En vrac

Je ne sais pas où vous en êtes dans vos réflexions pour le vote « présidentiel ». C’est dans moins de deux semaines et je n’ai jamais été dans une situation pareille. Je sais de qui je ne veux pas du tout, pour diverses raisons, mais je n’arrive pas vraiment à choisir un « moins pire » parce que les médias me fatiguent et qu’ils ont semé la confusion dans tous les esprits. Nous sommes manipulés, cela ne fait aucun doute mais par qui et pourquoi ?

Vous avez tous un semblant de réponse. Vous avez votre réponse mais est-elle entièrement satisfaisante ? Moi j’ai des tas de questions et peu de réponses qui me conviennent. Ce que j’ai bien compris, c’est que si rien n’est changé dans notre constitution, on est reparti pour cinq ans ou plus à fonctionner de la même façon. Je donne ma voix un jour  à un candidat et je ferme ma gueule après pour qu’il décide de ce qu’il veut avec ses copains.

Ce n’est pas ça la démocratie et encore moins l’égalité. Il faudrait vraiment revenir au B.A. BA. de la révolution :

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) :

Article 1er : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. (…)

Article 6 : La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

ce qui signifie : « abolition des privilèges« , « représentation de l’ensemble des citoyens », « à chacun selon son mérite », c’est-à-dire que chaque citoyen sera occupé aux tâches qu’il peut accomplir de le meilleure façon.

Je reviens toujours à cette idée : « À chacun selon son mérite » qui peut faire hurler certains mais »à chacun selon son mérite » c’est réaliser intégralement l’idée du juste : l’égalité et l’équité. Si nous donnions »à chacun selon son mérite », nous serions dans une société méritocratique OR cette idée semble avoir disparue en France actuellement, on lui préfère la démagogie (on donne pour faire taire les plus dérangeants en oubliant les autres).

En traitant tous les individus comme des êtres également libres, la société respecte l’égalité absolue de tous les citoyens mais en les récompensant selon l’équité, c’est-à-dire proportionnellement à l‘utilité de leur contribution et de leurs efforts, elle se montre juste.

C’est l’absence de justice qui nous dérange le plus en ce moment. Nous avons tous le sentiment de ne pas être traité de manière juste par la justice et plus encore de trop donner sans jamais être récompensé ; de trop payer aussi car ceux qui sont ponctionnés le sont pour les autres qui ne paient rien et profitent d’un système généreux (et inique).

J’étais enseignante (vous savez un de ces fonctionnaires payés à ne rien faire) et je me suis battue (seule souvent contre un système de plus en plus perverti et pervers), on m’a expliqué qu’il fallait supprimer les examens, les notes, etc parce que ça coûtait cher et que ça créait des inégalités… Moi, rétrograde sans doute, je ne cessais de penser que si le professeur ne donne pas de note ou s’il donne une même note moyenne à tous les élèves d’une classe sans tenir compte de la valeur de leur copie : il est injuste et surtout il décourage les meilleurs, sans compter que cela n’inciterait pas les moins bons à vouloir s’améliorer, bien au contraire ce serait un encouragement à la médiocrité et à la paresse.

Certes on ne peut ignorer l’influence du milieu social dans la réussite ou l’échec de certains élèves mais il faut arrêter de donner tout à certains en oubliant les autres. Je suis fille d’ouvrier et l’école m’a permis de progresser même si, dans mon quartier, ce ne fut pas toujours aisé. Il faut des capacités et de la volonté pour sortir de certaines situations, il faut se battre et ne pas attendre que tout arrive seul, sans effort.

Notre société se délite car nous n’avons plus de bases solides pour nos connaissances ni pour les règles de vie, de politesse ; nous ne connaissons plus les contraintes. Nous sommes des fumistes, apparemment instruits mais surtout hédonistes. Je me souviens d’un billet, vieux de tout juste six ans qui se rapproche de mes mots d’aujourd’hui : Réussite-argent-bonheur (clic pour relire).

Quant à notre État, il se perd dans l’économie libérale et le clientélisme, oubliant les valeurs fondatrices de la République. Nos représentants politiques se comportent tous en roitelets pendant les campagnes électorales puis en monarques dès qu’ils sont au poste suprême. Comment en choisir un dans les conditions actuelles ? J’ai du mal surtout quand j’entends clapoter toute la boue que l’on remue…

 

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2 réflexions sur « En vrac »

  1. De cette campagne j’ ai conforté ma certitude que le pire était à gauche, avec des politiques prêts à casser l’ enseignement et l’ éducation, prêts à utiliser la justice pour faire tomber les adversaires.
    Voter pour de petits candidats ne servira à rien, et pourtant le programme d’ Asselineau me plait bien.
    LE problème est que nous savons que les promesses n’ engagent pas les candidats en fait, et nous savons que c’ est tout le système qui est à revoir.
    30 années de gauche/droite ont montré leur inefficacité, alors on ne peut que craindre de retomber dans le même piège !
    Quel chaos !
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  2. je suis dans la même situation idéologique que vous Françoise. je sais qui je ne veux pas et ..j’ai du mal à choisir un bon candidat tant tous me semblent factices et incapable de résoudre la crise et de redonner de la vie et du gout aux Français.

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