Qui pro quo ?

Quiproquo. Qui pour qui… Méprise, confusion, erreur sur la personne. Belle expression latine qui a survécu au temps qui passe. Pour l’histoire qui suit, j’aurais pu écrire «tel chauffeur, tel maître».

Après avoir élaboré  sa théorie de la relativité, Albert Einstein donna des conférences dans les universités américaines.

Les amphithéâtres étaient bondés pour assister aux discours scientifiques d’Albert. Parmi les auditeurs, chaque jour, se trouvait le chauffeur d’Einstein. Comme il ne ratait jamais une séance, il finit par connaître par coeur le texte des conférences.

Albert Einstein, qui était devenu proche de son chauffeur, Harry, et qui avait le goût des bonnes blagues, proposa  à Harry d’échanger leurs rôles pour une conférence. (Il est vrai qu’Albert Einstein n’avait pas de photos placardées de partout. A cette époque, pas de service « communication » polluant les murs, les arbres avec des affiches. Seul le « bouche à oreille » fonctionnait. On connaissait plus ou moins la théorie du savant mais pas du tout le physique du bonhomme.)

Ils mirent le plan à exécution : Albert prit le volant pour aller au collège de Darmouth dans le New-Hampshire et Harry donna la conférence. Le chauffeur joua son rôle à la perfection, répétant mot pour mot, le discours du maître tandis que celui-ci en habit de chauffeur faisait semblant de somnoler au fond de la salle.

Tonnerre d’applaudissements et là, tout a failli mal tourner.

En effet, alors qu’Harry descendait de l’estrade sous les applaudissements, un professeur qui voulait sans doute se rendre intéressant, posa une question complexe sur la relativité. Harry l’écouta attentivement, réfléchit un instant avant de déclarer : «La réponse est très simple… elle est d’ailleurs si simple que mon chauffeur va vous répondre.»

Sur ces mots qui clouèrent le bec du professeur, Harry le futé quitta la salle et laissa Albert Einstein, version chauffeur, se dépêtrer avec l’enseignant.

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7 réflexions au sujet de « Qui pro quo ? »

  1. Bonjour Françoise,
    Je crois qu’Einstein avait beaucoup d’humour (il n’y a qu’à voir la photo où il tire la langue) et cette histoire en est l’illustration.
    C’est sympa de nous l’avoir fait connaître.
    Bisous.

  2. Bonjour chère Françoise c’était la réponse du berger à la berfère !
    Je te souhaite mon amie une bonne journée
    Gros bisous
    Méline

  3. Il n’y aura pas de qui pro quo , en disant tout le plaisir que j’ai de te lire
    Einstein n’a pas son pareil
    Douce journée
    Bisous
    timilo

  4. et bien ! heureusement qu’ il avait de l’ à propos ce chauffeur !
    bonne journée
    bisous

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