Parlons poissons

Nous sommes le 2 avril et hier, je me  demandais de quoi vous parler : de poisson, bien sûr. Puis les idées se sont mises à affluer. Aujourd’hui deuxième service de poissons. Il va y avoir de quoi lire. Je vais citer et vous expliquer (si besoin est) l’origine et le sens des expressions avec le mot poisson ou le nom de l’un d’eux.

Je commence par «Ni chair, ni poisson» qui signifie indéfinissable, indéterminé pour quelque chose ou indécis, difficile à cerner pour quelqu’un. Rarement utilisée de nos jours, comme beaucoup d’autres expressions d’ailleurs, celle-ci vient d’une époque très lointaine où le jeûne du carême était scrupuleusement respecté : un seul repas par jour composé de pain, de légumes, de fruits secs et d’eau. Puis, les autorités de l’Eglise autorisèrent l’introduction du poisson au menu, en même temps que les œufs, laitages et même le vin pendant cette période peu propice aux agapes. Au Moyen-Âge cependant, des intégristes s’opposèrent à ces tolérances, arguant que les œufs et le beurre étaient des graisses animales, le poisson un animal vivant et qu’ils ne pouvaient être consommés pendant le carême. Ils oubliaient malheureusement qu’à cette période de l’année (mars en Carême), les paysans n’avaient pas  encore de légumes dans leur jardin et quelquefois pas de pain, par conséquent, ils étaient condamnés à mourir de faim pour respecter le jeûne. Le poisson fut donc un immense sujet de discussion, les uns disant que le poisson était de la chair animale, les autres disant qu’il n’en était rien. Le peuple (qui crevait de faim pendant que les « grands » ergotaient), ne retint de ces polémiques que « C’est quoi : chair ou poisson ? On s’en fout, nous, on veut manger ! » Cette expression sert donc à désigner des choses dont la nature n’est pas bien définie, des gens dont l’opinion fluctue. Ni chair, ni poisson… De nos jours, on pourrait l’employer pour désigner ces hommes politiques dont l’opinion varie en fonction du résultat des derniers sondages.

Avoir des yeux de merlan frit (ou de poisson frit) ou même «rouler des yeux de merlan frit » : c’est avoir des regards énamourés ou les yeux levés au ciel, de manière affectée, ridicule, ne laissant que le blanc de l’œil ; par extension, fixer avec étonnement, stupéfaction. Si vous pratiquez l’argot, vous savez qu’appelle le coiffeur un merlan ; être merlan, c’est être coiffeur. Bien sûr, c’est argotique, très familier, ironique ou même péjoratif. Perruquier ou coiffeur, l’expression « yeux de merlan frit » fait bien référence au poisson et non au Figaro. Si vous avez fait griller un poisson, vous avez pu constater que la pauvre bête a en général la bouche ouverte et les yeux sortis des orbites. C’est avec le cinéma muet que l’expression a pris tout son sens : les mimiques des acteurs étaient exagérées et leurs yeux chavirés étaient supposés symboliser une extase amoureuse. Mais pourquoi un merlan au lieu d’une truite ou une baudroie ?

Être un requin (de la finance) :  être une personne cupide et/ou impitoyable en affaires.

Avoir une gueule de raie : avoir  un visage laid, désagréable, être moche. À l’origine : cette formule injurieuse s’appuie sur une comparaison courante entre face et fesses. Quant au poisson, la raie a une tête peu sympathique, l’expression a été prise à ses débuts pour décrire une tête extra plate. Selon d’autres interprétations, la gueule de raie serait tout simplement un type de nœud dans la marine ; le sens reste le même car une tête de raie ou  de nœud reste un un visage laid.

Être muet comme une carpe : être complètement silencieux. Tous les poissons sont muets à ma connaissance. Pas étonnant qu’un poisson soit utilisé dans une telle comparaison, pourquoi est-ce la carpe qui a eu l’insigne honneur de représenter le genre ? C’est d’autant plus étrange qu’on a d’abord utilisé la forme « muet comme un poisson » chez Rabelais, par exemple. Peut-être parce que la carpe est un poisson qui sort fréquemment la tête hors de l’eau, la bouche ouverte et ne prononce pourtant jamais un mot et de  là l’autre expression : bailler comme une carpe.

George Sand a utilisé , elle, «muet comme une tanche», moi je connais «con comme une tanche». Pas vous ?

Boire la mer et les poissons : avoir toujours soif (et peut-être le ver solitaire, hi hi) ; se dit aussi d’un ivrogne, un trou sans fond difficile à étancher.

