Deux…

Deux… Avoir deux poids et deux mesures.

« Avoir deux poids et deux mesures » c’est juger différemment une même chose, selon les personnes, les circonstances, les intérêts… On en revient toujours à ce vers de La Fontaine concluant la fable « Les Animaux malades de la peste » :

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Voyons de plus près cette expression et regardons si elle continue à se vérifier en 2020. Je crains que oui.

L’expression date du XVIIIe siècle. La sixième édition du dictionnaire de l’Académie Française en 1832 (XIXe siècle) indique que, pour signifier la même chose, on disait aussi « changer de poids et de mesure », c’est-à-dire que selon le type de « bien », soit on le pèserait, soit on le mesurerait, de deux manières différentes bien entendu (au litre ou au kilo comme la crème glacée aujourd’hui, volume ou poids ce n’est pas du tout pareil et la législation est claire là-dessus sauf que le pauvre péquin ne le sait pas. La crème glacée est foisonnée, c’est-à-dire pleine d’air, de vent ; le foisonnement est la modification du volume occupé par une matière fragmentée par inclusion d’air… ou d’eau. Vous achetez souvent du vent. Le vent, c’est tendance).

Mais que se passe-t-il aujourd’hui quand on pense à cette expression « deux poids, deux mesures. Pourquoi ces décisions fluctuantes et ces discours fumeux en ce qui concerne :

  • le port des masques :
  • les tests au coronavirus :
  • le confinement :

En ce qui concerne le port des masques, la communication du gouvernement est claire « n’en portez pas si vous n’êtes pas malade ! ». Est-ce bien raisonnable ? Des médecins préconisent le port du masque pour tous, même en tissu tout en respectant les gestes barrières car si tout le monde en portait un, le virus se propagerait moins vite. Les masques « officiels », extrêmement rares, sont disponibles seulement sur prescription médicale, et sont réservés :

  • toutes les personnes malades et aux personnes en contact avec des personnes à risque modéré/élevé.
  • aux professionnels de santé.

Mais, il n’y a pas de masques « officiels » disponibles, les soignants eux-mêmes en manquent, prenant ainsi des risques graves d’être contaminés et de contaminer à leur tour.

Des questions se posent au delà du fait que les stocks n’étaient pas prévus pour résister à une quelconque épidémie, que des vieux masques moisis ont été envoyés à la Réunion… :

  • quand dira-t-on la vérité aux Français sur la nécessité du port du masque ?
  • quand dira-t-on qu’il est préférable  de porter un masque bricolé que rien du tout ?
  • quand équipera-t-on de masques toutes les personnes travaillant avec du public ? Soignants mais aussi personnel d’entretien des centres de soins, ambulanciers, pompiers, gendarmes et policiers, caissières, chauffeurs, livreurs,…
  • pourquoi n’applique-t-on pas les politiques sanitaires prises dans les pays d’Asie, politiques qui se sont révélées beaucoup plus efficaces ? Port généralisé du masque et confinement plus « sérieux » ? (En France, certains obéissent, d’autres non.)

De nombreuses autres interrogations sont possibles. sur ce sujet polémique.

Pourquoi hommes et femmes politiques, sportifs et autres « notables » disent avoir été testés négatifs alors que le commun, même potentiellement malade, n’a pas droit au test ? Deux poids, deux mesures ?

Pourquoi prévoit-on ensuite (après les « vagues ») une grande campagne de tests ?

 Pourquoi le confinement est-il aussi à deux vitesses ? Pour que le confinement soit le plus court possible, il est primordial que les Français contaminés ou non restent le plus possible chez eux mais la consigne est mal respectée, iI y a toujours des gens qui sortent, peut-être malades, et continuent de transmettre aux autres, volontairement ou non, le virus. Jamais il n’y a eu autant de personnes « accros » de la marche, du jogging ou du vélo et dans les quartiers dits «sensibles», les délinquants continuent à se livrer à leurs activités habituelles en les diversifiant même avec la vente de masques. Qui est réellement verbalisé ?  Quand ? Comment ? Pour du Coca ? Une baguette de pain ? Pour que les règles soient respectées, il faut qu’elles soient claires, sans exception ni passe-droit.

Attention, le pire est à craindre car, pour faire baisser la pression dans les prisons surpeuplées où plusieurs mutineries se sont déjà produites à cause de la suppression des parloirs en raison du coronavirus, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, s’apprêterait à libérer cinq-mille détenus. Ce ne sont pas des enfants de chœur ; pour la plupart ils vont retourner dans leurs quartiers, près de leurs anciennes victimes qui pourront les voir parader dehors alors qu’elles-mêmes sont enfermées dans leur appartement.

N’y a-t-il pas là encore deux poids, deux mesures si d’un côté le gouvernement annonce un durcissement des sanctions pour ceux qui ne respecteraient pas le confinement et, de l’autre la libération de délinquants qui ne respectent généralement pas les contraintes.

Et si :

  • Emmanuel Macron n’avait pas renié sa promesse de construire quinze-mille places supplémentaires de prison durant son quinquennat ?`
  • Si ses prédécesseurs n’avaient pas laissé pourrir, empirer la situation ?
  • Et si le gouvernement avait acheté des masques de protection au lieu des LBD ?
  • Et si Manu vit entendu les soignants appeler au secours pour dénoncer le délabrement de la santé publique, le manque d’effectifs, les horaires , les salaires… ?
  • Le discours avait été clair et net dès le début de la crise ?
  • Le gouvernement réfléchissait à long terme et ne gérait au coup par coup ?

Et si…

Si nous nous réveillons après ? Un grand ménage par exemple. Changer le monde, changer le mode de fonctionnement de la société, arrêter avec les politiciens de métier, les ambitieux, baratineurs, menteurs, égoïstes. Un vrai changement mais comment ? Ce moment difficile que nous vivons nous encouragera-t-il à « bouger » ou allons-nous nous laisser plumer et bâillonner chaque jour un peu plus ?

Share

2 réflexions sur « Deux… »

  1. Légende ou vérité, un fabriquant se serait fait une fortune en faisant retirer une olive par pot !
    Deux poids deux mesures, ça ressemble beaucoup au en même temps de Macron !
    Toute la politique d’ en marche est machiavélique !
    tuer les partis, tuer les syndicats, diviser les français !
    Et quand on proteste, tout en affirmant n’avoir rien à voir avec une dictature, on envoie la bac et les crs matraquer et gazer les manifestants, y compris les infirmières !
    Nous avons affaire à des menteurs criminels, qui faute de masques les disent inutiles, un summum de mauvaise foi !
    Tu vois, quand je disais que seule une révolution !!!
    Bonne journée Françoise
    bisous

  2. Le grand soir n’est pas pour demain… Je l’avais espéré avec les GJ… Mais depuis j’ai bien compris que 1789 était définitivement enterrée et nos espoirs avec…
    Je « remercie » les dogmatiques fanatiques d’ultralibéralisme ainsi que les idiots qui ne jugent que les apparences, de nous avoir infligé ce Jupiter de merde, fort paroles mais nul en tout le reste… Grâce à eux, on est dans la merde…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *