C’est dimanche (155)

C’est dimanche et cette semaine encore je vais tenter de coller à l’actualité, je vous raconte donc des histoires d’avions. Comme le disait si bien Beaumarchais « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » Il y a du « gras » et du plus cynique.

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Dans un avion ayant atteint son altitude de croisière, le commandant de bord branche le micro et annonce aux passagers :

« Mesdames et Messieurs, nous avons atteint notre altitude de croisière qui est de 12 000 mètres. La température extérieure est de moins 50 degrés et notre vitesse est de 900 kilomètres/heure. »

Puis, malencontreusement, il oublie de déconnecter le micro et dit au copilote : « Continue tout seul à piloter l’engin. Moi, je vais aller pisser un coup et après je vais me sauter la petite hôtesse qui vient d’arriver dans notre compagnie… »

Rouge de confusion, l’hôtesse ayant entendu ce monologue depuis la cabine du fond, remonte le couloir de l’avion pour aller avertir le commandant de la grosse bourde. Puis, en plein milieu de la carlingue, une vieille dame arrête notre hôtesse et lui dit : « Doucement, vous avez le temps ma petite, il a dit qu’il allait d’abord aux toilettes ! »

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Sur un vol Paris-Bruxelles, avant le décollage, l’hôtesse au micro annonce aux passagers :
– « Vous êtes priés d’attacher vos ceintures. »
Un homme l’interpelle :
– « Comment je fais, mademoiselle ? Moi, j’ai des bretelles, une fois ! »

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Un avion se crashe dans la savane africaine. Il n’y a qu’un seul rescapé, un violoniste. Quand il voit arriver un lion, il prend son instrument et se met à en jouer très calmement. Un deuxième puis un troisième lion s’approchent et l’écoutent religieusement. Il est bientôt entouré d’une dizaine de lions subjugués par la musique.
C’est alors qu’un très vieux lion arrive, se précipite sur le violoniste et le dévore.
Tous les autres s’indignent :
– « Mais pourquoi tu l’as mangé ?  Il jouait tellement bien  !` »

–  » Hein ? Comment ? »

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Sur un petit aéroport africain, un avion est immobilisé depuis plus d’une heure. Un passager impatient demande à l’hôtesse ce qui se passe.
– « Nous avons un problème technique. Le pilote pense qu’il y a une pièce défectueuse dans l’un des réacteurs. Il refuse de décoller. »
Deux heures plus tard, l’avion décolle enfin.
Le passager demande à l’hôtesse :
– « Alors, la pièce a enfin été remplacée ? »
– « Non, non, juste le pilote. »

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Remontant la piste de l’aéroport de Figari – Sud Corse juste après le décollage du seul vol régulier de la journée, le F-TQ se trouve nez à nez avec un troupeau de moutons qui traverse devant.

Transcription du dialogue avec la tour sur 120.30 MHz :

Pilote : Figari Tour, de Fox Tango Québec, je continue ou j’attends le décollage du troupeau de moutons ?
Contrôleur (après 20 secondes de silence) : Pffffff ! Bougez pas, on envoie un véhicule pour dégager la piste.

Deux minutes plus tard, les moutons étaient évacués. On a repris la phraséologie officielle et Tango Québec a pu décoller. L’explication avec le berger n’a pas eu lieu sur la fréquence. Dommage !

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Un co-pilote en compagnie raconte cette histoire réelle au sujet d’un commandant de bord avec lequel il a souvent volé. L’homme est un excellent pilote, sérieux et compétent, mais pas très bon ni très à l’aise dans sa relation commerciale et humaine avec les passagers et l’équipage. Ainsi, un jour que son avion attend pour s’aligner avant de décoller qu’un autre appareil se pose, ce dernier éclate un pneu à l’atterrissage et laisse sur la piste de nombreux débris de caoutchouc rendant impossible un décollage dans l’immédiat. Après un dialogue avec la Tour de contrôle qui l’informe que la piste ne sera nettoyée que dans plusieurs minutes, il juge bon de prévenir les passagers du retard qui en résultera en ces termes :

« Mesdames et Messieurs, c’est votre commandant qui vous parle. Nous serons probablement en retard de quelques minutes sur l’horaire prévu. En effet, l’aéroport est fermé, le temps que l’on évacue les débris du dernier appareil qui s’est posé. »

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Toujours vrai :

Pilote : « Air France 7662, on souhaiterait monter au niveau 330. »
Contrôleur : « Air France 7662, maintenez 290 cause bruit. »

Pilote : « Ah bon ? Pourquoi cause bruit ? »
Contrôleur : « Parce que si vous montez et que vous encadrez l’avion qui est au-dessus de vous au 310, ça va faire beaucoup de bruit et les riverains ne vont pas aimer… »

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(Histoire vraie aussi) Y a-t-il encore un contrôleur dans la Tour ?

C’était la question qui, entre 9H30 et 9H55, c’est à dire à l’heure de pointe de cette matinée du 18 avril ; elle hantait les pilotes des appareils en approche sur l’aéroport international d’Auckland, en Nouvelle-Zelande. De fait, il n’y avait pas de contrôleur aérien. Quatre se trouvaient en arrêt maladie, un autre était coincé dans les embouteillages et le seul encore disponible avait été obligé de prendre le repos réglementaire de 25 minutes après ses 3 heures d’activité… Tout le monde dut donc attendre, en l’air, qu’il soit revenu derrière ses écrans !

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2 réflexions sur « C’est dimanche (155) »

  1. bonjour chere Françoise, la première histoire est connue, mais fait toujours rire ! en ce moment les histoires d’avions restent un peu en travers de la gorge, mais pas les tiennes ! j’espère que tu vas bien, amitiés et bises

  2. et bien ça déride, et on en a bien besoin.
    Mais je préfère avoir la maitrise de mes voyages, même si c’ est plus fatigant, et que la route tue plus !
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

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