Faites de la musique

C’est curieux mais je n’ai jamais écrit un article le 21 juin, pourquoi ? Sans doute parce que je dois être occupée, plus que d’habitude.  Une chose est certaine cette année ce n’est pas le beau temps qui m’a tenue dehors. C’était le premier jour de l’été, à Toulouse et dans ses environs, je n’ai pas vu le soleil ni le moindre morceau de ciel bleu. Et pourtant l’été devrait commencer. On n’a pas eu de printemps. Qu’est-ce qui nous attend ? La canicule ou un été pourri ?

Le savez-vous ? Moi, non. J’ai juste l’espoir d’un bel été. Même la météo ne peut faire de prévisions à long terme, alors « qui vivra verra ».

Nous sommes le 22 mais hier, le 21 juin, c’était le 172ème jour de l’année ou 173ème pour les années bissextiles ; il ne reste plus que 193 jours avant la fin de l’année. Ce fut le 3ème jour du mois de messidor quand le calendrier était républicain.

Depuis 1982 (officiellement 1983), c’est le jour de la « fête de la musique » connue aussi sous le nom « World Music Day » (Journée mondiale de la Musique) bien que le nom français soit aussi souvent utilisé dans d’autres pays avec des logos similaires à ceux de la France. Depuis 2011, cette fête s’est véritablement internationalisée : 110 pays sur les cinq continents et les deux hémisphères et plus de 340 villes participantes dans le monde.

Le 21 juin a été choisi car il coïncide avec le solstice d’été (un des jours les plus longs de l’année ou de la nuit la plus courte) ; la fête de la musique reprend l’image des fêtes païennes dédiées à la nature ou aux moissons depuis l’Antiquité. Les fêtes de la Saint-Jean pendant lesquelles un grand feu était allumé dans les villages, le soir du 24 juin, ont existé en France jusque dans les années 1990, où la plupart des feux ont été interdits pour des raisons de sécurité.

Des fêtes similaires existaient dans les pays nordiques à cette période de l’année où le soleil ne se couche jamais. Il y a les nuits blanches de Saint Petersbourg où est célébré l’art sous toutes ses formes ; cette idée a été reprise en France avec la Nuit blanche des musées, fêtée le premier week-end d’octobre peu après l’équinoxe d’automne où la nuit devient plus longue que le jour.

Pourtant la Fête de la Musique n’est pas aussi merveilleuse qu’on peut le croire, elle est source de nuisances sonores et fait l’objet de nombreuses plaintes des riverains des lieux de rassemblement. Ces derniers sont pourtant bien délimités pour n’autoriser que jusqu’à une heure raisonnable les «manifestations» musicales mais certains établissements installent du matériel de forte puissance pour attirer le public alors que la rue devait être réservée, dans un premier temps, aux artistes amateurs.

Les autorités n’autorisent pas que les amateurs à se produire (bien au contraire), elles donnent de larges permissions aux commerces pour rester ouverts au-delà des heures normales (restaurants, bars, épiceries…), établissements qui vendent de l’alcool (souvent de la bière) consommé directement sur l’espace public. La Fête de la Musique ressemble à une vaste «fête de la bière» à la française ; la musique n’a plus son rôle central et se termine quelquefois par des débordements violents et des dégradations. Voilà ce qui a nui à la réputation de la fête pour tous.

Outre le fait que des mineurs se mettent à picoler au delà du raisonnable, bon nombre d’individus prennent le volant après les libations ; il y a donc de véritables problèmes de sécurité et de santé publique ; j’avais été choquée il y a deux ou trois ans, à Paris, place de la Bastille, par des jeunes qui buvaient « cul sec » au goulot des bouteilles de vin blanc, de rosé et même de champagne ; certains allaient manger des merguez ou autre casse-croûte, mais combien étaient et restaient à jeun ?

Quant à ce qui cuisait et se vendait, je doute que les consignes sanitaires aient été respectées. Mais bon, c’est la fête et certains profitent quand d’autres patrouillent ou se terrent chez eux. En effet, les gros rassemblements de personnes plus ou moins « nettes » peuvent angoisser les plus âgés, les plus nantis ou les plus anxieux qui n’osent plus sortir même si la police et la gendarmerie effectuent (paraît-il) de sévères contrôles d’alcoolémie autour des principaux lieux de rassemblements.

Je les ai vus, ces « gardiens de la paix » et je dois avouer qu’ils ne me rassuraient pas vraiment. J’avais l’impression de croiser des « robocops » patrouillant pour prévenir ou limiter les débordements, bagarres et dégradations et je craignais qu’ils n’excitent plus certains qu’ils ne protègent les autres. Je deviens vieille, c’est ça.

Et si les Hommes étaient moins sots…

4 réflexions au sujet de « Faites de la musique »

  1. eh oui, la fête peut devenir un cauchemar : trop de bruit, trop d’alcool, trop d’excès…heureusement, il ne faut pas généraliser, chaque fois que j’y suis allée cela s’est bien passé et les échos que j’en ai eus cette année étaient tous très favorables

  2. je trouve déjà que l’ époque ne se prête pas à la fête, même le temps est maussade !
    et franchement, il est bien rare que j’ entende quelque chose qui ressemble à de la musique !
    il me semble que jack Lang pensait au panem et circenses !
    bon dimanche Françoise
    bisous

  3. désolée je ne peux répondre aux caprices des orchidées…mais le manque d’eau ou le trop d’eau est souvent en cause…je baigne les miennes une fois par mois et vaporise de l’eau sur les racines aériennes lorsqu’elles fleurissent…bonne semaine à toi amie

  4. Ping : Espace public | FrancoiseGomarin.fr

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