Le coup du Père François

Nous faire le coup du Père François… hier j’évoquais les coups de notre François, pas le pape, le nôtre, notre président, celui qui nous fait avaler des couleuvres depuis un an. Je le disais avant les élections «il ne pourra pas tenir les promesses qu’il fait», c’était simplement une question de bon sens : il est des périodes et des circonstances qui obligent à prendre des décisions impopulaires. Il faut le faire, c’est un mal pour un bien mais il faut un plan d’action clair et s’y tenir.

De même que le pilote de ligne respecte le plan de vol et s’adapte aux conditions sur le trajet, tout en informant à la fois les spécialistes et les passagers de ses choix, les politiques devraient agir de cette manière. Ayant un pays à gérer, à diriger, ils doivent veiller à la sécurité des citoyens, à leur confort et surtout à ne pas les décevoir. Or, en ce moment, les Français sont mécontents et n’ont plus guère confiance en ceux qui les dirigent. Ils se sentent les dindons de la farce.  Ils se sentent floués, victimes du Père François.

Mais qu’est-ce que «le coup du Père François» ?
Un expression populaire qui a plu et plait encore. Le coup du Père François est une agression consistant à passer un foulard, un mouchoir, une corde autour du cou de quelqu’un puis à le tirer violemment vers l’arrière pendant qu’un complice le fouille. Cette agression avec étranglement, attaque par derrière est un coup en traître. C’est un coup très ancien utilisé jadis par les détenus pour se débarrasser de celui qui moutonnait (caftait, fricotait avec les matons) puis modernisé, il se pratiquait ainsi sur un quidam : le premier des agresseurs engageait la conversation avec le promeneur (banalité : « t’as pas cent balles », « z’avez du feu », « z’avez l’heure »), le complice, muni d’une courroie formant un noeud coulant, s’approchait puis étranglait par derrière la victime tout en lui maintenant le dos sur son propre dos comme un sac de pommes de terre. L’agressé était ainsi incapable de se défendre du premier aigrefin qui profitait lâchement de la situation pour lui vider les poches. Une fois le forfait accompli et la victime généralement mal en point, mais pas obligatoirement morte, les deux compères récupéraient leur courroie et disparaissaient.

En résumé, faire le coup du père François, c’est prendre en traître, utiliser une manoeuvre déloyale.

Maintenant que nous avons défini le coup,  qui est donc le père François ?
Là, les avis sont partagés et en vérité, il y en a peu. Je vous fais quatre propositions.

Certains disent qu’il s’agit de François d’Aix, seigneur de La Chaise, né le 25 août 1624 au château d’Aix dans la Loire près de Grézolles, et mort le 20 janvier 1709 à Paris, plus connu sous le nom de Père Lachaise, ce jésuite fut le confesseur du roi Louis XIV pendant 34 ans. (Mais pourquoi lui faire une si mauvaise réputation post-mortem ?).

D’autres parlent de  Pierre François Lacenaire, né à Lyon le 20 décembre 1803 et guillotiné à Paris le 9 janvier 1836, poète-assassin, mais pas religieux, cependant à Lyon et dans la région on dit « Père » et « Mère » pour parler d’un individu au lieu de dire Monsieur ou Madame : le « père Martin », la « mère Dupont ». Alors est-ce François-là plutôt que l’autre ? A moins que ce soit un des complices de Pierre-François Lacenaire, un certain Hippolyte François (patronyme et non plus prénom). Pauvre François à qui l’on fait une mauvaise réputation. Qu’en sera-t-il de ce pape qui a l’air si gentil et humain ? Il est vrai qu’on a eu des François pervers, je ne citerai que deux lointains disparus : François Ravaillac qui assassina Henri IV et François Claudius Koënigstein dit «Ravachol», le «Rocambole de l’anarchisme» ; il y en a des plus proches de nous.

Enfin, sans certitude, on pourra se rabattre sur la proposition de Gaston Esnault qui évoque le (à son époque) très célèbre lutteur Arpin, surnommé « le terrible Savoyard » et aussi « le père François ». Or, la lutte fait partie de ces sports de combat où les étranglements sont autorisés, ce qui pourrait expliquer le nom donné à ce coup en traître.

Quel est le prochain coup de notre père François ? Il y a eu les modifications de la retraite, des impôts, du CDI, le Mali… La Syrie, peut-être ?

Une réflexion au sujet de « Le coup du Père François »

  1. Avec son air bonhomme, son ventre replet et ses blagues à 4 sous, il a trompé tout le monde, y compris les autres prétendants au trône.
    Comme il est incapable de redresser la France, il compte sur les autres pays, et en attendant propose au peuple tout ce qui peut détourner son attention !
    Obliger la France à abandonner son identité, en forçant sur le communautarisme, espérant ainsi gagner de l’ électorat !
    Dans son genre, il est pire que Mitterand !

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