Changer le monde

Nous sommes capables d’arriver à changer de mode de penser et à changer le monde à condition de le vouloir vraiment mais je crois que le changement effraie trop de gens encore. Nous Français, nous ne réagissons véritablement que lorsqu’il est trop tard, il nous faut avoir les pieds dans la m…. comme notre emblème : le Coq. Je ne sais plus où j’ai entendu « Le Français est comme les pavés, on marche dessus longtemps, mais quand il se réveille et vous tombe sur la tête, il vous assomme ». Sommes-nous aujourd’hui en phase de réveil ? Attention, ça va bouger.

Depuis des années, des siècles, les revendications du peuple exploité s’opposent à la résistance du pouvoir, de la bourgeoisie, des nantis ; il suffit de voir ou revoir le film « Germinal » avec Depardieu et Renaud pour comprendre la lutte souvent sanglante des travailleurs.

Aucune révolution n’a réussi à ce jour à instaurer une organisation humaine et politique juste. Dès lors que l’on organise et que l’on hiérarchise les rôles dans la société, certains abusent de l’once de pouvoir qui leur est accordée ; il n’y a qu’à observer le comportement des uns et des autres. N’avez-vous jamais croisé un fonctionnaire imbu de lui-même, une gendarmette se croyant toute-puissante ?

Depuis toujours les peuples qui se battent, paient de leur sang, pour rien ou presque.

La morale disparaît même dans les moments où l’on croit que tout va mieux. (Je ne peux m’empêcher de penser à ce que me racontait ma grand-mère : à ces femmes tondues à la fin de la dernière guerre, victimes de règlements de compte qui étaient loin d’être politiques, à ces résistants de la dernière heure qui se mettaient plus en avant que les véritables Résistants… Drôles d’époques que celle-ci et la nôtre.) L’érosion permanente des valeurs morales a laissé la place au pouvoir de l’argent. Comment expliquer la notoriété des Nabila, Loana et Zahia ? Esclaves des maîtres de l’argent, elles ne demandent pas leur libération et sont juste prêtes à tout pour en gagner davantage et être vues.

Il faut dire que la désinformation, la manipulation, la propagande, la grande consommation, l’idéologie de la mendicité des droits et la corruption qui font saliver les peuples depuis des siècles ont réussi à polluer les esprits. Qui ose encore lutter contre le pouvoir de l’argent ? Tout le monde (ou presque) rêve d’en avoir toujours davantage, C’est l’histoire du Veau d’Or qui recommence.

Nous parlons hypocritement de «mal logés», de «précaires», de «migrants», de «réfugiés» mais ces mots ont perdu leur sens comme tant d’autres comme droits, démocratie, égalité, liberté, humanité, humanisme, économie, écologie. Les seuls qui ont gardé leur sens mais que l’on ne prononce guère sont égoïsme, mensonge, immoralité, capitalisme, libéralisme sauvage, cupidité…

On nous parle de solidarité mais elle est à sens unique, quelques-uns paient et d’autres profitent, en haut (on profite) et en bas (on survit) mais au milieu on se sent floué, on chute.

Nous peinons à nous réveiller à cause de l’hypocrisie des dirigeants que nous avons « choisi » par paresse ou faiblesse. Souvenez-vous du taux de participation au deuxième tour des dernières présidentielles et des résultats. (Le taux de participation au second tour de l’élection présidentielle 2017 est l’un des moins élevés de l’histoire de la Ve République. Seuls 74,56% des inscrits se sont déplacés aux urnes dimanche, selon les résultats définitifs transmis par le ministère de l’Intérieur. C’est le pire score depuis 1969 pour un second tour de présidentielle. Le résultat final : 43,61% des inscrits ont voté Macron  car il avait Marine Le Pen en face de lui et que les Français ont eu peur MAIS 25,44% se sont abstenus et 8,52% ont voté blanc.) Pas très représentatif des Français au fond ce président. Comme Trump aux U.S.A.. Les systèmes d’élection sont à revoir ici et là-bas.

Par ailleurs, les scientifiques, qui ont pris conscience des dangers qui nous menacent sur le plan de l’environnement et surtout des risques que courent nos enfants, rampent encore devant les « grands de la finance ». Qui sera assez courageux pour crier « Assez » et entrainer derrière lui d’autres braves, intrépides qui mèneront une résistance mondiale dans ce domaine ? Il y a urgence. Il ne faut plus penser « après moi le déluge ! ».

Il ne faut plus perdre du temps à raisonner, il faut agir pour que cesse le «développement infernal» des « industries » polluantes. Ce ne sont pas les taxes qui feront gagner cette guerre écologique mais un changement de mode de pensée, de production et en premier lieu de consommation,

Rien ne va plus ! Vraiment. Nombreux sont les États qui ont réussi, par la terreur et par la corruption, à créer des démocraties obéissantes et sans espoir. Nous sommes, au XXIème siècle dans l’ère de l’avilissement et de l’injustice, C’est la dictature de l’argent. Le pouvoir politique d’aujourd’hui tire sa légitimité de l’alignement des élites, de l’obéissance des corrompus et de la servilité de ceux qui vivent de la facilité. Malheur à tous ceux qui travaillent, tentent de réfléchir, pensent et se révoltent !

Les Gilets Jaunes sont les «Sans culottes» d’il y a deux siècles et demi. Ce sont des hommes et des femmes ordinaires qui vivent plus ou moins modestement mais qui sentent tous la misère se rapprocher pendant que d’autres continuent à se gaver et leur demandent toujours plus d’efforts et de sacrifices.