Engueuler quelqu’un comme du poisson pourri  : accabler d’injures MAIS, j’y vois une difficulté : soit il s’agit d’engueuler quelqu’un », de l’avaler (le mettre en gueule), ce qui semble assez peu probable car un poisson pourri est si tellement mort qu’il n’est plus vraiment en état d’engueuler qui que ce soit et quel poisson mangerait un homme (la baleine de Jonas, mais à part elle, qui ? Jonas, il y a encore là toute une histoire.), soit il s’agit de crier contre quelqu’un comme du poisson pourri, et quelle est l’utilité de l’acte ? Le poisson pourri est plus que  mort et n’entendra rien.
Je crois plutôt qu’il s’agit d’engueulade entre poissonniers ou poissonnières, tous réputés forts en gueule. Pensez à Astérix ou plutôt à Ordralfabétix qui est d’une grande susceptibilité lorsqu’on ose remettre en cause la fraîcheur de ses poissons et dont les légendaires « Il est pas frais mon poisson ? » déclenchent inévitablement des bagarres.

Être (heureux) comme un poisson dans l’eau  : être complètement à l’aise, se trouver dans son élément. À travers une eau claire, si vous regardez un poisson nager, il est vraiment dans son élément autant que vous à l’air libre, et non l’inverse qui donne a contrario l’expression suivante : être comme un poisson hors de l’eau, mal à l’aise voire en très mauvaise posture. Cette expression est à rapprocher de « nager comme un poisson« , c’est-à-dire nager très bien, sans avoir besoin de leçons.

Être du menu fretin : c’est une tournure collective. Le fretin, ce sont des poissons de très petite taille que le pêcheur rejette habituellement à l’eau (pêcher du fretin, du petit fretin, un négligeable fretin). Le menu fretin, au sens particulier, peut désigner une morue de petite taille, de dernière qualité. Par extension, métaphore, familièrement le fretin, le menu fretin désigne les gens de petite condition dont on fait peu de cas. Vous savez, NOUS, face à nos dirigeants et aux décideurs de tous ordres.

Être plat(e) comme une limande : se dit en général d’une femme plate, sans formes. Moi j’ai toujours été en forme(s) et dans les années 1970, quand la mode était aux Twiggy et Birkin, j’en ai pleuré… J’ai loupé mon époque. Maintenant avec l’âge, j’ai des formes trop… arrondies, mais l’âge donne des kilos… Pff ! Avec le chocolat des derniers jours, ce n’est pas demain que je redeviendrai « maigre (fine) comme une ablette » ou « plate comme une sole« . Savez-vous que la sole est dite perdrix de mer, si elle est grosse ?

Faire une queue de poisson : se rabattre trop près et trop précipitamment devant un véhicule après l’avoir dépassé.

Se finir, se terminer en queue de poisson : finir brutalement, de manière décevante, sans donner les résultats attendus. Imaginez un peu les marins au long cours d’autrefois, en mer pendant tant de mois, sans aucune femme à bord… Quand un marin apercevait le torse d’une magnifique créature assise sur un rocher ou nageant près du bateau en chantant d’une voix sublime, poussé par le désir de l’entendre de plus près (et peut-être autre chose), le marin plongeait, nageait vers la beauté et s’en approchait suffisamment près pour se rendre compte, avec effroi, que le corps, si attirant, se terminait non pas par des jambes mais par une superbe nageoire. Piégé par une sirène, le pauvre marin, chanceux s’il revenait à bord, dépité, n’avait pas tout perdu, puisqu’il comprenait le pourquoi de l’expression « se terminer en queue de poisson » : une histoire décevante qui ne se termine pas du tout comme on l’espère se termine en queue de poisson.

Frais comme un gardon ou frétillant comme un gardon : en pleine forme, dans un état de réelle fraicheur apparente. L’expression est née du fait que le gardon est le poisson qui se conserve le plus longtemps après avoir été pêché. En effet frais comme un gardon puiserait ses origines du moyen-âge au moment où les disettes étaient fréquentes et parmi  les moyens de se procurer des vivres, il restait la pêche. Certains paysans se ravitaillaient dans le Gard où coule le Gardon  et ils avaient le choix entre consommer le poisson rapidement ou le faire sécher. Le gardon était le poisson préféré par sa capacité de conservation, c’est pour cela qu’il reste la référence de la fraîcheur

Glissant (glisser) comme une anguille : l’expression « filer ou glisser comme une anguille » vient du fait que sa peau couverte de mucus rend le poisson très glissant et particulièrement difficile à attraper. Il correspond dans le langage courant à une personne insaisissable, fuyante. Hypocrite ?

