Des parents de gauche…

Il y a des phrases comme celle-là « qui tuent » : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, c’est ce que j’ai toujours dit. » (Jacques Chirac, celui qui n’avait peur de rien). Ceci dit je suis bien d’accord avec la première partie : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». En effet, une personne raisonnable doit pouvoir se remettre en question de temps en temps et écouter les arguments d’autrui avant de s’accrocher fermement à « ses » idées parfois erronées. Il ne faut pas faire la girouette tout le temps, changer d’avis et retourner sa veste, il faut avoir des opinions mais aussi savoir écouter celles des autres.

Nous ne sommes pas toujours capables de percevoir la vérité du premier coup. Pire, nous sommes même capables de nous habituer à des horreurs de telle sorte que nous refusons de voir la réalité, tout simplement parce que nous avons été élevés comme ça, dans un certain type d’idéologie correspondant à notre milieu. Avoir des parents de gauche ne vous oblige pas à rester de gauche à l’âge adulte. Vous grandissez et vous réfléchissez tout seul. Nous le savons « Tout le monde peut se tromper », l’essentiel étant de ne pas rester dans l’erreur. «Errare humanum est, perseverare diabolicum » (L’erreur est humaine, persévérer dans son erreur est diabolique). Citation attribuée à Sénèque mais rien ne le prouve. Ceci dit, on accepte depuis longtemps qu’un individu puisse changer d’avis surtout lorsqu’il s’est trompé ou qu’il a été trompé. Voilà qui me ramène à deux films que j’ai aimés : « Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes » et « Good bye Lénine ! ». Vous les connaissez sans doute ; je résume brièvement au cas où… Vous pouvez grâce à internet les regarder.

« Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes » est un film de Jean-Jacques Zilbermann, sorti en 1993 avec Josiane Balasko (et d’autres). Un petit extrait, là :

En 1958,  en plein référendum pour l’adoption de la Constitution de la Cinquième République française, nous assistons à la vie quotidienne d’Irène, militante communiste qui a été sauvée des camps de concentration, dans sa jeunesse, par l’Armée Rouge. Elle est mariée à Bernard, petit commerçant gaulliste et leurs divergences d’opinion mettent à mal leur couple, sous le regard de leur fils et du frère d’Irène. Les Chœurs de l’Armée Rouge, à cette même époque, viennent donner une représentation en France, ce qui permet à Irène de rencontrer des vétérans de Stalingrad, sous le regard jaloux de son mari… Film de divertissement, il y a Josiane Balasko, mais film plein d’émotion aussi.

Quant à « Good bye LENIN !« , le style est différent et si l’on sourit, si l’on est ému, c’est dans un autre registre. Comment sortir de son erreur sans souffrance ? C’est la question à la base de ce film. Un fils veut éviter des désillusions à sa mère malade. Tendresse.

Résumé : à l’automne 1989, peu avant la chute du Mur de Berlin et la dissolution de la RDA, Mme Kerner, militante acharnée pour le progrès social en Allemagne de l’Est est victime d’un infarctus.  À son réveil, durant l’été 1990, Berlin a bien changé et pour épargner à sa mère un choc émotif grave, Alex, son fils, continue à lui faire croire que rien n’a changé mais gérer un mensonge se révèle de plus en plus compliqué chaque jour. Nous pouvons sourire mais l’histoire est triste.

Par contre avec les Fatals Picards on peut franchement rigoler avec ce titre : « Mon père était tellement de gauche »,

Mon père était tellement de gauche qu’à son mariage dans l’église
On chantait l’internationale, les femmes portaient des faux cils
Mon père était tellement de gauche, on a eu tout pleins d’accident
Il refusait la priorité à droite systématiquement.

Borné, voilà ce qu’il était, ce père tellement de gauche. J’en ai vu des gens de gauche qui ont changé d’avis en cours de route. Même des encartés PC. Aujourd’hui que dire de cette gauche qui nous gouverne, dont les discours et les actes sont si éloignés ?

Pour finir, fidèle à Jean Jaurès, je le cite, il faut : « Aller à l’idéal et comprendre le réel. » En clair, je pense que l’idéalisme, c’est beau, le réalisme c’est mieux.

5 réflexions au sujet de « Des parents de gauche… »

  1. Bonjour ma douce Françoise, merci pour ta gentille visite, tu es un ange.

    Je passe avec douceur mais rapidité, car ce matin je suis pressée.
    Un peu plus que d’habitude, alors je ferai un peu plus court aussi.
    Hi Hi !
    Je dépose quand même ta boisson préférée du matin,pour ma part
    j’ai déjà bu mon café et je file.

    Je te souhaite en bonne forme, pour cette nouvelle journée de jeudi.
    Je te laisse mon sourire et ma bonne humeur, ainsi que quelques
    rayons de soleil, pour changer de la pluie.

    Je te donne la réponse du nom à trouver d’hier :
    GÉRARD JUGNOT

    Bravo si tu as joué et trouvé.

    Prends soin de toi c’est important pour moi.
    A demain si tu le veux bien.

    Lolli

  2. C’est vrai que parfois dire la vérité choque
    Il suffit d’y mettre les formes et le ton
    Inutile de chercher à froisser
    La vérité a du bon 🙂
    Lorsqu’elle est bien amenée
    Ce que l’on attend c’est la construction positive qui devrait en découler …..
    Bonne journée après mon humble façon de penser

  3. Il n’ est pas facile de reconnaître qu’ on a tort, et c’ est souvent la mauvaise foi qui l’ emporte !
    Il faut souvent attendre que les années passent pour découvrir la vérité, en ce qui me concerne, j’ ai compris ce qu’ il en était de la gauche communiste, de la Sfio et de l’ actuelle utopie humaniste du Ps !
    Beaucoup ne veulent que voir l’ idéal, pas la réalité !
    bonne journée Françoise
    bisous

  4. toujours aussi bien renseignée dans tes textes….hélas le médecin n’a pas signé le certificat pour que je puisse continuer la danse country…c’est dommage j’aimais bien…mais mon dos et mes genoux ne sont plus ce qu’ils étaient…heureuse de t’avoir lue…à bientôt

  5. …bientot 87 ans, je suis né à gauche …je reste à gauche ! un vieux con diront certains, peu m’importe ! à droite est ce parfait ???? il faudra bien se décider un jour, à se parler normalement, à s’estimer mutuellement; et à reconstruire notre beau pays « ensemble »… ne souris pas Françoise ! c’est Alzheimer qui fait des siennes !!!
    bisous

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