Un (bis)

Comme prévu, encore un peu de UN (et UNE). Je commence avec ce proverbe (chinois ?) : « Il vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle que maudire l’obscurité » qui signifie (à mon avis) : « agis plutôt que de te plaindre ».

C’est ce qu’ont fait les Gilets Jaunes, ils ont agi dans l’espoir de se faire entendre et de changer leur sort ainsi que celui de leurs concitoyens mais la tâche n’était pas aisée. Les risques courus étaient grands : manipulation policière et journalistique, débordements organisés par des « casseurs » (connus de la police), répression sévère et violences policières confirmées par des témoins et prouvées des vidéos mais toujours niées par le ministre de l’Intérieur. Que penser de ce qui s’est passé à Toulouse ce samedi 2 mars 2019 ?

    • un homme en fauteuil roulant a été gazé à « but portant » par un policier qui lui a pulvérisé abondamment du gaz lacrymogène sur le visage. Le policier n’était pas en danger face à un élément dangereux ; ses collègues, qui se trouvaient à ses côtés, n’ont pas réagi, c’est un civil qui s’est indigné. Les autorités n’ont pas commenté cet incident mais la victime veut porter plainte. j’espère qu’elle le fera et surtout que sa plainte sera entendue (ce n’est pas toujours le cas et on nous parle de justice).
    • un CRS s’en est pris violemment à une femme d’un certain âge, en marge de la manifestation des « gilets jaunes » qui s’était dispersée. Devant une pharmacie, la femme semble engagée dans une conversation tendue avec des policiers quand soudain l’un d’eux la pousse et la fait tomber. Tirée par derrière, projetée au sol avec son compagnon, elle est frappée, à terre. pendant plusieurs secondes. La préfecture de Haute-Garonne s’est justifiée en précisant que le “couple est venu s’interposer au milieu des forces de l’ordre. Invitées à circuler les deux personnes ont alors proféré des insultes à l’encontre des policiers et l’une a même tenté de dérober une grenade.” La vidéo ne montre pas d’attaque de la part du couple, juste les violences policières. Les deux personnes n’ont pas porté plainte (pourquoi ? Intimidation ?) et n’ont pas été interpellées (encore heureux !).

« Il n’y a pas de violence(s) policière(s) » a dit Castaner. Non, non ! C’est un mensonge ! « La violence, elle est là » (pff ! la rhétorique mise à la mode par François Hollande !). Le ministre évoque l’ultra-violence de certains manifestants. Le couple ou l’homme en fauteuil roulant ?

Lui, en tous cas, ne respecte pas les lois. Il ne risque rien ? Au dessus des lois ? Comme l’autre (du ministère de l’écologie-environnement) qui roulait à 150 kilomètres-heure un jour de pollution avec vitesse limitée : elle ne savait pas. ? ! On nous prend pour des cons.

à voir sur internet.

Le respect du code de la route, c’est pour les cons comme vous et moi. Castaner conduit sans ceinture de sécurité et en répondant au micro (c’est pareil que parler par téléphone au volant ).

Sans ceinture = 3 points et 90€ d’amende
Parler au téléphone = 3 points et 60€ d’amende

Monsieur Castaner, à dix-huit ans, a quitté le foyer familial pour aller à Marseille gagner de l’argent en jouant au poker. Là, il est lié à Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence abattu de plusieurs balles en 2008 ; «C’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant» précise Castaner. On peut fréquenter le milieu interlope (dont l’honnêteté ou l’honorabilité sont douteuses) et devenir Ministre de l’Intérieur mais on peut laisser aux Français le droit de se poser des questions et de demander des réponses. Pourquoi deux poids, deux mesures ? Une loi pour tous !

Je continue ma liste d’expressions :

  • Une fois n’est pas coutume » : faire quelque chose une fois ne signifie pas qu’on va le faire habituellement. Ainsi changer ses habitudes exceptionnellement ne change pas le destin d’un individu et ce n’est pas la « maraude » de Macron auprès des SDF – sans caméra, mais pas sans photographe – qui va le rendre humain et faire croire qu’il fait attention aux gens. Quand il passe 15 heures au Salon de l’Agriculture, quand il reste des heures et des heures dans les débats citoyens, ça ne veut pas dire qu’il est sincère mais simplement qu’il veut battre des records de présence. Nous, on veut des résultats, de vrais changements mais Macron ne nous donne aucun signe de revenir sur ses réformes les plus controversées comme la suppression de l’ISF ou les diminutions des indemnités ministérielles et parlementaires.
  • L’homme d’un seul livre : individu sûr de lui et sûr d’avoir raison, qui ne revient jamais sur ses décisions une fois prises ; ferme, intransigeant. Emmanuel Macron, malgré sa culture affichée, serait-il homme d’un seul livre ?
  • Garder une poire pour la soif : se réserver pour l’avenir. Être prévoyant, garder de côté de quoi assurer des besoins futurs. Économiser, épargner. Mission impossible ! De plus en plus difficile d’économiser pour les Français moyens.
  • Là où tous puent, un seul sent à peine mauvais : les cochons dans la soue ou les ministres d’un gouvernement, les élus corrompus.
  • Le cheval qui est seul à courir passe pour un bon coursier : faut-il expliquer ? Je trouve que cela ressemble beaucoup « au pays des aveugles, les borgnes sont rois ». On peut être mauvais, simplement être le moins mauvais des présents.
  • Le pape et le paysan unis en savent davantage que le pape tout seul. Ça marche aussi pour un président. Macron, il ne sait pas tout, ses ministres encore moins et ils devraient tous écouter le peuple quand il s’exprime. Ne pas le faire taire sous prétexte qu’il n’a pas la parole. Qui sinon le peuple justifie la présence, la parole, le pouvoir des élus ?
  • L’erreur d’un jour devient une faute si l’on y retombe : les revendications  des Gilets Jaunes, les « émeutes » n’ont pas été comprises et le système continue comme si de rien n’était. Attention à la suite. Le printemps risque d’être très chaud.
  • Un rendu pour un prêté : justes représailles ; on utilise souvent la formule inverse « un prêté pour un rendu ».
  • Une goutte d’eau dans la mer : une chose insignifiante., une chose sans conséquence.C’est peut-être
    Une goutte dans la mer
    C’est peut-être
    Une goutte d’eau dans le désert
    Oui mais c’est sa raison d’être
    sa raison d’être