Il y a anguille sous roche : il y a quelque chose de caché ; l’affaire n’est pas claire. L’idée de manœuvre souterraine  viendrait de l’ancien verbe guiller. Il y a même deux verbes guiller. Le premier vient du néerlandais et signifie «fermenter» en parlant de la bière ; il était employé au sens de «couler, glisser, éviter le combat, se faufiler», tous sens qui s’intègrent facilement dans les connotations du mot anguille. Le second vient du francique wigila « ruse, astuce » et signifiait « tromper » ; le jeu de mots entre guille, guilde « tromperie » et anguille  est très vraisemblable. Si l’on ajoute que Guillot, Guillaume, étaient très employés pour suggérer la tromperie, et que le radical de Guille a donné lieu à d’innombrables allusions sexuelles (il nous en reste le guilledou) qui s’accordent fort bien avec la valeur symbolique de l’anguille , on sera convaincu de la genèse complexe de cette expression.

À Rome, jadis, il existait une expression latine : «serpent dans l’herbe», latet anguis in herba.

La gauche caviar : le caviar, c’est presque du poisson, non ? La gauche caviar est composée de gens aisés, dont certains appartiennent à la classe des exploiteurs ayant des employés, un considérable patrimoine, soignant leurs entrées dans les arcanes du pouvoir et faisant partie de ce qu’il conviendrait d’appeler la grande ou grosse bourgeoisie.
L’une des principales caractéristiques de ce groupe de gauche est qu’il serait composé de gens se positionnant à l’encontre de leur propre intérêt économique, un paradoxe que leurs détracteurs dénoncent comme une hypocrisie, que leurs défenseurs qualifient d’«intelligence politique» (savoir partager un peu de leurs privilèges pour atténuer les tensions sociales) et que les milieux léninistes-révolutionnaires analysent comme étant une attitude «pire que le libéralisme, parce qu’elle tend à rendre le capitalisme supportable». Ainsi, Voltaire, Victor Hugo ou Léon Blum firent-ils partie de ces bourgeois se voulant au service du peuple. Ce n’est pas forcément mauvais, ni forcément bon. On le voit bien aujourd’hui si l’on veut bien regarder la vérité en face.

C’est bien connu pourtant « le poisson commence à sentir (pourrir) par la tête » : les organisations humaines se dégradent d’abord par leurs éléments dirigeants. Faut-il vous convaincre ou l’avez-vous souvent constaté ?

Revenons à plus amusant : « La sardine qui bouche le port de Marseille » par exemple. Cette expression populaire française date du XVIIIe siècle. Elle signifie que l’histoire est estimée comme une galéjade, une exagération, c’est une histoire à dormir debout. En fait, l’expression est basée sur une histoire vraie mais dont une coquille typographique en a fait une farce.
En 1779, le vicomte de Barras, officier commandant le régiment français d’infanterie de Marine de Pondichéry, qui avait été capturé par les Britanniques en 1778, était libéré, en vertu d’un accord d’échanges de prisonniers et rapatrié sur une frégate de la Marine du roi Louis XVI. Le bateau sur lequel il embarqua avait pour nom le Sartine, avec un « t ». Pour assurer son retour tranquille vers la France, il naviguait sous un pavillon de sauvegarde qui devait le protéger de toute attaque des navires de la marine britannique qui reconnaissaient l’ordre de le laisser passer. Le navire put ainsi arriver sans encombre après dix mois de navigation au large du port de Marseille. Or, au dernier moment, le navire se présenta le 19 mai 1780 avec une inversion du code et la « Sartine » fut prise en chasse par un navire britannique qui tira contre elle deux salves de canons. La frégate française, navire imposant, finit par couler dans le chenal de l’entrée du Vieux-port de Marseille ce qui empêcha pendant un certain temps l’accès et la sortie du port à tous autres navires. C’est donc la « Sartine » et non la sardine qui boucha le port.

Le mariage de la carpe et du lapin : expression française servant à décrire une union mal assortie, comme entre deux bêtes d’espèces différentes et par extension, une alliance impossible par nature entre deux choses qui paraissent s’exclure mutuellement. Pensez donc à Juliette Greco.
Le mariage de la carpe et du lapin, un poisson et un mammifère, est contre nature donc vouée à l’échec. Cette expression française appliquée aux humains pour désigner un couple mal assorti, composé d’un noble et d’une roturière, d’un(e) intellectuel(le) et un(e) manuel(le), d’une beauté et d’un laideron, d’une bavarde et d’un taiseux, etc.

