Ushuaïa

Après le passage du Cap Horn, un petit tour dans le canal de Beagle et à Ushuaïa, la capitale de la province argentine la plus méridionale. Ushuaïa nichée entre mer et montagne est située au sud de la Grande Île de Terre de Feu en bordure de la baie éponyme ; c’est la ville la plus australe du monde. Moi, je m’attendais à un village mais c’est une ville de plus de 60 000 habitants, avec un port en eaux profondes  très fréquenté. 

Je suis arrivée en bateau, il faisait encore nuit et j’ai vu le jour se lever.

C’est un climat subpolaire océanique  ou océanique frais, comparable à celui de Reykjavik en Islande qui règne à Ushuaïa. Ici, les saisons sont peu marquées ; la température moyenne du mois le plus froid est de 1,3 °C et celle du mois le plus chaud de 9,6 °C. Son record de chaleur est de 27,5 °C le 9 février 2004 et son record de froid −13,9 °C le 18 juin 1958. La température moyenne annuelle est de 6,2 °C.

Si vous décidez d’aller à Ushuaïa, n’oubliez pas un lainage et un imperméable (moi j’avais un Kway et une marinière Armorlux, et dessous un Thermolactyl mais d’autres portaient anorak, gants, bonnet, écharpe. Et dire que c’est moi qui vient des tropiques !) C’était en janvier, le mois le plus chaud, comme à La Réunion. A contrario, les mois les plus froids sont juin, juillet, août.

Bien que le cumul annuel des précipitations ne soit que de 529 mm, le climat est très humide. Le temps est  souvent nuageux et brumeux et les chutes de neige sont fréquentes et peuvent se produire à n’importe quelle période de l’année. L’an dernier à la même date, au mois de janvier, il a neigé. Cette année : beau temps dans la journée mais le matin ce fut très variable avant 9 ou 10 heures.

La ville est exposée aux vents dominants d’ouest, les westerlies, qui apportent douceur et humidité toute l’année mais elle est surtout connue pour ses vents soudains et violents, les williwaws qui peuvent être un danger pour la navigation. Nous sommes partis bien vite, justement à cause d’eux vers 17 heures.

À partir d’Ushuaïa, il est possible d’aller au parc national Tierra del Fuego (pour voir la baie Lapataia à l’ouest, à la frontière avec le Chili).

Des bateaux de toutes tailles permettent de naviguer dans le canal Beagle pour voir les cormorans, les manchots de Magellan et lions de mer sur les îles alentours. Moi j’étais à bord d’un catamaran.

En saison d’hiver, de juin à septembre, la ville est aussi une station de ski de piste et de ski de fond mondialement connue pour sa qualité d’enneigement. Des équipes professionnelles du monde entier s’entraînent chaque année à la station de ski Cerro Castor.

Dans la région, les touristes viennent voir le phare Les Éclaireurs, situé dans la baie, juste en face de la ville qui n’est cependant pas le Phare du bout du monde, rendu célèbre par le roman éponyme de Jules Verne, situé sur l’île des États.

Ce phare a été construit par les Français (expédition française « La Romanche »)  et mis en service le 23 décembre 1920. Construit sur un îlot rocheux, il prévient des dangers de l’archipel. Fait de briques, il arbore des rayures rouges et blanches connues dans le monde entier. Haut de ses 11 mètres, il émet un faisceau de couleurs blanche et rouge toute les cinq secondes et s’alimente en énergie grâce à des panneaux solaires.

Si l’accès du phare est interdit au public, on peut s’en approcher mais l’intérêt réside surtout sur les rochers proches :

  • le rocher aux phoques
  • et le rocher aux oiseaux recouvert d’une armée de cormorans.

J’ai oublié le nom de ce que j’ai vu, mais pour la première fois, j’ai tenu un carnet de voyage, sommaire mais pour garder en mémoire la chronologie du périple.

J’ai fait aussi une balade en bus dans le coin pour découvrir entre le Centro de Visitantes Alakush, au milieu des bois et au bord d’un lac, un musée avec une boutique de souvenirs prise d’assaut par les touristes,

Non loin de là, la poste du bout du monde où l’on vend des timbres mais en Argentine, le système est bien compliqué. Je vous explique et après vous aimerez la Poste en France (qui perd de plus en plus de courrier et dont les délais d’acheminent ne cessent de s’allonger). En Argentine, vous avez plusieurs solutions à commencer par ce qui ressemble à notre service postal : le Correo Argentino. C’est ce qui paraît le plus simple mais qui n’est pas le plus pratique.

Ceci étant, à moins de rester très très longtemps en Argentine, vous serez sûrement de retour chez vous avant que votre courrier ne parvienne à ses destinataires. Il faut entre quinze jours et un mois pour l’Europe (si ça arrive). Les timbres  de Correo Argentino s’achètent uniquement au bureau de Correo Argentino et il faut être patient, on peut faire la queue pendant des heures avant d’être appelé à un guichet, m’a-t-on dit (mensonge ou vérité ?) mais on a la possibilité d’acheter des timbres d’autres compagnies sachant qu’il faudra ensuite chercher les boites à lettres correspondant aux timbres achetés. Pas simple, plus cher aussi. Plus sûr, dit-on. Le choix se fait entre DHL, TNT, UPS, FedEx. Fini le monopole de la poste nationale qui marche mal.

On peut faire des comparaisons en voyageant et se dire, à la fin, que la France c’est plutôt bien même s’il y a des choses à modifier.

 

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3 réflexions sur « Ushuaïa »

  1. Ce n’ est pas du tout l’ idée que je me faisais de Ushuaïa en ce qui concerne le climat que je pensais bien plus rigoureux !
    Au final, on peut parler de  » tempéré  » !
    Les photos de ton arrivée sur place dégagent de l’ émotion !
    J’ aurai apprécié la faune, et je lis qu’ on y trouve des bois !
    Je me demande quel genre de souvenirs on peut trouver dans ce musée !
    j’ ignorais également pour les pistes de ski de fond !
    Et j’ ai compris qu’ il valait mieux éviter la poste !
    Merci pour la découverte et tes photos
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  2. Une belle découverte, pour moi et surtout, j’adore les photos de ton arrivée !
    On se fait souvent de fausses idées et je ne la voyais pas du tout comme ça, cette ville.
    Je passe à la suite … 😉

  3. bonjour chere Françoise, magnifique ton article sur Ushuaia, que de merveilleuses decouvertes sur cette ville du bout du monde, climat notamment, je le croyais plus rigoureux , l’environnement est extraordinaire, avec cette sortie en catamaran , bravo pour tes photos, notamment l’arrivee au petit matin ! merci pour ton gentil passage, je suis plus ou moins en pause, suite à mon operation, je me retablis bien, je peux meme sortir en ville avec ma canne ! bonne santé à toi et les tiens, bonne fin de semaine et grosses bises

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