Vive les Bretons !

Les normes européennes, y en a marre ! Y en a trop et je ne comprends pas toujours pourquoi. Interdiction des feux de cheminée, limitation de vitesse, législation sur les cigarettes électroniques et j’en passe… Qui avait parlé de «choc de simplification»  ? Moi je ne vois que complications en tous genres.

Je critique les fonctionnaires de Bruxelles qui sont de gros producteurs de normes, tout le monde le sait mais en comparaison leurs collègues français sont bien pires.

Est-ce parceque nous sommes des Gaulois, culturellement rebelles et généralement irrespectueux des règlements ? En tout cas chez nous, l’administration ne laisse aucune marge de manoeuvre aux individus : elle considère que c’est à elle de tout régler, jusque dans les moindres détails de la vie quotidienne des individus ou des entreprises (ce qui complique les choses au lieu de le simplifier). Comment faisait-on avant ?

L’entraide immédiate fonctionnait mieux. Aujourd’hui, c’est chacun pour soi, on se plaint, on pleurniche, on réclame, les médias en rajoutent un peu pour dramatiser : inondations, chutes de neige tardives ou précoces, épidémie de grippe, canicule estivale… Dès que quelque chose ne tourne pas rond, c’est vers l’Etat que nous nous tournons pour demander des comptes. Nous sommes complices de cet état de faits car de notre côté, nous adorons que l’Etat s’occupe de tout. Nous sommes infantilisés et nous en redemandons. Pas étonnant que les ministres ouvrent les parapluies en édictant des règles de sécurité de plus en plus dures !

Il faudrait pourtant ne jamais perdre de vue que les normes coûtent des milliards aux contribuables qui doivent payer le réaménagement incessant de l’espace public pour tenir compte des nouvelles règles  (la simple mise en accessibilité de tous les établissements recevant du public c’est au minimum 22 milliards d’euros à la charge des collectivités locales et de l’Etat (qui paie de moins en moins mais taxe de plus en plus).

Les nouvelles normes coûtent aussi des milliards aux particuliers, sommés de mettre leurs ascenseurs et leurs fosses septiques en conformité, d’installer des détecteurs de fumée (inefficaces la plupart du temps), de payer pour une liste longue de diagnostics lorsqu’ils vendent leur logement (en dix ans, les normes ont changé et des travaux doivent être faits). Toutes ces règles nuisent gravement à la compétitivité de nos entreprises

Il parait que que l’Etat exige des ceintures de sécurité dans les pirogues qui mènent les enfants à l’école en Guyane.  Est-ce vrai ? Qu’en dit Madame Taubira ? Jusqu’où va-t-on aller ?

La sécurité routière a bon dos. La vitesse est limitée mais si effectivement le nombre de tués a diminué sur les routes en quarante ans, les radars verbalisent majoritairement des excès de 1 à 2 km/h. Belle source de revenus que ces radars !

« 90 à 95 % des excès de vitesse sont des excès de 0 à 20 km/h ». Or, entre 0 et 10 km/h, ça peut être quelqu’un qui se fait flasher en bas d’une descente ou se fait surprendre sur un changement de limitation de vitesse sur autoroute ou dans une zone de travaux terminés sur une route de campagne, limitation à 70 au lieu des 90 habituels…

Excès de vitesse, amende et tarif

En Allemagne, la vitesse n’est pas autant limitée que chez nous, y-a-t-il plus de morts sur les routes ? Non.

Ah, une autre question, si les petits Français, j’entends « la populace », n’échappent pas aux amendes, que fait-on aux ministres ou autres « grands » du monde actuel quand ils dépassent, eux ou leurs chauffeurs, de plus de 50 Km/h les limitations ? Rien sans doute. Comme toujours : « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » La Fontaine.

Par ailleurs, la France est championne d’Europe des péages autoroutiers. Pour aller en Finlande à partir de la France, nous n’avons déboursé qu’en France. Rien au Luxembourg, rien en Belgique (où les autoroutes sont équipées en continu d’éclairage), rien en Allemagne, rien en Suède, rien au Danemark, rien en Finlande sauf pour les ponts qui permettent d’éviter traversiers ou ferries. Mais comment font-ils ? Je vous donne un petit indice : à qui appartiennent les sociétés d’autoroutes ? Toujours ces histoires de sous et l’impécuniosité des dirigeants qui veulent toujours plus pour financer leurs « petites folies », celles qui laisseront leur empreinte !

Au lieu d’augmenter les recettes de l’État, il faut diminuer les dépenses : coiffeur, taxis, avion, personnel dédié à la sécurité des  enfants, des maîtresses, frais de bouche… Sans proposer aux grands de ce monde du corned beef et des pâtes, ni remplacer le sucre par de la saccharine ou le café par de la chicorée (c’est ce que le général de Gaulle avait dû accepter à la Libération de Paris), on pourrait limiter les grands crus et les plats luxueux.

J’aime ceux qui se révoltent.

J’aime les Bonnets Rouges. Vive les Bretons !

bretons

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1 réflexion sur « Vive les Bretons ! »

  1. Tout commence à l’ école, où la ministre actuelle prétend enlever l’ éducation aux parents !
    Il s’ agit de formater les bambins en futurs socialistes obéissants !
    Et si on regarde bien, toutes nos libertés sont peu à peu supprimées, quelque soit le domaine !
    On donne d’ un côté, mais surtout on prélève à ceux qui travaillent, toujours plus, jusqu’ à taxer sur des sommes qu’ on ne touche pas.
    Pendant ce temps là, les élus se sont donnés tout un tas de privilèges qui les mettent à l’ abri quoiqu’ il arrive.
    Nous avons des gouvernants qui font de la politique, pas de la gestion, et Bruxelles aggrave la situation.
    ça ne peut que mal finir !

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