ponctions ». » Serge Mirjean

« Un millionnaire est un milliardaire qui vient de payer ses impôts. » Jean Rigaux (Chansonnier français)

« Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s’obstine à vouloir garder un peu d’argent pour son propre usage. » Philippe Bouvard (Journaliste et humoriste français)

« Chaque contribuable est quelqu’un qui travaille au profit du gouvernement sans être astreint à passer les concours de fonctionnaires. » Ronald Reagan (Président des États-Unis de 1981 à 1989)

« Le jour est proche où nous n’aurons plus que l’impôt sur les os. » ou encore « Deux milliards d’impôts ! J’appelle plus ça du budget, j’appelle ça de l’attaque à main armée » Michel Audiard (Dialoguiste et cinéaste français)

« Un moyen de réduire les impôts serait d’organiser une élection chaque année, car il semble que l’année des élections il n’y ait jamais d’augmentation d’impôts » d’un auteur anonyme que je crois déjà avoir cité. D’autres techniques pour ne pas être imposable ? Être asocial : ne peut avoir d’emploi salarié et déclaré, ne pas avoir de domicile fixe (déménager régulièrement, ça marche), devenir apatride…

À La Réunion, un dicton reste dans le sujet du jour : « Vié fiy i pèye pa zinpo ».

Après un certain âge, si la femme n’a pas trouvé à se marier, elle restera célibataire jusqu’à la fin de sa vie : elle restera vieille fille. C’est comme ça que l’on disait avant. Les temps ont changé. Aujourd’hui, les filles se disent « mieux vaut être seule que mal accompagnée » mais dans le temps «lontan», si les filles ne trouvaient pas de mari, c’est peut-être parce qu’il n’y avait pas assez d’hommes à cause des guerres par exemple mais surtout parce que, il faut le reconnaître, les parents ne voulaient pas les marier à n’importe qui. Pour consoler les filles qui restaient sous le toit paternel, on leur disait alors : les vieilles filles ne paient pas d’impôts. On dit aussi : « vié fiy i pèye pa patente », une vieille fille ne paie pas de patente. La patente, un vieil impôt abandonné ; créé en France (nous avons des idées) par la loi des 2 et 17 mars 1791 et répandu à travers le monde, cet impôt touche les personnes physiques ou morales qui exercent un commerce, une industrie ou une profession imposable. La patente fut supprimée par la loi n°75-678 du 29 juillet 1975 et remplacée par la taxe professionnelle. En 2010 la taxe professionnelle est remplacée par la Cotisation économique territoriale et par l’IFER.). Côté impôts, les fonctionnaires français ne manquent vraiment pas d’imagination. Il faudrait qu’ils se calment.

« En trayant sans cesse la vache à lait, on tue la poule aux œufs d’or », Henri Jeanson et pour finir :

« En ce monde rien n’est certain, à part la mort et les impôts ». Benjamin Franklin

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3 réflexions au sujet de « Impôts »

  1. on finirait par comprendre les itinérants qui refusent de s’ installer !
    il y a aussi le Fmi, qui voudrait taxer l’ argent en dépôt ou placé.
    https://dub119.mail.live.com/default.aspx?id=64855&owa=1&owasuffix=owa%2f#n=1187012469&fid=4&mid=1ff2cebf-2e5b-11e3-b053-00237de3fb3e
    Si on réfléchit bien, l’ employeur paie 2000 euros, pour un membre du personnel !
    L’ état récupère 1000 euros, puisque le travailleur ne touche que 1000 euros bruts, dont on déduit rds, csg, retraite, solidarité et j’ en passe !
    et sur son net, on doit encore retirer la tva et les impôts !
    et l’ état ne pratiquerait pas l’ usure ?
    bonne journée Françoise
    bisous

  2. Bonjour,

    La « citation » attribuée à Marx dans cet article est un faux. Il n’a jamais dit ou écrit ça.

    Cordialement.

  3. @ Istrati

    Merci pour votre commentaire. Ne connaissant pas toute l’œuvre de Karl Marx, loin de là, j’avoue n’avoir fait que reproduire une citation qui apparait souvent sur internet. Mais vous, comment pouvez-vous affirmer que cette phrase est véritablement un faux ?

    Le plus curieux c’est que M. Olivier Dassault l’a utilisée à l’Assemblée Nationale le 30 octobre dernier, question N° : 1253. Réponse publiée au JO le : 30/10/2013 page : 10704
    Voilà un extrait :
    Monsieur le Premier ministre, Karl Marx a écrit qu’il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts, et toujours plus d’impôts ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Et vous connaissez l’adage : trop d’impôt tue l’impôt. Alors où allons-nous, monsieur le Premier ministre ? Qu’est devenue la pause fiscale annoncée par le Président de la République et que vous avez vous-même transformée en ralentissement fiscal ? (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)
    Qu’avez-vous fait de cette promesse ? Certes, dans sa sagesse, le Gouvernement a réalisé qu’il n’était pas possible de taxer l’épargne de millions de Français via leurs PEL et leurs PEA, qui plus est rétroactivement, sur plus de quinze ans. Mais pourquoi maintenir cette mesure pour les contrats d’assurance multisupports ?
    L’article 2 de notre code civil énonce clairement que la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif. C’est là une simple question d’éthique, une question ni de droite, ni de gauche. Il en va simplement du respect de la politique et de nos concitoyens.
    Alors, sous couvert de l’intérêt général, il serait possible de taxer rétroactivement les économies des Français ? Mais l’intérêt général ne doit pas imposer de faire d’une exception une habitude ! Comme le chef de l’État l’a promis, les Français, qu’ils soient chefs de famille ou d’entreprises, réclament plus de stabilité fiscale.

    … En remettant en cause continuellement le passé, vous tuez la confiance dans l’avenir, je le répète, à la fois pour les ménages et pour les entreprises.
    Référez-vous à ma proposition de loi discutée en séance publique le 6 juin dernier. L’Italie, la Suède, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas interdisent déjà l’adoption de dispositions fiscales rétroactives lorsqu’elles sont défavorables aux contribuables.

    Vous comprendrez que le problème posé par mon billet n’est pas véritablement « Karl Marx ou pas » mais jusqu’où peut-on pressurer le peuple ?

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