Terres cuites

Dans la région toulousaine, il y avait beaucoup de ressources naturelles et en particulier de la terre argileuse qui a permis la production et le commerce de la poterie, des tuiles, des briques et même la construction de maisons d’argile crue, tout comme en Dauphiné, pas vrai Aurélie ? Ah les souvenirs… Hier promenade près de Cadours, le pays de Cocagne,  à Cox pour voir la maison du potier et à Laréole pour le château.

Cox, dans ce bourg, plus de la moitié de la population vivait de l’argile. Aujourd’hui il ne reste que la maison du potier et pas un seul potier. Dramatique, non ? Tout ça pour une histoire de logement et d’argent. Il y a pourtant des idées et des bonnes volontés, mais… Je crois que c’est bien compliqué de gérer les humains, entre les susceptibilités, la jalousie, l’envie… Je reviens à cette maison qui a résisté au temps et à la civilisation.

(Photo du Musée de Cox)

Le musée « la Maison du Potier» est installé dans la poterie de Joseph Laballe. Sont regroupés quatre siècles de production potière du pays : vaisselle de table et culinaire en argile claire et foncée de provenance locale et quelques-unes venant de la concurrence de Vallauris (Sud-Est de la France), j’avoue que je pensais à Dieulefit (Drôme, sud-est aussi).

La visite des cinq salles retrace les différentes phases de la production : tournage, vernissage, cuisson et transport par les rouliers.

L’édifice est un vestige représentatif des ateliers de potiers de Cox, le four est exceptionnel par sa forme, ses dimensions et son état de conservation.

Et L’ensemble illustre trois métiers : potier, peintre de pots et rouliers (les commerciaux). Voilà comment le roulier chargeait sa voiture pour aller vendre.

Vous connaissez mon attirance pour la poterie (voir LA, ICI ou LA encore  et ailleurs) mais je crois que tous nous avons ce goût « archaÏque » du modelage alors si vous vous promenez dans la région, ce petit musée vaut le détour (entrée : 2 € pour les plus de 12 ans). Pas très loin, le château de Laréole, entrée libre et gratuite et en ce moment (jusqu’au 29 septembre) une exposition intéressante : Fanny Ferré et ses œuvres « terreuses ». Vous en saurez plus lundi et mardi sur le château et sur l’exposition.

Juste un avant-goût des œuvres de l’artiste.

3 réflexions au sujet de « Terres cuites »

  1. On préfère aujourd’ hui importer des poteries sans personnalité !
    Quel dommage tous ces métiers oubliés !
    Merci pour ce bel article

  2. Connaître tous ces anciens métiers est un vrai bonheur ! Dommage qu’ils aient disparu au fur et à mesure des « progrès »…Merci de les faire connaître !

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