Premier janvier

Chaque premier janvier apporte son lot de surprises, nouveautés, promesses, rêves, décisions. Cette année, nous allons faire des efforts. Encore ! Les seules décisions qui entrent vraiment en application sont celles prises par le Gouvernement et il s’agit en général de hausses de tarif. Cette année 2020, nous verrons donc :

  • le prix du timbre : un timbre coûtera désormais plus cher, environ de 4,7% de plus. Le timbre vert passe de 0,88 euro à 0,97 euro tandis que le timbre rouge passe de 1,05 euro à 1,16 euro.
  • les tarifs réglementés du gaz : les tarifs réglementés hors taxe d’Engie baissent de 0,9% par rapport au barème en vigueur applicable depuis le 1er décembre 2019. Cette baisse est de 0,2% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 1% pour les foyers qui se chauffent au gaz.
  • le prix des cigarettes : une nouvelle hausse sera effective à partir du Jour de l’an. 
  • les tarifs des taxis : un arrêté publié au JO le 24 décembre dernier a fixé les tarifs des taxis applicables pour l’année 2020. En moyenne, le prix d’une course augmentera de 2% par rapport à 2019.
  • le montant du Smic augmente de 1,2% (contre 1,5% au 1er janvier 2019). Le nouveau montant du Smic brut horaire est de 10,15 euros au 1er janvier 2020 au lieu de 10,03 euros soit 1539,42 euros mensuels bruts sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires.
  • I’impôt sur le revenu : le Budget 2020 prévoit que la première tranche imposable sera abaissée de 14 à 11%, tandis que le reste du barème sera ajusté afin que les ménages relevant des tranches les plus élevées (41 et 45%) ne soient pas concernés par ce coup de pouce. Le gain devrait être en moyenne de 350 euros par an pour les contribuables de la première tranche.
  • le prélèvement à la source pour les salariés à domicile : À partir de janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera également sur la rémunération versée aux salariés à domicile.
  • possibilité de payer les impôts chez son buraliste. Afin d’éviter tout problème, le dispositif va être testé dans 18 départements à partir du 1er janvier 2020 avant d’être étendu cet été à tout le territoire.
  • assurance chômage: bonus-malus pour les CDD  est mis en œuvre ce 1er janvier 2020 dans sept secteurs dont l’hébergement, la restauration ou encore l’agroalimentaire. Alors que 90% des recrutements se font en contrats courts, le gouvernement veut inciter les employeurs a proposer davantage de contrats longs. A la fin de leur contrat, plus le nombre de salariés à s’inscrire à Pôle emploi est élevé, plus l’entreprise se verra attribuer un malus. À l’inverse, plus une entreprise fera des efforts d’emploi, plus ses cotisations vont baisser. Ces dernières, aujourd’hui fixées à 4,05%, varieront pour ces secteurs entre 3% et 5%. Seules les entreprises de plus de 11 salariés seront concernées. Concernant les CDD d’usage, le Premier ministre a évoqué « une contribution forfaitaire de quelques euros, afin de favoriser l’allongement de ces contrats ». Celle-ci sera de 10 euros peu importe la durée du contrat.
  • « Une solution à 30 jours » chez Pôle emploi : à compter du 1er janvier, « pour chaque offre d’emploi confiée à Pôle emploi et non satisfaite au plus tard au bout de 30 jours, Pôle emploi s’engage à partager avec le recruteur un diagnostic sur son besoin de recrutement, proposer une solution adaptée  et s’engager sur un délai ». Belle promesse ! Joli rêve.
  • Emplois francs : aide financière pour les employeurs qui recrutent des demandeurs d’emploi résidant dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, l’emploi franc pourra être cumulé avec les aides attachées aux contrats de professionnalisation. 
  • Formation. Du côté du compte personnel de formation, la gestion de son financement est transférée entièrement à la Caisse des dépôts. Du côté de l’apprentissage, le système bascule sur un financement au coût contrat. En clair, chaque contrat d’apprentissage bénéficie d’un financement fixé par les branches ou France compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume.
  • Le paiement des charges de copropriété différé pour les achats de logement HLM. L’ordonnance du 8 mai 2019 devient effective ; elle prévoit de ne pas faire porter immédiatement l’ensemble des charges de copropriété sur le nouveau propriétaire d’un logement HLM. Il sera ainsi possible d’inclure, dans les contrats de vente d’un logement HLM, une clause différant le transfert de propriété pour l’acquéreur de sa quote-part sur les parties communes pour une période de moins de 10 ans;
  • Interdiction de certains produits plastiques. Sont concernés les assiettes, les gobelets et les coton-tiges. Les stocks pourront être écoulés pendant 6 mois.
  • Plafond de la sécurité sociale : le plafond de la sécurité sociale est revalorisé. Il est porté à 3 428 euros en valeur mensuelle contre 3377 euros en 2019 et 189 euros en valeur journalière contre 186 euros en 2019.
  • Mise en place définitive de la Sécurité sociale des indépendants. Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des indépendants n’est plus gérée par le régime social des indépendants (RSI), mais a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. La mise en œuvre de cette nouvelle organisation était progressive depuis 2018. À compter de 2020, tous les indépendants disposeront d’un guichet unique pour chacune de leurs prestations.
