Question « rose »

Pour lutter contre la mélancolie qui s’accroche ces jours derniers malgré le soleil et le ciel bleu, je vais vous parler de vin et de fleurs, tout particulièrement de roses. Je commence par une question :

Savez-vous pourquoi dans certaines régions viticoles on voit des rosiers au bout des rangées de ceps ?

Comme sur cette photo empruntée au site « auJardin.info ?j

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Planter des rosiers en tête de rangées de vignes n’est pas seulement un moyen pour les vignerons d’embellir le paysage – bien que cela fonctionne plutôt bien – mais cette pratique présente bel et bien une réelle utilité en viticulture. les rosiers sont un allié pour le vigneron. 

Malgré leur apparence bien différente, la vigne et le rosier partagent des points communs : ils peuvent être victimes des mêmes maladies, en particulier de l’oïdium, un champignon aux conséquences dramatiques pour la vigne. Plus sensibles à cette maladie, les rosiers sont donc toujours attaqués en premier, ainsi, en les plantant devant chaque rangée de vigne, les viticulteurs sont alertés de l’arrivée de la « peste » et peuvent ainsi sauver leur récolte en entamant des traitements de prévention pas obligatoirement chimiques.

Pour rappel, l’oïdium, comme le mildiou, est l’une des maladies les plus dévastatrices de la vigne, malheureusement bien présente dans l’ensemble du vignoble français. Favorisée par l’humidité et les écarts de température., la propagation de ce champignon se traduit par l’apparition d’une fine pellicule de poudre blanche sur les feuilles et les baies de la vigne, qu’il dégrade ensuite progressivement. Personne dans les vignes n’a oublié le terrible phylloxéra qui a transformé le paysage viticole français au début du siècle dernier ; à l’instar des autres maladies cryptogamiques, il dessèche les fleurs et, lorsqu’il apparaît sur les baies, prend la forme d’une poudre blanche qui détériore la peau du raisin et fait éclater le fruit, raison pour laquelle on l’appelle « maladie du blanc ».

Une autre explication charmante mais fausse justifierait l’origine ancestrale mais oubliée un temps, de cette pratique : la présence de rosiers permettait aux chevaux chargés de labour de repérer la fin d’un rang. Attirés par la couleur intense des roses, ils anticipaient le virage vers le prochain rang à travailler : virage moins serré, dernier cep pas arraché.

Quant à ma mélancolie, tristesse vague à la fois sombre et douce, elle favorise une forme de rêverie désenchantée, l’entretien de souvenirs plus ou moins heureux et une méditation existentielle.. Une crise d’adolescence romantique qui ne veut pas se terminer, peut-être ? Il serait pourtant temps.

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3 réflexions sur « Question « rose » »

  1. je connaissais la réponse, parce qu’ en Dordogne j’ avais eu la même explication devant des rangées de kiwis avec ces rosiers à chaque extrémité.
    J’ ai aussi appris que les vignerons usaient et abusaient de la bouillie bordelaise à base de cuivre !
    difficile de sourire à notre époque où pas grand chose ne tourne rond

  2. Je connaissais, mes parents ayant eu un peu de vigne …
    Gros bisoux, ma françoise ♥

  3. je connnaissais cette pratique, ici je suis entouré de vignes, et curieusement les vignerons du Var, plantent rarement des rosiers au bout des rangs ? il y en a, mais assez peu , peut etre n’ont ils pas peur du mildiou ? generalement les cultures sont bios pourtant , avec la presence de l’herbe entre les rangs, bonne fin de semaine chere Françoise, bisous

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