Société

Société (définition) : état de vie collective; mode d’existence caractérisé par la vie en groupe; milieu dans lequel se développent la culture et la civilisation. Nous voilà bien aujourd’hui dans notre société ; quelle culture !

Si la télévision est la référence en matière de culture et de civilisation, nous voyons quel niveau nous avons atteint. Il fut une époque où la télévision était vue comme un outil de libération de l’Homme, un idéal de progrès par l’instruction et le savoir partagé. La télévision arrivait à conjuguer, plutôt bien, sur une seule chaine, distraction, information, instruction. Aujourd’hui le nombre de chaines a explosé, nous avons la quantité mais la qualité n’a pas suivi. La recherche de qualité a laissé la place à la recherche du profit mais la télévision est un vaste sujet et je m’éloigne de mon idée première : la société

Les Humains vivent en groupes organisés, en société. Chacun de nous a une vision personnelle de la société idéale. Si nous étions tous intelligents, disciplinés nous pourrions vivre beaucoup mieux ; en effet, dès qu’une organisation est mise en place, apparait toujours la nécessité d’un chef, un meneur, choisi, élu, autoproclamé. Je me souviens des cours de philo et des théories avec lesquelles je n’étais pas toujours d’accord ; je n’aimais pas Rousseau, pourtant quand aujourd’hui je lis :

« Les villes sont le gouffre de l’espèce humaine […] Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières, mais épars sur la terre qu’ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent ».

je suis plutôt d’accord. La société corrompt les hommes. Avoir un chef n’est pas bon non plus. Simone Weil (avec un W), philosophe inclassable (née juive, elle mourut quasi chrétienne, révolutionnaire, anarchiste, sa philosophie fut traditionaliste)  écrivit : 

La société fait écran entre la nature et l’homme. Être en face de la nature et non des hommes, c’est la seule discipline. Dépendre d’une volonté étrangère, c’est être esclave (Simone Weil)

Notre société aujourd’hui est tellement loin de la nature que désormais, nous apprenons à ne plus être mais simplement à avoir, à posséder sans réflexion. Les paroles de la chansons d’Alain Souchon « Foule sentimentale » le relevaient :

« le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires

L’argent semble être devenu l’obsession commune pour paraître… beau, faire croire qu’on est intelligent… Dans cette société du spectacle les actions sans substance sont glorifiées grâce à la TV lobotomie et à tous les écrans dont on peut disposer. En écrivant cela, j’ai l’impression d’être une vieille grincheuse d’un autre siècle mais je ne peux que constater que la morale, la vertu ont été remplacées par des idéologies individualistes. Des benêts, clonés, standardisés ont supplanté les individus autonomes, perspicaces. La quête effrénée de l’argent n’a engendré que des êtres vides de pensée, des amoraux, des pusillanimes, des hypocrites. Je ne suis pas pessimiste, juste lucide, pas même extra-lucide, simplement réaliste.

Même l’amour a perdu de sa beauté pour devenir un objet de consommation. Le temps n’a plus de réelle valeur, il est perdu dans les transports en commun par les travailleurs et ne sert plus qu’aux divertissements dans lesquels, la conscience aliénée,  nous nous complaisons passivement. Comme je l’ai souvent regretté l’intelligence n’est plus rentable, seules les belles paroles rapportent. Adieu le charisme, vive le sybaritisme ! (En même temps que Manu, je peux moi aussi me servir de mots rarement utilisés, souvenez vous de ces quatre LÀ, , et où il y en a même deux : triskaidékaphobie  et  paraskevidékatriaphobie )

J’ai envie de finir ce billet en chanson. Ce n’est ni du comique, ni de la gaudriole mais c’est chouette quand même (encore du Souchon) :

Mais, l’épreuve que l’Humanité traverse en ce moment nous fera-t-elle changer de comportement ? Deviendrons-nous plus simples ? Pas stupides, naturels.

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3 réflexions sur « Société »

  1. C’ est bel et bien l’argent qui corrompt tout, avec l’orgueil comme moteur !
    La télévision devient de plus en plus le vecteur de la publicité, qui veut faire de nous des consommateurs de l’inutile suggéré indispensable.
    Même les laboratoires ne pensant pas à guérir, mais à vendre le plus possible de médicaments !
    De plus en plus de chirurgiens choisissent l’ esthétique, ça rapporte plus !
    Je pense que la fin des humains est programmée, et que le responsable sera l’humain lui même !
    On ne peut qu’accepter ce qu’on ne peut changer.
    Bonne journée Françoise
    Bisous

  2. J’ai toujours très bien compris Rousseau, ce qui ne m’empêchait pas d’aimer aussi Voltaire… Vous avez viré votre cuti, vous qui, plus jeune, ne l’appréciiez pas… Rousseau est pessimiste et lucide, mais c’est parce que le monde est ce qu’il est… Il est aussi plein de rêves… Très contradictoire, comme personnage.
    Très bonne soirée à vous

  3. Oui, Zalandeau, plus jeune je n’aimais que Voltaire, Rousseau me dérangeait à cause de sa « Nouvelle Héloïse » et de sa « bataille » avec Voltaire. Aujourd’hui j’aime toujours beaucoup les écrits de Voltaire mais je me suis rendu compte que le bonhomme pouvait être aussi un coquin, vivant confortablement en partie grâce au commerce triangulaire. Plus jeune je n’avais retenu que l’affaire Callas et sa « Prière à Dieu ». On est trop entier quand on a dix-sept ans. Rousseau, Voltaire sont comme beaucoup d’humains pleins de contradictions et il est facile de ne voir qu’un côté d’un personnage. Facilité !
    Merci pour ce commentaire. Très bonne soirée aussi à vous.

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