  • Remboursement des prothèses dentaires et lunettes. Le décret fixe des montants de prise en charge qui varient en fonction du type de correction prescrit (jusqu’à 800 euros pour des verres progressifs) avec, pour les montures, un remboursement maximal de 100 euros dans tous les cas. Ces garanties seront limitées à une paire de lunettes par période de 2 ans sauf pour les enfants de moins de 16 ans et en cas d’évolution de la vue. Mais pour une opération de la cataracte, les nouveaux modèles d’implants « multifocaux », plus performants ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale et peuvent coûter jusqu’à 650€ à l’unité. Par ailleurs une intervention réalisée entièrement au laser présente un surcoût de 200 à 300€ par oeil. Passés 65 ans, alors que vous êtes retraité, que vos revenus diminuent et que les mutuelles privées sont bien souvent hors de prix et alors que toute votre vie vous avez cotisé, vous vous trouvez obligé de tout payer pour continuer à voir correctement. Idem pour les prothèses dentaires correctes qui sont hors de prix..
  • Angine : le test de diagnostic rapide vendu en pharmacie remboursé. Une décision censée renforcer la lutte contre l’abus d’antibiotiques.
  • Déremboursement partiel de l’homéopathie  Remboursés jusqu’ici à 30%, les produits homéopathiques très peu onéreux pris en charge par la sécurité sociale ne le seront plus qu’à 15% à partir de ce mercredi, prélude à un déremboursement total en 2021.
  • Interdiction de certains additifs alimentaires : le dioxyde de titane (E1741) sera interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces.
  • Permis à 1 euro. À partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du « permis à 1 € par jour » sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label « qualité des formations au sein des écoles de conduite ». Ce prêt à taux zéro s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans afin de les aider à financer l’obtention de leur permis de conduire (catégorie A1, A2 ou B). Il sert uniquement au financement d’une formation initiale et, en cas d’échec à l’épreuve pratique, au financement d’une formation complémentaire. Pour une formation initiale, son montant est de 1200 euros maximum, 300 euros pour une formation complémentaire.
  • Voitures-radar. Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020. Il concernera 60 véhicules banalisés (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire) qui circuleront 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n’importe quelle heure. Le conducteur de la voiture-radar n’aura aucune indication concernant le constat d’infractions (il ne saura ni quel véhicule aura été photographié, ni combien d’infractions), le flash fonctionnant de façon totalement invisible avec un dispositif infrarouge.
  • Marchés publics. Le seuil à partir duquel les administrations publiques devront recourir à un appel d’offres pour réaliser un achat sans formalité passera de 25.000 à 40.000 euros HT. En deçà de ce plafond, les élus locaux pourront donc se contenter d’accords de gré à gré.
  • Facturation électronique obligatoire pour les TPE; Dans le cadre de marchés publics, la facturation dématérialisée est obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) depuis le 1er janvier 2017 et pour les entreprises de taille intermédiaire (250 à 5 000 salariés) depuis le 1er janvier 2018. Cette obligation a été étendue aux petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) depuis le 1er janvier 2019 et s’appliquera au 1er janvier 2020 aux très petites entreprises (moins de 10 salariés).
  • Seuils d’effectifs des entreprises. Les seuils d’effectifs des entreprises seront regroupés sur 3 niveaux: 11, 50, 250 salariés. Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2020, la loi modifie également le seuil des effectifs des entreprises implantées en zone franche urbaine (ZFU) voulant bénéficier de l’exonération de l’impôt sur les bénéfices. Le nombre de salariés passe à 49 maximum (et non plus 50) pour les activités créées depuis le 1er janvier 2019.
  • Comité social et économique. Toutes les entreprises d’au moins 11 salariés devront avoir mis en place leur comité social et économique en 2020. Celui-ci a pour but de simplifier la représentation du personnel en remplaçant les instances représentatives du personnel qu’étaient les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, santé et conditions de travail (CHSCT). 
  • Intégration de la déclaration obligatoire d’un travailleur handicapé dans la DSN. La Déclaration obligatoire d’emploi d’un travailleur handicapé devra être intégrée dans la Déclaration sociale nominative (DSN), permettant une déclaration annuelle automatique (DOETH), et non plus sur papier comme jusqu’à maintenant, « afin de faciliter les démarches des employeurs », explique le ministère de l’Economie.
  • Aide à la création et à la reprise d’entreprises (ACRE). Concernant l’ACRE, les micro-entreprises créées avant le 1er janvier 2020 conserveront un taux d’exonération de cotisations sociales de 75% leur première année d’activité mais verront cette exonération réduite les deuxième et troisième années à 25 puis 10%. Quant aux micro-entreprises créées après le 1er janvier 2020, l’éligibilité de l’ACRE devient soumise à condition pour cibler les jeunes, demandeurs d’emploi et autres bénéficiaires de minima sociaux. L’exonération de cotisations sociales est ainsi réduite à la seule première année d’activité et son taux porté à 50%. Le bénéfice de cette exonération est étendu aux conjoints et collaborateurs des travailleurs indépendants.

