C’est dimanche (121)

Gentillet aujourd’hui, et pour sourire des histoires de pirates et de marins suivies d’une petite mise au point, genre leçon de vocabulaire sur les différences entre corsaires et pirates.

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Un pirate entre dans un bar et commande : « Un whisky, s’il vous plait ! »

Le perroquet qui est sur son épaule ajoute : « Et un coca ! »

Le barman répond :  » Nous n’avons pas de coca. »

Et ça continue comme ça pour plusieurs verres… Le pirate dit : « Un whisky  ! » et le perroquet ajoute : « Et un coca ! »

Le barman s’énerve finalement au bout d’un moment et dit au perroquet : « Si tu me redemandes une seule fois un coca, je te cloue au mur ! »

Le pirate qui vient de finir un verre, redemande un whisky. Le perroquet ne peut s’empêcher d’ajouter : « Et un coca ! »

Le barman sort alors ses clous, prend un marteau et fixe le perroquet au mur près d’un crucifix.

Le perroquet regarde Jésus et lui dit : « Toi aussi tu as demandé un coca ? »

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Deux pirates en pleine reconversion viennent de cambrioler une bijouterie.
– « Vite, prenons le large ! » lance le meneur.
– « Ben…qu’est-ce qu’on va en faire ? », répond l’autre.
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Un bateau est en train de sombrer, les marins sont à l’eau et l’un d’eux fait la planche pour ne pas couler. C’est moins fatigant.
– « Tu ne devrais pas faire la planche ! » lui conseille un de ses collègues.
– « Ah bon, pourquoi ? Ben, c’est pratique. »
– « Peut-être, mais cette mer est infestée de requins-marteaux et de poissons-scies. Tu vas les attirer. »
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Un capitaine-pirate s’est fait voler sur son propre navire :
– « Les sales voleurs ! Ils m’ont volé un million. »
– « Calmez-vous, capitaine », lui répond le mousse, « ils auraient pu vous voler le lion en entier. »
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Le même capitaine dit, un autre jour, à son mousse :
– « Où pourrai-je trouver des dattes ? »
– « Ben sur un calendrier, capitaine ! »
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Toujours le même capitaine avec son même mousse.
Le chef achète deux perroquets : un vert et un rouge ; les deux s’échappent et se posent sur un arbre.
Le capitaine charge donc son mousse de les lui rapporter mais quand le jeune revient, il ne ramène que le perroquet rouge.
– « Où est le vert ? » demande le capitaine.
– « Ben, il n’est pas encore mûr, cap’taine, je l’ai laissé sur l’arbre. »
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Un pirate visite le port avec son fils.
– « Oh quel joli navire ! « 
– « Ce n’est pas un navire quelconque, c’est un yacht. »
– « Oh ! Et t’écris ça comment, yacht ? »
– « Euh… Ben, t’as raison mon fils, c’est un navire, un simple bateau. »

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Un marin et un pirate discutent au bar. Le pirate a une jambe de bois, un crochet à la place du bras droit et un oeil de verre. Le marin veut en savoir plus sur l’origine de ces attributs de remplacement.

– « Le crochet, c’est lors de l’abordage d’un galion espagnol… J’avais agrippé le bastingage du bateau ennemi et hop la main partie… d’un coup de sabre d’abordage, un brigand m’a l’a tranchée net.  Fini ! Tombée à la mer. »

– « Capitaine, et la jambe gauche ? »

– « Ah, la jambe gauche … c’est un boulet de canon anglais qui me l’a emportée lors d’une autre attaque. »

– « Et votre oeil de verre ? »

– « Oh ça c’est une mouette qui m’a lâché une fiente dans l’oeil. Le premier jour où j’avais mon crochet ! »

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Il y a longtemps, vivait un officier de La Royale appelé Capitaine Bravado. C’était un homme, un vrai de vrai, qui ne montrait aucune peur lorsqu’il faisait face à ses ennemis. Un jour, alors qu’il naviguait sur les sept mers, il vit un bateau-pirate approcher. Son équipage était très nerveux. Le capitaine Bravado cria :

– « Allez me chercher ma chemise rouge ! »

Le premier officier alla chercher la chemise rouge du capitaine qui aussitôt l’enfila. Il mena alors son équipage à la bataille et tua tous les pirates. Ce soir-la, tous les hommes étaient assis dehors et fêtaient leur victoire. L’un d’eux demanda au capitaine :

– « Capitaine, pourquoi avez-vous demandé votre chemise rouge avant la bataille ? »

– « Si j’avais été blessé pendant l’attaque, mon sang ne se serait pas vu sur la chemise. Et les hommes auraient continué à se battre sans peur, sans crainte. »

Tous les hommes le regardèrent avec respect et admiration. Comme le soleil se levait le lendemain matin, les marins virent non pas un, non pas deux, mais DIX bateaux pirates qui approchaient. L’équipage, horrifié, attendait les ordres du capitaine. Le capitaine Bravado regarda tranquillement les dix bateaux, dévisagea ensuite son premier officier et enfin lui dit calmement :

