Piège à cons

« DAU, l’événement artistique et culturel à ne pas manquer en ce début d’année« , pouvait-on lire un peu partout dans Paris. DAU devait être présenté au Théâtre du Châtelet, au Théâtre de La Ville et au Centre Pompidou du jeudi 24 janvier au dimanche 17 février 2019 avec un vaste programme Clic sortiraparis. Les musées parisiens s’y étaient mis à trois pour accueillir une expérience présentée comme révolutionnaire.

Or, la première mondiale, jeudi dernier, a tourné au cauchemar : le public qui a déboursé entre 35 et 150 euros pour participer à l’expérience n’a pas vu grand-chose. La commission de sécurité de la Préfecture de police a jugé que le Châtelet n’était pas en mesure d’accueillir le public le 24 janvier (c’est dire si l’organisation était bonne).

« “DAU” est à l’image de ce que la Ville de Paris défend depuis des années en matière de politique culturelle ; innovante, accessible et décalée »

                             Christophe Girard, adjoint à la culture à la Mairie de Paris

Un véritable Monsieur Jourdain ce Girard, archétype du nouveau « dominant » dans toute sa splendeur. Notre homme se pique de connaissances artistiques, certes, mais dans l’art moderne ce qui compte c’est le fric, l’argent dépensé pour acquérir une œuvre pas la beauté de la création mais son prix. Pour la plupart des amateurs d’art moderne il faut montrer que l’on est différent, incompris (eux-mêmes n’ont rien compris) et surtout plein aux as. Le problème c’est que pour l’art moderne, à Paris, Giraud dépense NOS deniers, ceux des Parisiens et ceux des Français. Même si un mécène russe donne quelques roubles, c’est la ville qui supporte des coûts importants et l’État met sans doute la main au portefeuille.

DAU, ce projet artistique orchestré par le réalisateur russe Ilya Khrzhanovsky, prévoit d’emmener le public dans un « voyage » dans l’Union soviétique de 1938 à 1968 (tu parle d’une chance, à travers des expériences multiples (films, concerts, conférences, expériences scientifiques…) mais ceux (veinards ?) qui ont vu DAU n’ont, pour la plupart, toujours pas compris, certains ont loué le génie de cette expérience «spatio-temporelle» qui permet d’«explorer l’âme humaine» jusque dans ce qu’elle a de plus noir, d’autres ont évoqué un univers sectaire. Vous le constatez, il y en a toujours qui apprécient, généralement ceux qui ont trop peur de passer pour des imbéciles. Il faut être audacieux pour dire « c’est nul ».

Paris a dit oui à cet événement mais Berlin a décliné l’offre (l’artiste voulait faire reconstruire le mur). Il y a plus de Monsieur Jourdain en France qu’en Allemagne.

Ainsi aujourd’hui apparaît, une fois de plus, la légèreté avec laquelle des institutions publiques engagent des dépenses inutiles. Qui allait profiter de cet élan artistique ? Vu le prix de l’entrée, ni les étudiants, ni les Français moyens. C’est donc de l’argent gaspillé pour des nantis. Cet événement encourage à la révolution. Cessez le gaspillage ! Mais pour le moment, en fait de révolution artistique, c’est la Bérézina.

DAU… En clair de la DAUbe, un piège à cons.

En argot militaire, un piège à cons est une opération menant au désastre. Dans le langage populaire, c’est un leurre grossier qui ne peut berner que les naïfs, les ignorants ou les sots ;  c’est ni plus ni moins une escroquerie.

Les synonymes sont nombreux :

  • arnaque (Familier) (Figuré)
  • attrape-nigaud (Familier)
  • attrape-couillons (Populaire)
  • attrape-gogo (Familier)
  • duperie
  • jeu de dupes

Pour ce qui est des escrocs, notre époque est leur Eden. Pauvres de nous  !

Share

3 réflexions sur « Piège à cons »

  1. Absolument pas au courant de tout ça !
    Bon, si j’ai bien compris, on se l’est encore fait mettre, en parlant vulgairement.
    Mais je dois être vraiment inculte car je n’y comprends strictement rien …
    Un spectacle ???
    Russe, de surcroît, je n’y vois aucun intérêt, enfin, pour moi.
    En plus, je ne suis absolument pas fan de ce genre de « trucs » …
    PS : j’en ai marre, je ne reçois aucune NL de tes articles et quand je veux me réinscrire, on me répond toujours qu’une erreur est survenue … Grrrr

  2. Lorsque dans le journal régional je vois passer des pièces de théâtre, je suis sidéré de penser qu’ un seul spectateur puisse payer pour voir de telles inepties !
    Voir des gens s’ esbaudir sur des chorégraphies, un tableau, une sculpture qui se veulent contemporaines mais n’ ont en fait pas plus de valeur qu’ un étron, me conforte dans l ‘idée que le chaos n’ est pas loin, sans morale le monde est mort

  3. …je ne vois aucun interet à ce genre de spectacle, je ne sors plus, meme pas au cinema ! alors payer 150 euros pour ce genre d’élucubrations, non ! un spectacle russe, oui , ballets, folklore, , mais pas ça ! bonne journee bises

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.