Journée de…

Je vous disais dans mon précédent billet que je n’aimais guère les journées de quelque chose. La Journée de la femme par exemple, celle-là m’énerve tout particulièrement. Les journées sans tabac m’ont fait fumer trois fois, c’était ma révolte… Il y a une journée de la gentillesse : le 13 novembre ; c’est mignon… le pays des Bisounours. Le même jour c’est aussi  la « Journée mondiale de l’utilisabilité ».

Mouais… D’origine anglo-saxonne, la World Usability Day se propose de sensibiliser le grand public à un concept peu évoqué mais souvent vécu…

Le concept de l’utilisabilité se comprend facilement, a contrario, face à des produits technologiques à l’utilisation tellement complexe qu’elle ne s’adresse qu’aux initiés… l’ordinateur peut constituer à ce titre un excellent exemple et le parrainage de la journée par Bill gates pourra faire sourire les plus caustiques. L’utilisabilité vise au contraire à ce que les technologies ou les services soient faciles à apprendre, faciles à utiliser, efficients et efficaces. Un bon exemple de non-utilisabilité: le site internet de cette Journée Mondiale est rédigé uniquement en anglais, ce qui le rend non utilisable pour toute personne ne maîtrisant pas l’idiome en question… (www.worldusabilityday.org)

Si vous voulez en savoir plus sur ces journées de, allez voir ce site  qui les recense au mieux : http://www.journee-mondiale.com/les-journees-mondiales.htm

Aujourd’hui 6 novembre, c’est la Journée Internationale pour la préservation de l’environnement en temps de guerre.

Vous ne le saviez pas ? Moi non plus.

Voilà ce que l’on peut lire sur le site cité plus haut :  http://www.journee-mondiale.com/les-journees-mondiales.htm

A l’occasion de la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit, le 6 novembre, le secrétaire général des Nations Unies a souhaité faire connaître son message :

Depuis que la guerre existe, l’environnement et les ressources naturelles en sont les victimes silencieuses. Les récoltes sont incendiées, les puits pollués, les sols empoisonnés et les animaux tués. Les objectifs ne sont pas toujours les mêmes : on peut vouloir se procurer un avantage stratégique, démoraliser des populations locales, venir à bout d’une résistance ou tout simplement nourrir ses soldats. Mais, même lorsqu’elles ne sont pas intentionnelles, les conséquences sont toujours catastrophiques. Nous assistons à des actes de destruction purs et simples, notamment le rejet de polluants et de substances dangereuses. Nous sommes témoins de bouleversements sociaux, comme la création de populations de réfugiés qui, à leur tour, mettent plus rudement les ressources à contribution. Et puisque la plupart des conflits se déroulent dans les pays pauvres, nous constatons les ravages économiques infligés par les guerres à des populations vulnérables qui sont les moins outillées pour faire face aux dégâts subis par leur environnement et pour surmonter un ralentissement du développement.

Pendant la guerre du Golfe de 1991, les puits de pétrole du Koweït ont été délibérément incendiés et des millions de litres de pétrole brut ont été déversés dans les voies d’eau. Au Cambodge, 35 % de la couverture forestière a été détruite pendant les 20 ans qu’ont duré la guerre civile et les troubles. Au cours du conflit en Angola, le nombre des animaux sauvages a diminué de 90 % et, pendant la guerre du Viet Nam, des millions de tonnes d’agent orange ont été pulvérisées au-dessus des jungles de ce pays, ce qui a eu pour effet de dépouiller de toute végétation de vastes zones dont certaines ne peuvent toujours pas être cultivées aujourd’hui.

L’environnement est protégé en temps de guerre par un certain nombre d’instruments juridiques, notamment la Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles (1976), la Convention sur les armes chimiques et la Convention sur la prohibition des mines antipersonnel (1997). En outre, le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève interdit l’utilisation de  » méthodes ou moyens de guerre qui sont conçus pour causer, ou dont on peut attendre qu’ils causeront, des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel  » et dispose que  » la guerre sera conduite en veillant à protéger l’environnement naturel contre des dommages étendus, durables et graves « . Mais ce qui fait cruellement défaut, ce sont les mécanismes voulus pour assurer l’application de ces conventions. De fait, il faudra peut-être que nous renforcions le chapitre  » vert  » des règles du droit humanitaire international.

Au niveau pratique, l’ONU réagit de plus en plus activement lorsqu’une guerre entraîne une dégradation de l’environnement : elle s’efforce d’évaluer les dégâts, de nettoyer les zones contaminées et d’aider les pays à se doter des moyens voulus pour gérer leur environnement après le conflit. C’est ce que le Programme des Nations Unies pour l’environnement a fait dans les Balkans et c’est ce qu’il fait aujourd’hui en Afghanistan, en Iraq, au Libéria et dans le territoire palestinien occupé.

Les technologies guerrières et armements modernes continuent à se développer rapidement, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur l’environnement. En même temps, on laisse trop de conflits s’envenimer pendant des années, voire des décennies, et épuiser petit à petit les ressources naturelles. Au moment où nous célébrons la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé, prenons conscience du fait qu’aucune guerre et aucun conflit ne se déroule trop loin de nous pour avoir un effet sur notre environnement, quel que soit l’endroit où nous habitons. Et prenons l’engagement de faire ce que nous pourrons pour lutter contre cette menace commune et pourtant souvent oubliée qui met en péril nos vies et notre bien-être.

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4 réflexions sur « Journée de… »

  1. Il faudrait faire aussi la journée pour « les cons »… pour « les incapables »…
    Puis la journée des journées… bref l’homme est vraiment curieux…
    Bonne journée pour toi…
    Jean

  2. l’ homme n’ apprend jamais du passé !
    il vit au jour le jour, pensant toujours laisser au prochain les pièges qu’ il a semé !
    la Bible annonce la fin de l’ humanité, comme l’ apocalypse de Saint Jean !
    Mais franchement il n’ y a pas de quoi s’ étonner quand on voit qu’ à chaque grande découverte, la première utilisation est toujours pour la guerre !
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  3. Merci pour toutes ces infos…
    je ne savais même pas que cette journée existait.
    la préservation de l’environnement, je suis assez pour..
    mais en temps de guerre ???
    On n’a pas besoin de toutes ces guerres pour détruire notre belle terre, on continue allègrement chaque jour.
    Je te souhaite un bon week end avec du soleil…
    Amitiés.

  4. Ping : C’était hier… | FrancoiseGomarin.fr

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