Petite leçon

Petite leçon d’orthographe (ou de grammaire). Hier quand j’ai écrit «Je me suis demandé», j’ai eu peur de faire une faute alors j’ai cherché et j’ai trouvé une réponse avec explication, une explication qui peut être utile aux femmes qui me lisent. Si je suis une femme, dois-je écrire «je me suis demandée» ou «je me suis demandé» ?

La question se pose et l’erreur est fréquente. Pas de panique !

Nous avons tous appris et appliqué cette règle d’or : «Le participe passé des verbes conjugués avec l’auxiliaire « être » s’accorde en genre et nombre avec le sujet du verbe», précepte que l’on retrouve dans les « Difficultés de la langue française » (Larousse). Ainsi, une femme qui « tient la plume » (ou tape sur son clavier) doit écrire : «Je suis émerveillée par votre courage» ou encore «Je suis étonnée de ne pas avoir été invitée». Simple, n’est-ce pas dans ces cas ; sauf que, comme souvent dans notre belle langue française, il existe une exception. Vous savez cette exception qui confirme la règle… (Jules Renard, en 1894, s’en moquait : «Les gens qui veulent suivre des règles m’amusent, car il n’y a dans la vie que de l’exceptionnel.»)

Cette particularité, loin d’être la seule, est facile à retenir.

En reprenant le Larousse : «Cette règle n’est pas applicable aux participes passés des verbes pronominaux dans lesquels le pronom réfléchi a la fonction de complément d’attribution» appelé aussi complément d’objet indirect (COI). En clair : le participe passé d’un verbe pronominal restera toujours invariable lorsque son pronom réfléchi sera un COI.

Si je reprends la phrase qui me pose problème : «Je me suis demandé», je me pose la question : j’ai demandé à qui (et non quoi) ? À moi, le pronom personnel me est alors un COI. ainsi, on ne l’accorde pas et on écrit, même si l’on est une femme, «Je me suis demandé» et non pas «je me suis demandée».

De la même manière, on écrira «Elles se sont téléphoné» et non pas «Elles se sont téléphonées» car on sous-entend «Elles ont téléphoné à qui ? À elles».

Il faut le reconnaître: au participe passé, les verbes pronominaux deviennent de véritables sources d’hésitation. Cependant, l’Académie française nous fournit un précieux conseil. Il faut toujours se poser la question : quelle est la fonction du pronom réfléchi complément ? A-t-on à faire à un COD ou à un COI ?

Ceci étant l’Académie Française s’amuse en ce moment, comme toujours semble-t-il. Ah les vieux Immortels, qui disparaissent de temps à  autre, laissant laissant brièvement leur fauteuil vide, viennent de débattre Covid-19. Bien que ce soit un virus, c’est une maladie, il faut donc, comme nos cousins Québécois le font, dire LA Covid.

Covid-19 sera donc féminin plutôt que masculin alors même que l’usage majoritaire en France est d’utiliser ce terme apparu avec l’épidémie de coronavirus au masculin ; encore un coup de ces mecs qui aiment mettre au féminin ce qui est mauvais. Et le neutre, pourquoi n’existe-t-il pas en français ? Ils devraient y songer à l’Académie !

.À bon entendeur, salut !

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4 réflexions sur « Petite leçon »

  1. à ta place je me serais posé la même question !
    Il est vrai que la parité n’existe pas chez les immortels !
    Dommage finalement que le neutre ne fasse pas partie des articles comme en allemand, plus proche du latin avec son der,die, das !
    Je considère que l’usage fait loi pour le covid, et garde le masculin !
    Passe un bon dimanche Françoise
    Bisous

  2. Hé bien, pour moi, c’est le covid car c’est un virus, épicétout !
    Si on veut le mettre au féminin, on n’a qu’à dire la covidation, soit le fait de la maladie du covid …
    Comme le confinage ou la confination, après tout !
    Why not ???
    Bon dernier jour de la semaine ☼ !
    Avec un ordi qui peine de plus en plus mais l’anniversaire n’est que fin juillet …
    Gros bisoux, ma françoise ♥

  3. ET bien moi, je continuerai à dire Le covid… On a commencé comme ça et c’est pas un trou du cul qui va nous imposer une autre façon de parler. Le covid c’est le virus et c’est marre !!!
    Très bonne journée

  4. bonjour chere Françoise, voilà une leçon de Français qui est fort utile, effectivement on peut douter si on est une femme …merci donc de ce rappel ! la Covid, surprenant, un virus semble masculin, ce serait une maladie, oui bien sur, mais de là à mettre au féminin il y a un pas que je ne franchirait pas ! bon dimanche bises

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