Gauche-droite

Libéralisme, nationalisme, protectionnisme, marxisme, voilà de grandes notions politiico-économiques nées à des époques où les penseurs pensaient. Aujourd’hui, en France, pense-t-on encore beaucoup ? On se réclame de  tel ou tel parti. On parle essentiellement de droite et de gauche pour faire comme dans de nombreux pays où existe seulement le bipartisme : les Etats-Unis d’Amérique, par exemple.

Ceux qui se mêlent de gérer, diriger le pays appartiennent cependant à différents courants mais « on » veut simplifier ici comme ailleurs.

  • Aux USA, Républicains contre Démocrates,
  • En  Grande-Bretagne, Conservateurs et Travaillistes,
  • En Allemagne, Chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates,
  • En Espagne, le Parti Populaire et le Parti Socialiste.
  • En France, UMP et PS.

En France, même si un duel UMP-PS est évoqué, nous parlons plutôt de droite et de gauche et cela pour des raisons… géographiques. Au Parlement, les élus socialistes sont assis à la gauche de l’hémicycle, les communistes encore plus à gauche et à droite, se trouvent les partis de droite. Cette répartition est ancienne : Philippe IV, dit le Bel, réunit en 1302 les États Généraux (les assemblées de la nation entière) avec pour la première fois, des représentants du Tiers-état (ceux qui ne sont ni du clergé ni de la noblesse) ; ces derniers étaient installés à la gauche du Roi, tandis que les nobles, les aristocrates et le clergé étaient installés à droite. (Ceci dit lors de ces États Généraux, le roi cherche l’appui de tous ses sujets afin de légitimer la lutte qu’il mène contre le pape. Et oui, les intérêts particuliers, surtout ceux du roi passent avant le reste.)

Une autre digression : le placement des députés par ordre alphabétique, lors de la séance inaugurale de l’Assemblée nationale, le 26 juin 2012, avant la constitution des groupes parlementaires, avait fait se côtoyer des adversaires politiques, le voisinage le plus remarqué étant celui de Jean-François Copé (UMP) et Gilbert Collard (FN). Le placement « naturel » ou plutôt l’habituel est revenu.

Cette bipolarisation oppose l’autorité, l’identité nationale, la sécurité, la tradition et le conservatisme pour la droite, au progrès, la solidarité, l’égalité et la résistance pour la gauche mais certaines valeurs sont revendiquées par les deux camps : liberté, travail, mérite et justice pourtant le sens de ces mots semble varier d’un bord à l’autre.

En France, nous sommes toujours en situation de multipartisme officiel.

Le « bipartisme absolu » est une situation particulière où les usages et les dispositions réglementaires font que l’action politique et l’alternance démocratique sont censées être assurées par la collaboration et/ou la rivalité entre deux partis et deux partis seulement représentés au Parlement.

Le « bipartisme élargi » est la situation la plus fréquente où, en raison du mode de scrutin à un seul tour, seuls deux partis obtiennent des résultats suffisants pour être représentés et participer à l’initiative des lois. Les partis minoritaires peuvent occuper des mandats locaux mais ils restent cantonnés à un rôle secondaire.

Dans de nombreux pays démocratiques (comme en France), bien qu’il existe une multitude de tendances politiques au sein du Parlement, le centre et les extrêmes sont relativement faibles et pour participer à la vie politique, ils doivent conclure des alliances électorales, élaborer des programmes communs de gouvernement avec les deux principaux partis (les Verts qui s’allient à la gauche par exemple).

J’ai l’impression que tout doit être simplifié comme pour les matchs de foot : les bleus contre les rouges ou les « Orange ». Les méchants (ou gentils) communistes contre les gentils (ou les méchants) capitalistes, chacun selon ses idées. Vaste exercice de déstockage de matière grise. Nous voilà au Leader-Price, Lidl, super discount des idées politiques, c’est une solderie intellectuelle dans laquelle Le Pen, et Mélenchon deviennent dangereux pour les deux gros partis reconnus et sans doute pour le peuple de France.

Crise inédite et «sans précédent» puisqu’elle est économique, mondiale et politique puisque les gouvernements ont cédé depuis longtemps devant le monde de la finance..

Et si les Français réfléchissent enfin après avoir été « entubés » trop souvent ?

Nos femmes et hommes politiques doivent devenir crédibles, proposer des projets réalistes, être courageux et sincères ou arrêter de nous prendre pour des idiots.

Et nous, levons la tête et regardons vers le haut. Réfléchissons, résistons, parlons, réagissons… Enfin !  Droite-gauche, on s’en fout. Bons sens et humanité,  c’est tout.

5 réflexions au sujet de « Gauche-droite »

  1. je suis contente de ta visite par chez moi…j’ai été opérée d’un doigt à ressaut mardi. J’écris avec le majeur de la main gauche. La main droite doit rester à hauteur d’épaule afin que la guérison se fasse. Bon week-end.

  2. J’ ai lu un peu vite, mais je pense que je pense comme toi.
    Il n’ y a qu’ un seul clan, il serait temps de le comprendre !

  3. Bonjour Françoise
    tu sais en Belgique cela se résume francophone contre flamand
    Je te souhaite un très bon dimanche
    Nos amitiés bises
    Qing&René

  4. En fait, il ne devrait y avoir que deux façons de diriger !
    une bonne et une mauvaise.
    Et de se dire de tel ou tel parti, fait qu’ on se retrouve dans une gangue qui ne permet pas toujours d’ être cartésien !

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