Le monde d’après

Le monde d’après n’est pas joli, joli. C’est le monde d’avant… en pire. Pire parce que l’on sait ce qui ne va pas et que rien ne change. Que va annoncer Manu dimanche ? « On » continue dans la même direction. On se moque de nous et nous nous taisons. Voilà.

Certains Français ont applaudi, chaque soir à vingt heures, les soignants pendant le confinement mais tous les « applaudisseurs » ne seront pas dans les rues le 16 juin pour la manifestation de soutien au personnel médical. Ils ont peur. Ils travaillent et ne veulent pas perdre leur boulot et, surtout, ils ont peur de la police et de ses armes ; ils ne peuvent oublier les éborgnés de 2018 et 2019 alors ils resteront chez eux ou au travail parce qu’ils sont obéissants et que les regroupements de plus de dix personnes ne sont pas tolérés sauf pour :

  • les Balkany à Levallois-Perret
  • les manifestations de soutien à George Floyd
  • les terrasses de cafés de Toulouse et d’ailleurs…

Comme toujours en France, une loi, des décrets et des exceptions, allez voir si ça vous intéresse. « Sont fermés sauf ceux qui sont ouverts pour… ». Même le texte simple à l’origine

« Tout rassemblement, réunion ou activité à un titre autre que professionnel sur la voie publique ou dans un lieu public, mettant en présence de manière simultanée plus de dix personnes, est interdit sur l’ensemble du territoire de la République ».

est aménagé : le ministère confirme que le texte « n’interdit pas les rassemblements de plus de dix personnes dans les lieux privés ». Oubliée, donc, la doctrine livrée par le Premier ministre le 28 avril dernier. Comment faire confiance à des gens qui ne respectent jamais leur parole ? Il faut se réveiller et se révolter : tous ENSEMBLE.

Pour en revenir à ce monde d’après qui fait peur, oubliées les primes aux soignants et aux autres dévoués, oubliés les engagements à consommer français (« on » importe des masques de Chine et d’ailleurs, les stocks français sont invendus), oubliées les restrictions sanitaires car le profit fait la loi, oubliées les directives administratives (elles étaient ineptes pour la plupart) seuls les plus gueulards sont entendus, oublié le chômage partiel qui devait soutenir le niveau de vie des Français (certains patrons ont « truandé », les salariés viennent de s’en rendre compte en découvrant leur fiche de paie)… Place au profit, à l’hypocrisie, à la lâcheté ! Si c’est ça le monde d’après, il y a de quoi pleurer.

Avez-vous eu connaissance du drame qui s’est produit vendredi 5 juin 2020 à Caën ?

La veille, un salarié a reçu sa lettre de licenciement. Il s’est suicidé dans sa tenue de travail dans le garage de ses parents. Motif du licenciement : contrôle d’alcoolémie positive lors d’une tournée. Attention : 0,19 g par litre de sang ! (On tolère 0,5 au volant.)

Cet homme de quarante-six (46) ans travaillait depuis vingt-six (26) ans dans une société de collecte de déchets (Veolia ?). Avec son collègue, ils avaient accepté deux bières offertes par un « client » ; ils ont ensuite été convoqués à un entretien préalable et ont été licenciés. Veuf depuis six ans, l’homme laisse un fils de 18 ans. Leurs collègues s’étonnent aussi que l’entreprise l’ait laissé terminer sa tournée ce jour là et ramener le camion au dépôt. S’il était vraiment dangereux, il ne fallait pas le laisser reprendre le volant.

La direction de l’entreprise n’a pas souhaité réagir. Les syndicats ont saisi l’inspection du travail.

Je me pose quelques questions :

  • qui a contrôlé l’alcoolémie des éboueurs ?
  • est-ce la police qui a procédé au contrôle et pourquoi ? Dénonciation, coup monté ?
  • étrange absence de procès verbal de la police municipale
  • comment se sent la personne qui a offert la bière ? Elle voulait remercier les éboueurs  et ça se termine bien mal pour eux. Alors : naïve ou complice ?

Voilà comment on sème le doute et la peur dans la population.

Après avoir été des héros du quotidien, pour les éboueurs, c’est le monde d’après qui revient. Et les soignants, les caissières, tous les autres indispensables souvent bien mal payés, que pensent-ils du monde d’après ?

Et vous ?

Moi je ne suis guère optimiste en ce moment.

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1 réflexion sur « Le monde d’après »

  1. as tu remarqué que les merdias entraînent la France par vagues successives d’audimat, par un choix dans les nouvelles !
    Là après un attentat, où tout est fait pour dénoncer un amalgame alors qu’on sait bien que !!!
    là pour une pandémie qui permet aux assureurs de ne pas payer, puisqu’eux parlent d’épidémie,
    Puis de violences policières et de soit disant racisme, qui nous entraîne vers des méthodes staliniennes, obligeant à retirer un film, à déboulonner une statue !
    Bientôt des autodafés sur la place publique !
    Mais on vote toujours pour les mêmes !

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