Bûche de Noël

La bûche dont je vous ai parlé  essentiellement hier est un gâteau terminant le repas de Noël en France, en Belgique, en Suisse, au Québec… Cette tradition culinaire est liée à la célébration du solstice d’hiver, coutume attestée depuis le Moyen Âge et héritée de divers rites païens. Wikipedia propose un bel article à ce sujet (clic).

Quelques extraits :

Avant l’expansion du christianisme, les cultes polythéistes brûlaient pendant plusieurs jours un tronc d’arbre en guise d’offrande aux dieux afin de garantir une bonne récolte pour l’année à venir. Puis on prit  pour habitude, lors de la veillée de Noël, de faire brûler dans l’âtre une très grosse bûche qui devait se consumer lentement ; idéalement elle devait durer pendant les douze jours du cycle (jusqu’au Nouvel An) ou pendant trois jours au moins.

L’invention de la « bûche-dessert » remonterait au XIXe siècle, sans que personne ne sache vraiment qui en a la paternité, les sources multiples se contredisant : certaines évoquent sa création vers 1834 par un apprenti pâtissier de Saint-Germain-des-Pré, d’autres estiment que la bûche de Noël est née à Lyon dans les années 1860 dans la cuisine du chocolatier Felix Bonnat. Une autre piste mène à Pierre Lacam, glacier du prince Charles III de Monaco, qui l’aurait conçue en 1898. Toujours est-il que la bûche en tant que pâtisserie n’a commencé à se populariser qu’après la Libération, dans les années 1945-1950.

La bûche de Noël, à la base, était un biscuit génoise, sur lequel était étalée de la crème au beurre parfumée au café, au chocolat, au Grand Marnier (etc.) qu’on roulait ensuite pour lui donner la forme d’une bûche qu’on recouvrait ensuite d’une fine couche de crème au beurre avec une poche munie d’une douille « chemin de fer ».

Cependant, on trouve maintenant plus de bûches dites « fantaisies » qui ne sont plus roulées, mais faites dans des moules, et garnies non pas de crème au beurre, mais de mousses de fruits, de crèmes au mascarpone, de crèmes mousselines, de gelée, crémeux et toutes sortes de biscuits.

La bûche de Noël traditionnelle, glacée ou non, est généralement décorée d’attributs divers (Père Noël, hache, scie, champignons, lutins, etc.) en sucre ou en plastique. Cependant les grands pâtissiers ont majoritairement mis fin à cette époque en les décorant sobrement, afin d’en faire un entremets raffiné.

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1 réflexion sur « Bûche de Noël »

  1. On peut faire confiance aux pâtissiers pour perpétuer la nouvelle tradition qui doit doubler leur chiffre d’affaire du mois !
    Comme cette bûche vient en fin de reps, je la trouve forcément bourrative, et préfère la glacée

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