– « Allez me chercher mon pantalon marron ! »

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Des corsaires attaquent un navire marchand. Le capitaine des flibustiers crie

– « A l’abordage ! Violez les hommes et tuez les femmes ! »

Un vieux flibustier lui fait remarquer qu’il s’est trompé et que c’est le contraire. Le capitaine reconnaît le fait et crie donc, comme d’habitude :

– « Tuez les hommes et violez les femmes ! »

Mais, sur l’autre bateau, une petite voix efféminée lui crie :

– « Ce qui est dit est dit ! »

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Petite leçon brève de vocabulaire :

Le pirate agit pour son propre compte, c’est un hors-la-loi qui parcours les mers et qui pille, viole et souvent tue, sans distinction de nationalité. S’il est pris, on le pend haut et court. (Haut pour que tout le monde le voit et court pour économiser de la corde.)

Le corsaire agit au nom du roi et détient une « lettre de course » ou « lettre de marque », un document par lequel un pays le reconnaît comme force militaire auxiliaire.  S’il est capturé, le corsaire exhibe sa lettre de marque ce qui lui assure le sort d’un prisonnier de guerre et lui évite, en principe, la corde. Le corsaire n’attaque que les ennemis de son souverain, respectant tous les autres navires. Si au cours d’une navigation, il n’a pas été informé d’une paix récente entre « son »roi et un ennemi, tant pis pour lui, en continuant son activité de corsaire, il sera traité comme un pirate. (Ce sont les risques du métier ; par ailleurs, quelques corsaires étaient peu scrupuleux agissant en pirates.)

La piraterie existe toujours mais il n’y a plus de corsaires. Quant aux nouveaux pirates, ils ne sont plus toujours sur les mers mais bien plus souvent devant leurs écrans d’ordinateur ou derrière les enregistreurs téléphoniques comme les enregistrements Patrick Buisson écoutant Nicolas Sarkozy.

Le flibustier (ou « frère de la côte ») est membre d’une association de « pirates » des mers d’Amérique ou des mers du Sud. Son nom vient de l’anglais « freebooter » devenu en français « friboutier »puis  « flibustier ». À La Réunion, nous avions nos « frères de la côte » dont Bibique racontait les aventures et cherchait les trésors.

Le boucanier est à l’origine un chasseur d’animaux sauvages qui traite la viande par un procédé de fumage appelé boucanage et fait le commerce des peaux. La raréfaction du gibier dans les îles lui a fait rejoindre la flibuste. C’est donc lui aussi un pirate.

(À La Réunion,  nous mangeons toujours du boucané : morceau de basse-côte de porc fumé de manière traditionnelle dans un boucan, au feu de bois.) Voilà à quoi ça ressemble, une sorte de petit salé fumé plus ou moins gras :

boucanéLe forban, de l’ancien français « forbannir » est un pirate (hors du ban, hors de la loi) qui se livrait à des expéditions armées sur mer pour son propre compte, sans lettre de course.

C’est maintenant une marquLe Forban rize de riz (et de grains : pois du Cap, par exemple) à La Réunion.

Bon dimanche !iLe Forban

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4 réflexions sur « C’est dimanche (121) »

  1. Le boucanier c’est ni plus ni moins que du lard ^^

    En Bretagne nous avons eu des corsaires célèbres
    Duguay-Trouin et les frère Surcouf dont le plus connu était Robert
    Quant aux pirates y’en à eu plein, aussi bien en mer que sur terre
    J’en compte au moins deux femmes dans le lot

  2. Corsaires et pirates ont acquis une certaine notoriété, bien que le pillage soit le point commun.
    D’ ailleurs, les pilleurs d’ aujourd’ hui ont une certaine notoriété aussi, et une certaine garde des sceaux leur fait des oeillades !
    Bonne journée Françoise
    bisous

  3. J’ai mangé une fois de la viande boucané… j’ai cru que je ne pourrais jamais y arriver…. quel mauvais souvenir… il faut dire que moi et la viande c’est pas déjà le top… Bonne journée
    Jean

  4. Bonjour ma douce et gentille Françoise

    Pour le p’tit papillon c’est encore les vacances comme je te l’ai
    dit et ça jusqu’au 1er Mai.
    Je viens quand même te rendre visite en ce début de semaine,
    pour te soutenir si tu pars au travail, pour les autres
    je les soutiens dans leurs taches quotidiennes, dans leur
    convalescence, pour mes petits malades je suis de
    tout cœur avec eux.

    A tout hasard, aurais-tu des nouvelles de Annie62, si tu la connais ?
    Elle semble avoir fermé son bel univers…

    Je dépose un nouveau lien ami, celui de ma gentille scrapeuse Nina,
    tu trouveras des tas de tutos, du scrap, des tas de tiroirs à photos,
    des kits, des cadres, des rubriques photofiltre et j’en passe.
    Une petite fourmi qui n’attend que toi.
    Je te souhaite un joli voyage chez elle.
    http://scrapzen.eklablog.com/

    Prends soin de toi.

    Lolli

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