Attention, les « Gilets Jaunes » sont dénigrés volontairement, accusés de gâcher la vie des Français, les fêtes de fin d’année, de nuire aux commerçants, aux entreprises, etc. Ils vont être dévorés par le régime de l’Elysée qui « comprend » la « nature des revendications » et a les moyens de « calmer le mouvement » en appelant au « dialogue », en distribuant des miettes, en noyant sous des flots de paroles absconses, en demandant des élections de représentants… L’Élysée et le gouvernement (et les députés) veulent garder leur place et leurs pouvoirs

Je ne sais pas si vous vous sentez « Gilets Jaunes » mais moi « oui ». Je veux être un citoyen écouté. Comme les autres citoyens qui disent : Nous voulons être entendus, nous voulons être écoutés. Nous voulons une vraie démocratie qui nous permettrait de nous exprimer. Il faut reconnaître le vote blanc. Quand on se déplace pour dire « BLANC », je ne vote ni pour la peste ni pour le choléra, je dis quelque chose, je ne suis pas comme celui qui va à la pêche ou pique-niquer le dimanche des élections.

Nous ne voulons plus être enfumés et tondus par des « représentants » qui pensent surtout à eux et à conserver leurs avantages. Il faut verser des salaires NORMAUX aux députés, ministres et autres privilégiés, des salaires correspondant aux salaires médians des Français, payer des retraites au prorata du temps de services de ces « élus » et des profiteurs qui les entourent.

Où sont les cahiers de doléances ? S’il n’y en a pas dans sa commune, comment fait-on ? Encore un truc pour rien ? Comme les consultations publiques avant les grands travaux ? Est-on écouté ? Il n’y a jamais de réponse. Tu parles d’une démocratie représentative : les citoyens délèguent leur pouvoir politique envers des représentants et ainsi n’ont donc plus besoin de parler eux-mêmes, la parole officielle étant attribuée à d’autres mais… Et quelle démocratie participative, c’est « Cause toujours ! »

Le fait de pouvoir s’exprimer est insuffisant puisque cela n’a aucun impact sur les prises de décision politiques.

Pour rappel, la démocratie originelle selon les grecs reposait sur le tirage au sort et sur la rotation des charges : tous les citoyens pouvaient être tour à tour gouverné ou gouvernant.

Et comment ont fait les Islandais quand ils ont été mécontents de leur gouvernement ? Comment le gouvernement coûte moins cher en Suède par exemple ?

Regardez un peu ça :

Je suis sûre qu’on devrait pouvoir arriver à changer au moins le train de vie de nos ministres. On y va ?

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3 réflexions sur « Changer le monde »

  1. au catéchisme, il y avait l’ ange et le démon qui se battaient en nous, et il semble que peu à peu ce soit le démon qui l’ emporte, parce qu’ on se débarrasse de plus en plus de la morale !
    Des féministes aux laïcards, on laisse la place à l’ envie, on pense que la science l’ emporte sur la conscience, et le passé nous montre qu’ il y a toujours un retour de flamme !
    J’ ai toujours affirmé que seule une révolution peut mettre fin aux privilèges de ceux que nous élisons, ce qui est quand même un comble, mais se comprend dans le système pervers qui est en place !
    Bien sur que les gilets jaunes ont raison, mais il ne faut surtout pas croire que les politiques ont renoncé !
    Fête bien Noël Françoise
    Bisous

  2. On a bien compris que le dieu pognon régit le monde !
    Et le pouvoir en donne toujours plus à ceux qui l’exerce.
    Nous ne devons pas nous contenter de ramasser les miettes alors que d’autres se servent grassement en nous plumant chaque jour davantage.
    Perso, je n’ai jamais voulu être riche, mais pouvoir au moins survivre et me faire et faire partager, quelques petits plaisirs de temps en temps !
    On bosse toute une vie comme des bourrins et, quand on pourrait un peu se reposer et en profiter, on nous en demande toujours plus.
    Et voilà, à force de tirer sur la corde (de la bourse, en l’occurence), elle casse et … c’est la révolte générale !!!
    Bien sûr que je soutiens les GJ, malgré quelques réticences, et que l’état répond qu’il nous entend (Faudrait être sourd, pour ne pas entendre), mais encore faudrait-il qu’il nous comprenne et, surtout, AGISSE !
    Là, je crois qu’ils sont mûrs et ont compris mais ils tardent à bouger et nous, on n’en peut plus de les voir chipoter pour en donner le moins possible et essayer de tout négocier.
    Alors, restons solidaires et ne leur donnons pas la satisfaction de les voir nous désolidariser.
    Les médias, en bons toutous bien dressés, essaient au maximum de discréditer le mouvement en ne montrant que les couacs qui sont survenus et interrogeant les moins représentatifs des GJ, pour nous faire passer pour des imbéciles dans un troupeau de moutons qui crient sur le loup.
    C’est dommage pour beaucoup parmi ceux qui fêtent nowel, il a perdu tout son pouvoir de magie …
    Mais si un peu de « meilleur être » en découle, ça valait le coup de tenir bon !
    Et j’ose croire que c’est bien parti pour.
    Il n’y a plus qu’à espérer que quelque chose de concret va être mis au point et là, je suis prête à rêver …
    Alors, espérons ensemble !
    Ce sera peut-être ça, la nouvelle magie de nowel …
    Bon week end, toujours dans la douceur printanière.
    Et toujours beaucoup de mal pour écrire, d’où ce nouveau C/C.
    Bisoux humides et pluvieux, ma françoise ♥
    PS : là, je crois que je viens de dépasser mon forfait pour l’utilisation de mon bras qui me fait un mal de chien, mais tant pis, je me suis libérée ! 🙂

  3. C/C : Bon dimanche avec une température anormalement douce …
    Le temps s’est un peu amélioré mais pas ma tendinite. Pfff
    Gros bisoux qui en ont marre !

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