Pour terminer :

  • Il y a à la foire plus d’un âne qui s’appelle Martin : signifie qu’il n’y a pas qu’une seule personne à avoir telle ou telle caractéristique, ce peut être un nom beaucoup porté : plus que Dupont ou Durand, c’est Martin qui est le nom le plus commun. Pour le moment.

Selon une légende, Saint Martin s’en allait sur les chemins de Touraine pour rejoindre l’abbaye de Marmoutier. Il traversait les vignes qui, alors, n’étaient pas taillées ; c’étaient de longues lianes produisant de petites grappes acides desquelles les moines tiraient un petit vin aigrelet. A la vue des murs de l’abbaye, saint Martin fit une pause, attacha son âne à un piquet qui soutenait un pied de vigne, pria le Seigneur pour le remercier d’être parvenu sans encombre à destination, but un peu d’eau à sa gourde et fatigué, s’allongea pour prendre un peu de repos. L’air était doux, le soleil agréable et Saint Martin s’endormit, pas son âne affamé qui brouta toute la vigne que lui permettait sa corde. A son réveil, saint Martin ne put que constater les dégâts : de la vigoureuse liane, il ne restait qu’un trognon. Saint Martin s’en fut tout penaud à l’abbaye et confessa aux moines le péché de son âne. Si l’âne fut pardonné, saint Martin aurait eut à faire quelques corvées pour l’abbaye en compensation. Plus tard, quel ne fut pas l’étonnement des moines de Marmoutier quand à l’heure de la vendange, ils récoltèrent sur les vignes taillées par l’âne de nombreuses belles et grosses grappes de raisin, juteuses et sucrées, produisant le meilleur vin qu’ils n’avaient jamais bu jusqu’alors. C’est depuis ce temps que la vigne se taille court et que les ânes s’appellent Martin.

N.B. : à en croire une autre légende de Bourgogne je crois, les ânes pourraient s’appeler Vincent. En effet, la même mésaventure serait arrivée à saint Vincent, là aussi, son âne profita de l’inattention du maitre pour se régaler de feuilles de vigne. Mais cette découverte de la taille fut mise au profit du saint et non de son âne : les vignerons ont fait de saint Vincent leur patron.

Quel saint allons-nous nous trouver après les bêtises du moment ?  Christophe ?  Le « porte-Christ », patron des voyageurs. Des nomades ?

Nous avons déjà Emmanuel,  « Dieu avec nous ». Nous avons bien de la chance.

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3 réflexions sur « Un (bis) »

  1. il est évident pour moi que ce gouvernement est un ramassis d’ incompétents menteurs, qui veulent imposer leur façon de voir libérale et mondialiste, avec un macron qui monopolise la parole à toute occasion.
    Il est rejoint par des raffarin qui sont bien sur de la France d’ en haut !
    Quand l’ Onu ou l’ Europe ne pensent pas comme lui, comme par exemple pour le lanceur de balles, il s’ impose, et donc il y aura d’ autres éborgnés !
    Si on y regarde de près ,la tactique est la même depuis le début, dresser les français contre d’ autres français, avec les syndicats et le code du travail, avec la sncf, avec les gilets jaunes qu’ on fait passer pour des pourris, et avec les forces de l’ ordre qu’ on a pris soin d’ augmenter !
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  2. Un bis, que tu dis et moi, je me retrouve avec trois nouveaux articles !!!
    Bon, là, rien à rajouter …
    Si ce n’est que je partage ton indignation pour les deux « boulettes » des répressions policières contre des personnes qui ne les menaçaient pas !

  3. une honte ces violences policières, en dernier un deputé LFI matraqué, normal a répondu Castaner : il a provoqué les policiers ! oui comme tu dis « heureusement nous avons Emmanuel » !! dieu est avec nous, quelle chance nous avons !! bonne journée, bises

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