 

Pour vous parler franchement, toutes ces « nouvelles » sont comme le discours et les vœux du Président : elles me fatiguent. Je me sens obligée de supporter (presqu’en silence) toutes les décisions prises par ceux qui nous gouvernent et dont le bon sens fait de plus en plus défaut. Il suffit de penser au régime universel de retraite dont les exceptions sont de plus en plus nombreuses : policiers, militaires, danseurs de ballets, pilotes d’avions, hôtesses de l’air, stewards, aides-soignants, routiers, pompiers, douaniers, gardiens de prison et contrôleurs aériens… Tu parles de régime universel. Pas facile de ménager la chèvre et le chou quand on essaie de diriger. Ce que je sais, c’est que ce sont toujours les mêmes qui trinquent ! La masse des salariés du privé.

Je me console ou j’essaie d’oublier avec le chocolat.

Voilà la bûche que j’ai réalisée pour ce premier janvier : mousse menthe (du jardin avec un peu de Get 27) et un insert chocolat noir.


Bon… Mmm…. Aimer les bonnes choses et/ou le sucré, c’est un plaisir, celui de la gourmandise longtemps considérée comme un défaut, voire un péché alors que ce trait de caractère devrait être vu comme un moyen de consolation moins toxique que les antidépresseurs (sauf pour la ligne).

 

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4 réflexions sur « Premier janvier »

  1. il ne faut pas se faire d’illusions, les promesses lors des meetings ne visaient que l’élection, depuis on vise de nouvelles rentrées d’ argent, quitte à vendre notre patrimoine!
    Vouloir changer de système de retraite pour le charger d’exceptions aussi nombreuses que les régimes actuels, montre bien l’ arnaque.
    Nous sommes dans un système dont il est impossible de se défaire sans révolution, on le voit chez nous, mais pas que !
    Alors, vivons au jour le jour, octroyons nous des plaisirs, comme ta bûche, par exemple !
    Bonne journée Françoise, bisous

  2. …bonjour chere Françoise, cette enumeration d’augmentations est impressionnante, mais helas previsible , innovation payer ses impots chez le buraliste , curieux ! le permis à 1euro par contre est interessant, mais encore faut il voir les conditions ! Macron je ne l’ai pas écouté et encore moins entendu ! il fallait s’attendre à son entetement, les regimes speciaux se multiplient, et les organismes de capitalisation se preparent en cachette , bien triste tout ça, evidemment sur le dos des privés non syndiqués , tant que les gens ne comprendront pas, qu’il faut s’unir pour se defendre, rien ne sera possible et pour faire la revolution il faut etre unis, et je crains que les retraites actuelles ne soient en danger , la meilleure année possible chere françoise, bises

  3. Toute cette énumération me sidère !
    Comme d’habitude, on ne se rendra comme de rien car tout ça s’établit doucement et ce ne sera qu’à la fin du mois qu’on se rendra compte qu’il ne reste plus rien ou encore moins, plus tôt qu’avant …
    Bon début de semaine avec le retour du froid !
    Demain, grand jour du contrôle de ma carcasse et RDV avec le rhumatologue en espérant qu’il ne va pas confirmer le port d’un corset obligatoire … préconisé par mon ostéopathe de beau-frère.
    Gros bisoux, ma françoise ♥

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