A… Ab…

Je vous ai parlé de l’abricot il y a quelques jours mais dans ma recherche de savoir, j’ai retenu quelques mots commençant par A et surtout AB, des mots, des verbes en particulier proches en sonorités ou/et en sens. Pour jouer avec les mots, on se fournit le matériel.

Abhorrer qui signifie avoir en horreur, dont les synonymes sont abominer, détester, exécrer, haïr et dont un antonyme est proche en sonorité : adorer. (J’adore pas… tiens, tiens… j’adore pas ce que dit notre président.)

Arborer : porter ou prendre avec plus ou moins d’ostentation. Arborer l’étendard de la révolte  ou simplement arborer un chapeau, une toilette. (Les premières dames, lors des cérémonies, arborent des vêtements coûteux devant le pauvre peuple, comme Marie-Antoinette, reine dont la tête a été coupée le 16 octobre 1793.)

  • En argot, arborer le genou signifie être chauve.
  • Pour les marins, arborer c’est hisser, déployer la voile par exemple : arborer le grand pavois, ou un pavillon.

Arboriser une région, c’est la doter d’arbres : planter et cultiver les arbres mais souvent, dans le langage courant, il y a une confusion entre arboriser qui peut signifier herboriser c’est-à-dire recueillir des plantes dans la nature pour les étudier, les collectionner ou pour utiliser leurs propriétés thérapeutiques.

Aberrer : s‘égarer (dans la foule par exemple), s‘écarter de la voie normale, dévier ou s‘écarter de la vérité, de la bonne règle, se tromper. Le verbe possède un participe présent,  très pénible et trop souvent utilisé « mal Tà propos » : aberrant. Ah, les mots à la mode !

Abader est un terme régional utilisé dans les campagnes qui signifie courir les champs, s’affranchir de toute entrave et de toute gêne, se sauver, s’enfuir. 

Aboutonner, c’est ce que je disais en bonne Grenobloise du quartier Berriat (quartier populaire), quand j’étais jeune pour boutonner, fermer un vêtement. S’aboutonner pour se boutonner me paraissait normal jusqu’à ce que Raoul, un ami de la famille se moque de moi, de ça et de mes z’Y à répétitions, « fais-y moi »,  « dis-y lui » qu’on retrouve dans le parler gaga des Stéphanois et même au Canada. Ceci étant Marcel Proust dans «  À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann » a écrit :

Françoise me criait : « allons, aboutonnez voir votre paletot et filons »… 1913, « Du côté de chez Swann »

Aboter, abotter : faire aboutir, venir à bout d’une tâche.

Abouter : joindre, lier en joignant deux objets par leurs bouts ; au figuré : mettre en rapport deux personnes ou deux groupes de personnes et quelquefois dans certaines régions aboutir à, se terminer, mener jusqu’au bout.

Aboucher : aboucher quelqu’un ou quelque chose, c’est mettre en rapport, en communication verbale, étroite, directe, comme bouche contre bouche. On peut aussi aboucher quelqu’un ou quelque chose avec : mettre en rapport, en communication étroite avec… ou encore : aboucher quelqu’un ou quelque chose à : faire adhérer étroitement. La forme pronominale existe aussi s’aboucher avec ou s‘aboucher à.

Abouler : (emploi populaire) donner, apporter sans retard et quoi qu’il en coûte une somme d’argent en général, payer : « Aboulez la galette » (Le Président et son Ministre des Finances nous ordonnent la même chose moins crûment mais de manière efficace, ils se servent tout seuls.) L’emploi pronominal s‘abouler.[ c’est arriver rapidement.

J’ai une suite en préparation. Alors à plus tard.

 

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2 réflexions sur « A… Ab… »

  1. Et bien, je ne connaissais que les 3 premiers mots !
    Mais il y en a tant !
    Hier je regardais une émission dans laquelle on parlait des animaux marins, et en particulier d’ un oursin qui  » fluorescait  » !
    Un verbe que j’ entendais pour la première fois

  2. Il y a plein de mots que je ne connaissais pas …
    Mais ça ne me manquait pas pour m’exprimer, il m’arrive même d’inventer des mots, j’adore ça !

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