Re-dire

Je me suis souvenue d’un vieux billet que j’avais écrit au début de ce blog en 2011, qui s’intitulait: « ÉLOGE DE LA PARESSE »; Je vous le re-propose :

Aujourd’hui, vous allez pouvoir découvrir l’une de mes théories préférées.

Contrairement à ce qui est communément admis, pour moi, la paresse n’est pas un défaut, bien au contraire. La paresse est signe d’intelligence, c’est un des moteurs de l’évolution humaine.

Je m’explique. Ne vous énervez pas et ne me parlez pas des sept péchés capitaux. Je suis sûre que vous les avez oubliés et je me demande même si vous aviez bien compris. On révise. Il y avait :

  • 1 – l’orgueil
  • 2 – l’avarice
  • 3 – l’envie
  • 4 – la colère
  • 5 – la luxure (quand j’étais petite, je croyais qu’il ne fallait pas aimer le luxe)
  • 6 – la gourmandise (là, tout le monde n’est plus d’accord, les anglo-saxons nomment ce péché « gluttony » et je crois que ce n’est pas être gourmand qui est condamné mais être glouton).
  • 7 – la paresse (c’est la paresse morale, qui éloigne de la prière et de la réflexion qui est considérée comme péché, non la fainéantise, encore moins le goût de la vie, quand on ne veut pas se tuer au travail).

Souvenez-vous que la religion, contre laquelle la Première République s’est battue, maintenait le peuple dans l’obscurantisme et la soumission.

« L’oisiveté est mère de tous les vices », ajoutez-vous ? Certains de nos vices actuels ne sont -ils pas une conséquence de notre mal être au travail ? Pourquoi la pause cigarette, pourquoi  le petit verre le soir en rentrant sinon pour vous remonter le moral ?

Moi, je vous dis que le travail nous tue à petit feu : nous souffrons de ne pas avoir d’emploi, nous  souffrons des conditions de travail difficiles (cadences, objectifs…). Bref, le travail fait souffrir. J’y reviens au travail une fois de plus : le travail, c’est tripalium,  une torture. Cette torture nous procure de l’argent qui nous permet d’être bien inséré dans la société. Je travaille, je gagne de l’argent, je paie mes impôts, je consomme (Qui a dit « je dépense donc je suis » ?). Attention aux mots : penser et dépenser.

Si je pense, je suis un révolté et si je dépense, je suis un bon citoyen. 

Et si je ne veux plus faire partie du troupeau des décérébrés ?

Faire l’éloge de la paresse, c’est entrer en résistance. Etre paresseux est un acte de rébellion contre l’ordre établi, contre l’esclavage et contre le capitalisme. Céder à sa paresse, c’est redevenir libre.

Quand on est paresseux, il ne s’agit pas de ne pas accomplir la tâche qui nous a été confiée mais de la mener à bien en optimisant son temps de travail afin de dégager du temps libre, pour autre chose de plus plaisant que le travail.

Attention toutefois aux imbéciles paresseux qui mettent le monde en danger. Ils existent malheureusement et ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

J’en reviens à mon paresseux idéal : le paresseux intelligent.  Il se ménage. Pendant que les autres s’agitent, il regarde, s’étonne, prend son temps et voit les erreurs à ne pas commettre. Il optimise l’utilisation de son cerveau, de ses mains et de son temps de travail. En terme de résultats, le paresseux intelligent ne travaille pas moins  que les autres, il travaille plus vite, de manière plus efficace, il travaille mieux ! C’est ça l’efficience. En souhaitant épargner du temps et de la fatigue, il met au point de nouvelles méthodes de travail.

Les paresseux changent la face du monde mais ne le revendiquent pas. Ils sont modestes et n’osent pas crier sur les toits qu’ils se ménagent. Ça ne se fait pas. Et pourtant, ne devrait-on pas les remercier ?

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5 réflexions sur « Re-dire »

  1. la modestie, c’ est aussi l’ humilité recommandée par le Christ !
    Les sept péchés, nous disent ce qu’il faut éviter, et la vie nous a montré que les excès se payaient !
    Ce n’ est pas Dieu le problème, mais ceux qui prétendent le représenter !
    La paresse elle même exige beaucoup d’ effort, pour tendre vers le fameux, il faut manger pour vivre et non l’inverse
    bonne journée Françoise
    Bisous

  2. bonjour chere Françoise, excuses mes visites par a coups, j’ai des problemes internet , je salue ton éloge de la paresse, depuis que je ne travaille plus, je m’applique à faire le moins possible ! je me lève meme tot et je me couche tard, pour que ça dure plus longtemps !! oui tu as raison remercions les paresseux !! j’espère que tout va bien pour toi et les tiens, grosses bises

  3. C’ est l’automne, il pleut, c’ est un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais.
    Passe une bonne fin de semaine
    Bisous Françoise

  4. Je suis aussi une adepte de la paresse, mais à bon escient !
    Je te souhaite un bon début de semaine qui s’annonce quasi hivernal.
    Transition un peu brutale après les fortes chaleurs que nous avons eues !
    Plein d’examens et de visites pour nous deux vont me tenir éloignée de l’ordi et j’ai aussi de nombreux papiers à faire pour aider jolie maman qui ne s’en sort pas, sans ordi, pour faire plein de documents suite au décès de beau papa.
    Je ferais ce que je pourrais car c’est difficile avec les douleurs persistantes qui donneraient plutôt envie de rester au repos …
    Mais il est des impératifs qui ne peuvent pas attendre !
    Vive la retraite dont on a rêvé toute sa vie mais qui ne ressemble en rien à ce qu’on espérait.
    Gros bisoux et à … je ne sais quand, ma françoise ♥

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