Les cathares de Montségur

Les cathares ont toujours eu une place particulière dans mon cœur depuis que j’ai entendu parler d’eux par « La caméra explore le temps » dans les années 1960. Les Templiers, héros eux aussi de cette série de Stellio Lorenzi, m’intéressaient de la même manière, est-ce en rapport avec les trésors que les uns et les autres sont censés avoir cachés ? Comme l’Histoire donne des sujets de réflexion et de rêves !

Je reviens donc aux cathares, à Montségur, véritable nid d’aigles dont j’ai gardé un souvenir étrange, un peu angoissant, venteux, ensoleillé…

Montségur

(Photo empruntée à un site anglais : http://france-for-visitors.com/photo-gallery/pyrenees/montsegur-supersize.html)

C’est près de cette forteresse perchée sur un éperon rocheux que périrent, brûlés vifs, les deux cents derniers hérétiques traqués par la Très Sainte Inquisition. Après avoir distribué tout ce qu’ils possédaient à ceux qui les avaient défendus durant dix mois, les Parfaits de Montségur (deux-cent-vingt hommes, femmes, tous « volontaires ») furent enfermés dans un enclos dans lequel des fagots avaient été entassés ; les soldats y mirent le feu. Les Justes (parfaits, cathares, hérétiques…) périrent dans le brasier. Parmi eux se sacrifièrent des soldats de la garnison qui n’avaient pas voulu les abandonner.

Qui sont les cathares ? Des dissidents de l’église romaine, installés dans le sud de la France principalement, qui pensent que le monde matériel est une création du démon et que pour atteindre le ciel il faut être pur, juste… L’Église cathare fondée au XII° siècle dérange Rome et en 1208, le pape Innocent III lance une croisade contre l’hérésie et place à sa tête le redoutable et cruel, Simon de Montfort. Dès 1209, il organise un massacre à Béziers ; il poursuit sa terrifiante mission dans le Sud-Ouest. Le pape ayant  accordé aux combattants les mêmes indulgences et faveurs qu’à ceux qui combattaient en Terre-Sainte, toutes les horreurs sont permises.

Dès 1213, les cathares sont devenus des clandestins dans leur propre pays, ils se sont réfugiés dans des places fortes dans les campagnes. Montségur (en Ariège), perchée sur un piton rocheux à plus de 1 000 mètres est la principale de ces places fortes ; elle abrite en 1240 un grande communauté de cathares convaincus, qui sont protégés par des chevaliers. Le roi de l’époque, Louis IX, dit aussi Saint-Louis, ne supporte pas ces hérétiques et envoie en mai 1243 une armée de 10 000 hommes prêter main forte aux inquisiteurs. Durant dix mois, 150 hommes tiennent tête à plus de 10 000 mais en mars 1244, l’eau se met à manquer et les assiégeants offrent la vie sauve à tous ceux qui abjureront leur foi.

Les plus fervents cathares refusent mais poussent leurs enfants à garder la vie en acceptant les conditions des vainqueurs mais deux-cent-vingt hérétiques seront réduits en cendres dans le sinistre « champ des brûlés ».

Il semblerait que la fortune hypothétique des cathares ait intéressé Saint-Louis comme celle des Templiers a attiré plus tard le roi Philippe le Bel.

3 réflexions au sujet de « Les cathares de Montségur »

  1. je ne connaissais pas leur histoire, mais elle ne fait que renforcer ma méfiance envers l’ armée des serviteurs du Pape.
    Quelque part, les horreurs commises au nom de Dieu, sont pires que celles d’ un hitler !
    bonne journée Françoise
    bisous

  2. Bonjour
    Une blogueuse nous a beaucoup parlé des Cathares… mais elle a arrêté son blog, car elle était malade.. Je me demande parfois ce qu’elle est devenue… j’avais son mail, mais je n’ose plus lui écrire…
    Bon week-end
    Jean.

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