Anniversaire

Un billet d’hier (oublié).

Je viens de m’apercevoir que nous sommes le 11 septembre. Drôle d’anniversaire ! Le monde a changé ce 11 septembre 2001 pourtant les Hommes oublient vite. Trop de sensationnel ! Trop d’horrible  ! Trop d’informations !

Je ne sais qui a dit ou écrit « trop d’infos tuent l’info » mais une chose est certaine je suis fatiguée de ces informations en boucles qui nous montrent les mêmes images, nous retransmettent les mêmes commentaires. Je zappe. Pas vous ?

Mais une autre question, avez-vous lu, entendu cela : « Face à l’afflux de migrants sur son territoire en provenance de Hongrie, l’Autriche a décidé, jeudi 10 septembre, de suspendre sine die ses liaisons ferroviaires avec Budapest. La compagnie nationale des chemins de fer autrichiens (ÖBB) a justifié cette décision par la « congestion massive » de son réseau en raison de l’arrivée de nombreux migrants désireux de se rendre en Allemagne » ?

Dans un communiqué publié à la mi-journée, l’ÖBB appelle pour la même raison« les bénévoles et les compagnies d’autocars » à « cesser de conduire de nouveaux voyageurs dans les gares de son réseau » … « L’afflux de personnes, combiné au nombre important de gens attendant d’ores et déjà dans les gares … excède les capacités ferroviaires disponibles. »

Certains disent qu’il faut se montrer humain et accepter tous les migrants, soit mais comment l’Europe qui a déjà des problèmes peut-elle faire face à cette « invasion » ? Si l’on appelle les choses par leur nom c’est bel et bien une invasion : arrivée massive et soudaine de… personnes ou de marchandises.

Les luttes contre les invasions en Europe, en provenance de Turquie, ne sont pas récentes, il faut se souvenir de cet anniversaire aussi : le 12 septembre 1683, après deux mois de siège, les Turcs échouent à s’emparer de Vienne. C’est la deuxième (et dernière fois) que la ville doit affronter un siège par les Turcs, le premier siège ayant eu lieu en 1529.

Le sultan Mehmet IV  et le grand vizir Kara Mustapha dit le Noir ou plutôt le Sombre, pour élargir un peu plus leur sphère d’influence en Europe centrale, mettent le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 avec des forces considérables (200 000 hommes).

Soumise à un siège impitoyable, la capitale des Habsbourg est défendue avec acharnement par le comte Rüdiger Starhemberg et le bourgmestre Andreas Liebenberg et la ville est libérée, in extremis, grâce à une armée de secours dirigée par le Duc Charles V de Lorraine et le Roi de Pologne Jean III Sobieski. Les janissaires du grand vizir se battent jusqu’au dernier mais le reste de l’armée ottomane se retire en désordre, abandonnant sur place canons et provisions. Les Ottomans se retirent en Hongrie et renoncent définitivement à prendre la capitale de l’Empire d’Autriche, mettant un terme définitif aux tentatives d’invasion de l’Europe occidentale par les forces musulmanes.

Ce fut le point de départ d’une « guerre de libération » qui devait se conclure en 1699 par le Traité de Paix de Karlowitz, qui rendait à la couronne de Hongrie toutes ses possessions que Soliman le Magnifique avait conquises au XVIe siècle.

Cette défaite de Vienne coûta la vie au grand vizir, qui fut décapité le 25 décembre 1683, à Belgrade, par les janissaires, sur ordre du sultan ottoman Mehmed IV. Sa tête est apportée à Andrinople où elle repose toujours.

Pour revenir dans la légèreté, je vous offre pour finir une petite histoire de l’Histoire. Moi j’aime bien les petites histoires. Pas vous ?

Ayant échoué à s’emparer de Vienne, les Turcs s’enfuient précipitamment en laissant sur place leurs provisions, c’est ainsi que les Viennois récupérèrent cinq cents sacs de café et qu’ils furent ainsi les premiers Européens à siroter une tasse de café.

Quant aux boulangers de la ville, qui se flattent d’avoir donné l’alerte lors d’une tentative d’attaque nocturne des Turcs, ils commémorèrent leur exploit en confectionnant des pâtisseries briochées en forme de croissant, croissant qui était l’emblème des Turcs.

Des années plus tard, après son mariage avec le futur Louis XVI, Marie-Antoinette fit connaître les croissants (des viennoiseries) à la cour de Versailles mais ils n’eurent aucun succès. Ce n’est que beaucoup plus tard que des pâtissiers, sollicités par l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III,  imaginent de remplacer la pâte briochée par une pâte feuilletée et que le croissant eut du succès en France.

Les croissants, c’est souvent le truc du dimanche matin.

Alors « à demain ».

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1 réflexion sur « Anniversaire »

  1. au vu de notre dette, de notre manque de logements, de notre chômage, il est impensable de recueillir des milliers d’ illégaux dvenus des migrants, puis des réfugiés !
    Merkel a ouvert la boite de Pandore, et la voila obligée de demander à le Grèce et à la Turquie de surveiller ses frontières !
    Bon dimanche Françoise
    Bisous

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