Une pensée pour Georges Brassens

J’ai un peu laissé passer la date. Cette année, rien ne va plus, j’ai oublié des tas de trucs. Ma cervelle était surmenée, encombrée, fatiguée, allez savoir. J’ai même raté de deux jours l’anniversaire de ma Nadine, le dix-neuf octobre, trois jours avant celui de Georges. Oui, le 22 octobre naquit à Sète Georges Brassens, certes c’était quelques années plus tôt le 22 octobre 1921.

Au lieu de fêter l’anniversaire de la naissance de Georges Brassens, je vous rappelle celui de son décès presque soixante ans pile-poil après : le 29 octobre 1981. (Ben le jour de retard, c’est pas moi, c’est l’ordi qui ne veut pas publier tout seul. Pfff ! Faudrait vraiment que je perfectionne ma connaissance technique.)

Bon, d’accord, on se réjouit en général plus d’une naissance que d’un décès (encore que… Est-ce qu’aucun de vous n’a souhaité la mort de quelqu’un ?)

Je l’aimais bien le moustachu à la guitare, surtout parce que chez moi on ne l’appréciait guère. On se rebelle comme on peut et parfois on se rebelle contre tout, surtout contre l’ordre établi par les anciens. Ma grand-mère disait qu’il chantait toujours sur le même ton. Par ailleurs « la petite vache déguisée en fleur » choquait ma grand-mère. Mon beau-père le trouvait grossier et disait que c’était normal d’interdire les chansons de ce bonhomme. Du coup, je voulais écouter celui qui n’était que le chanteur de la révolte.

Brassens s’est opposé à l’ordre normal des choses, il a tenté de détruire le conformisme où s’enterre la société bien pensante. Il a refusé toutes ces formules de politesse, tous ces mots aimables sans valeur, cet aspect factice que revêtent les rapports humains, il a voulu montrer le monde tel qu’il est, tel qu’ille voyait et en même temps il se montrait tel qu’il était : droit, révolté, anarchiste, bourru mais au fond gentil.

En ce temps-là, on fumait à la télévision.

Voilà Brassens et sa bouffarde.

 

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3 réflexions sur « Une pensée pour Georges Brassens »

  1. Sourire…
    Quand je pense que j’étais élevé à 6km de Sète à vol d’oiseau… Que j’ai foulé toute mon enfance les endroits qu’il avait foulé « La pointe courte », « Le môle » les quais de Sète…
    J’ai toujours aimé Georges, me retrouvant dans ses paroles, moi le rebelle, le révolté d’antan…
    Merci pour se rappel. Il me ramène à une époque de révoltes et de désinvoltures…
    Bon week-end.

  2. Je l’ aime bien moi ce Georges Brassens pour son non-conformisme, et ses chansons ont apporté de la joie durant mon service militaire.
    Je te dirais même que j’ aurais préféré que le prix Nobel de littérature lui soit accordé, plutôt qu’ à Bob Dylan !
    Passe un bon dimanche Françoise
    Bisous

  3. Je l’aime bien, moi aussi.
    J’aime ses mots et sa façon simple de les dire.
    Un peu bourru mais tellement vrai.
    Bon dimanche … repos, pour moi !
    Bisoux, françoise

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