Noyer le poisson : créer la confusion, embrouiller les choses pour éluder une question, donner le change ; noyer quelqu’un sous un flot de paroles de manière à l’étourdir. Le sens du verbe noyer est très clair : il permet de provoquer l’asphyxie d’un être vivant en le plongeant dans un liquide. Si vous essayez de noyer un poisson en lui enfonçant la tête dans l’eau, vous vous fatiguerez certainement avant lui. Il est dans son élément (voir plus haut : comme un poisson dans l’eau).

Un rapprochement peut sans doute être fait avec l’expression « la sauce fait passer le poisson ». En effet, le goût du poisson pas frais peut être «noyé» par celui de la sauce (les épices des cuisines tropicales). A moins que l’expression « noyer le poisson » ne vienne de la manœuvre des pêcheurs qui consistait, une fois le poisson ferré, à le faire sortir et rentrer dans l’eau alternativement pour l’épuiser afin qu’il n’oppose que très peu de résistance au moment de le sortir.

Sentir le hareng : sentir mauvais. Ben oui. Pas sentir le salon de coiffure. Non ! N’oubliez pas que «la caque sent toujours le hareng» : expression française du XVIIème siècle utilisée pour dire qu’on porte toujours la marque de ses origines et de ses fréquentations (surtout quand elles sont basses, voir Madame Sans-Gêne ou Madame Tatcher d’après Elizabeth II).
A l’origine, la caque est un tonneau en bois dans lequel on empilait les harengs et qui gardait une odeur forte impossible à faire disparaître quel que soit le produit de lavage. Cette métaphore reflète l’idée que, dès sa naissance, l’être humain porte l’empreinte de son environnement sans pouvoir s’en détacher.

Serrés comme des sardines : le fait d’être serrés comme des sardines ferait appel au mode de vie de ce poisson qui vit et se déplace en bancs serrés. Selon d’autres explications, cette expression puise son principe comparatif non pas des sardines vivantes mais plutôt de celles en boite conservées et entassées les unes sur les autres. On peut parler des harengs au lieu des sardines : être serrés comme des harengs en caque, c’est-à-dire être les uns sur les autres.

Pour finir : «se faire poissonnier la veille de Pâques», faire les choses à contretemps, se lancer dans une affaire quand il est trop tard et alors qu’il n’y a aucun avantage à en tirer.

Je l’ai répété et vous le saviez, dans la religion catholique, les fêtes de Pâques sont précédées de la période du Carême, période de jeûne théorique de quarante jours, en rappel du jeûne du Christ de même durée, dans le désert. Et si, à Pâques, on déguste l’agneau dit pascal, dans la période de carême, la viande est complètement interdite et le poisson est autorisé. Autant dire que ceux qui respectent ce jeûne, consomment du poisson à tout va, ce qui fait inévitablement le bonheur des poissonniers. Autrement dit, la meilleure période pour qu’un poissonnier se mette à son compte et s’en mette plein les poches est celle du Carême. Celui qui aurait donc l’idée saugrenue d’ouvrir une poissonnerie la veille de Pâques, après la période faste de quarante jours, lorsque tous les pratiquants en ont assez du poisson, le ferait au plus mauvais moment de l’année, complètement à contretemps. c’est être un peu « niaiseux ». Dieu sait que de FBI (Fausses Bonnes Idées) fleurissent en ce moment.

Avez-vous quelques expressions complémentaires à ajouter ? Je veux bien les adjoindre à toutes celles qui précèdent.

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Henri, dinosaure 80, dans son commentaire, m’a posé une question «Et pourquoi appelle-t-on un souteneur maquereau ?»

Je vais lui répondre et j’ajouterai maquerelle et morue, des poissons qui se fréquentent régulièrement.

Maquereau, en argot, désigne un proxénète reconnaissable, il y a quelque années, à son costume rayé, le quasi uniforme de ce genre de voyous ; les rayures du costume en référence aux rayures du poisson.
Les uns font dériver le mot maquereau du mot flamand macken, trafiquer. Les autres croient que ce mot vient de l’hébreu machar, qui signifie vendre ; d’autres enfin font dériver cette expression d’aquarius ou d’aquariolas parce que chez les Romains, les porteurs d’eau étaient les intermédiaires de la prostitution, d’où maquariolus puis maquereau ; d’autres encore affirment que ce mot vient du latin macalarellus parce que dans les anciennes comédies, les proxénètes portaient des habits bizarres. Au Moyen Âge, le mot maque signifiait : vente, métier de marchand. De là sont venus maquignon et maquerel ou maquereau. Le maquereau n’est qu’un maquignon de femmes. Le dix-neuvième siècle a oublié la véritable source du mot qu’il a confondu avec celui du poisson, d’où les synonymes de poisson et de barbillon. Vers la fin du XIXème siècle, juste après la conquête de l’Algérie, les militaires français étaient revenus avec tout une cargaison de termes argotiques nouveaux, issus de l’arabe ou du berbère, dont « mek/mak » pour chef/caïd. Ce terme aurait été alors adopté pour désigner le chef d’une bande de malfaiteurs, puis, par extension, celui d’un « cheptel » féminin. Enfin, il aurait été en quelque sorte francisé en « maquereau », que par la suite, pour des raisons de commodité, on aurait de nouveau raccourci en « mac »….

