Les trésors

Les trésors, quels trésors ? Je vais rester au sens premier, le plus simple : ensemble de choses de valeur (or, argent, objets précieux, pierreries, titres, etc.) accumulées et souvent soigneusement cachés pour revenir à celui, supposé des cathares et qui aurait été caché à Montségur.

Refuge d’hérétiques, la forteresse haut perchée aurait pu servir de coffre-fort. Certains racontent qu’un trésor constitué de 100 000 livres d’or et d’argent serait enfoui sous les ruines du château cathare, d’autres disent que la nuit précédant la reddition, deux résistants se seraient enfuis et auraient atteint un réseau de grottes près de Tarascon-sur-Ariège. Depuis des siècles, des chercheurs de trésors ont fouillé la région. En vain… Les trésors font couler de la salive, de l’encre et de la sueur. À La Réunion, celui de La Buse reste toujours introuvable.

En ce qui concerne, le trésor des cathares, une autre thèse existe : la fortune ne serait pas matérielle (ce qui correspondrait davantage à ces Parfaits) mais consisterait en un bien très précieux, objet de bien des quêtes : le Saint Graal, le calice qui aurait recueilli le sang du Christ crucifié. Nous sommes loin du trésor des Templiers qui lui est bien tangible, constitué des domaines et de sommes considérables. Au moment de sa condamnation, l’ordre des Templiers est bien plus riche que le royaume de France et il est lui aussi supposé être le détenteur du Graal.

Comment des chevaliers pouvaient-ils être si riches ? Les chevaliers avaient fait voeu de pauvreté, de chasteté, d’obéissance, et devaient vivre d’aumônes mais les chevaliers du Temple avaient pour mission de sécuriser le voyage des pèlerins affluant d’Occident vers Jérusalem ;  ils reçurent des donations considérables et devinrent les premiers grands banquiers. Riches, les chevaliers ne l’étaient pas individuellement, mais l’Ordre l’était, ce qui causa sa perte. Les hommes du roi fouillèrent les commanderies en vain, ils ne trouvèrent ni trésor, ni archives et ne purent s’approprier que les terres et les bâtiments. Où furent enfouis secrets et richesses?

Un fait remarquable à retenir, celui qui a inspiré à Maurice Druon « Les Rois Maudits » : la malédiction des Templiers. Sur le bûcher, Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’ordre du Temple lança ces quelques mots : « Pape Clément, Roi Philippe, avant un an je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races« . Quelques jours après le pape Clément V meurt de la fièvre, suivi peu de temps après par Guillaume de Nogaret (empoisonné) puis par Philippe le Bel, victime d’un accident de chasse. Les trois fils du roi, héritiers du trône (Louis X, Philippe V et Charles IV), moururent les uns après les autres sans descendant, c’est ainsi que s’éteignit la dynastie des Capétiens.

Faut-il donc avoir peur des malédictions ?

Une réflexion au sujet de « Les trésors »

  1. Les trésors ont toujours fait rêver les aventuriers, et il arrive qu’ ils soient récompensés !
    L’ église aussi est riche, et a beaucoup de monde à faire survivre !
    J’ ai avec beaucoup d’ attention écouté ce qu’ on dit du pape actuel, qui sort avec ses bottines, ce qui change des chaussures en peau de kangourou de son prédécesseur, et vit dans les appartements réservés aux visiteurs de passage !
    Je doute que la curie romaine et la mafia en soient satisfaits !
    bon dimanche Françoise
    bisous !
    Pour moi, le vrai châtiment, c’ est quand l’ âme ne peut rejoindre son créateur

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