Privilèges

Oubliée cette nuit du 4 août 1789… Oubliée puisque nous reculons, puisque nous voyons apparaître de plus en plus de privilèges. Oui quelques-uns profitent tandis que d’autres subissent. (Le mot «privilège» signifie étymologiquement «loi concernant un particulier» ou loi réservée à quelques-uns ce qui s’oppose à l’égalité républicaine, c’est-à-dire identique pour tous).

Il suffit de lister les inégalités actuelles flagrantes pour sentir la révolte monter dans notre cœur :

l’égalité dans l’accès aux emplois (même pour les emplois publics). Le plus beau  c’est que l’idée du « à chacun selon son mérite » a disparu presque totalement et que le népotisme ravage la société française de même que les « pistons » de toutes sortes,

l’égalité devant la retraite, la maladie ou la mort n’existe pas : du fait des conditions de vie et de travail dissemblables (mineur, peintre ou employé de banque, les risques sont différents),

l’égalité devant l’impôt, cette loi est largement bafouée par des évasions fiscales de toute nature : délocalisation de la fortune, conseils d’experts fiscalistes pour les plus riches et surtout des exemptions et des quantités d’exceptions (« on » brouille les pistes) et des gens d’en-haut « oublient » de déclarer leurs revenus.

L’égalité de tous les Français au sein de la République est directement attaquée par la politique dite de « l’Europe des régions » qui démantèle petit à petit l’unité et l’indivisibilité de la République française : autonomie des régions. Des régions riches, d’autres pauvres, des petites, des grandes, avec leur langue propre…

Ce dont la France a besoin en 2014, c’est donc, ni plus ni moins, d’une nouvelle nuit du 4 août pour supprimer les privilèges actuels. Quant à l’unité du pays ? Comment la maintenir si on disloque tout en commençant par l’école.

Je vous rappelle que je suis grenobloise d’origine et que je connais un peu l’histoire de ma région natale. Souvenez-vous que la première manifestation de révolte contre l’autorité royale eut lieu à Vizille (près de Grenoble) lors de la « journée des tuiles » le 7 juin 1788 (les habitants s’en prennent aux soldats du roi qui avaient reçu l’ordre de renvoyer sur leurs terres les parlementaires du Dauphiné parce qu’ils remettaient en cause les impôts).

Nous connaissons tous l’abominable fiscalité de l’Ancien Régime et l’image d’Épinal qui lui est associée : celle d’un paysan accablé sous le poids de l’impôt.

Or le travailleur français moyen sous l’Ancien Régime payait (parait-il) seulement l’équivalent de 18 jours de travail en impôts (gabelle, taille, vingtième, etc.). Aujourd’hui, nous ne sommes quittes avec l’État qu’après … 208 jours, soit plus de dix fois plus.

Affreux Ancien Régime ! Quelle belle époque aujourd’hui ! Le jour de libération fiscale, après 208 jours de taxe, est un concept relativement simple à comprendre, dont le but est d’illustrer la pression fiscale ressentie dans un pays.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_lib%C3%A9ration_fiscale

Seule la Belgique fait « mieux » que nous avec ses 218 jours.

Des réformes doivent être mises rapidement en place  pour instaurer une politique  plus juste. Le mécontentement sans cesse grandissant avec le risque d’aboutir sûrement à une catastrophe…

Qui donc a dit ou écrit :  « Nous Français sommes à peu près incapables de faire des réformes, seulement des révolutions » ?

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6 réflexions sur « Privilèges »

  1. Merci d’être passée me voir
    Je suis de retour mais mon blog reprendra mercredi matin
    Bise @ bientôt

  2. Tout ce que le peuple a obtenu, c’ est par la force, les grèves par exemple !
    Il est évident que nous en sommes revenus à un régime autoritaire qui s’ engraisse sur le dos des citoyens !
    Je suis d’ accord avec toi, une révolution s’ impose !
    Bonne journée Françoise
    Bisous

  3. bonjour, il y a d’autres mots comme ça qui ont changé de sens comme respect par exemple….bonne journée

  4. merci pour ton com sympa ! il y a tant à dire et à faire ! les politiciens ne pensent qu’à eux ! l’égalité n’est pas pour demain !!!! bon am A+

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