La maquerelle ou mère maquerelle, c’est le féminin de maquereau, une femme qui se livre au proxénétisme, prostituant d’autres femmes et recevant tout ou partie de l’argent obtenu de cette activité. Tenancière de maison-close. En créole, la maquerelle est une commère, une personne qui s’immisce dans la vie privée des autres, épie et colporte les ragots.

La morue, en argot, est une  prostituée, femme de mauvaise vie voire simplement une fille facile ; cette appellation est en tous cas une insulte. La morue est souvent esclave des maquereaux et maquerelles.

12 réflexions au sujet de « Parlons poissons »

  1. Très intéressant de lire l’explication de ces expressions!

    J’ai retrouvé trois dictons:

    « Poissons sautant hors de l’eau »…(la pluie sera pour bientôt)

    « Si les poissons sautent dans l’eau
    Tu vas voir grossir le ruisseau »
    (Les poissons nagent plutôt dans le fond des rivières par beau temps et se rapprochent de la surface avant le mauvais temps…L’humidité de l’air alourdissant les ailes des insectes volants, les poissons trouvent aisément de la nourriture à la surface)

    « Vent du nord
    Poissons dans tous les ports »

  2. Merci Marie pour ces trois dictons supplémentaires que je découvre.

    J’aime bien les dictons ; les almanachs qui en proposent me rappellent mon enfance quand j’allais voir ma grand-tante et mon grand-oncle au milieu des vignes des Corbières, ils avaient l’almanach VERMOT qui m’occupait de longues heures et il y en avait de plusieurs années.

  3. Ce n’est pas un poisson d’avril, mon com n’est pas passé. Safari ne savait pas ouvrir, « le serveur ayant fermé, ce qui arrive parfois » dixit Safari. Bref, je connais, comme tout un chacun, pas mal d’expressions sans en connaître l’origine. L’une , non citée, me vient à l’esprit : « il y a anguille sous roche ». Et pourquoi appelle-t-on un souteneur maquereau ? Amitiés. dinosaure80.

  4. Mais si, elle y est « l’anguille sous roche », tu ne l’as pas vue, c’est tout. Juste après « glisser comme une anguille » et avant « la gauche caviar ». Par contre, c’est vrai que je n’ai pas parlé des maquereaux et maquerelles et je m’en vais chercher si je trouve une explication à ces poissons copains des morues.
    Amitiés, dinosaure.

  5. merci pour toutes ces explications. il y a certaines expressions que je ne connaissais pas
    bises et bonne nuit

  6. Je ne laisse prendre dans les filets poissonneux ,
    De bien jolies expressions du moins imagées
    Douce journée Françoise
    Bisous
    timilo

  7. une vraie criée…quel article mazette…
    c’est souvent négatif ces références à la poiscaille.. sauf le pauvre du bocal heureux comme un poisson dans l’eau il bulle simplement..

  8. Bonjour Françoise♥

    Je n’apporte que le froid
    La pluie, la neige, ou le vent
    A cause de moi, tu dois bien te couvrir
    Mettre pull écharpe et manteau
    Je mets du gris dans le ciel et parfois dans le coeur
    Par ma faute les gens ont moins envie de sourire.
    Je ne ressemble pas au printemps…
    Qui suis-je ?

    J’apporte le café chaque jour et la bonne humeur
    J’ai de la chaleur dans le coeur
    Il m’arrive d’être en retard
    Pour cela je devrai passer chez mes amis en deux fois lol
    Mais mon amitié offre le soleil, et un sourire chaleureux.
    Qui suis je ?

    Tu as trouvé ? Alors je te souhaite une douce journée.
    Prends soin de toi, moi je file.

    Ton amie Lolli

  9. bonjour Françoise trois dictons que je ne connaisai pas j’en apprend tous les jours hihi bisous
    Marcel

  10. Je ne resterai pas muette comme une carpe, Je dirai même que » c’est assez dit la baleine je me cache a l’eau »
    (cétaces dit la baleine je me cachalot).

  11. Ping : Plat | FrancoiseGomarin.fr

  12. Merci pour ces explications claires avec une pointe d’humour 🙂

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