Mauvais goût ?

Hier j’ai écrit « Je reviendrai dès demain sur la notion de mauvais goût. En ce moment, nous sommes servis ». Et comment ! Vous pouvez difficilement dire le contraire. Si dans certains cas, nous pouvons penser qu’il faut prendre l’affaire au « second degré », il est évident que dans la majorité des cas, c’est du premier degré et ça fait peur.

Dans tous les domaines, l’horreur se manifeste. Dans la mode (et pourtant, on a déjà vu de drôles de choses avec le grunge),  à la télévision, des émissions de plus en plus trash, en France il y a  des « stars » du mauvais goût et de la vulgarité : Loana, Zahia, Nabila, et des émissions à faire pleurer, à désespérer de l’humanité. À l’étranger ce n’est pas mieux qu’en France, allez regarder LÀ et sur les scènes de spectacle, ce n’est guère mieux : Madonna,

Lady Gaga,

etc, sans compter tous les magazines aux reportages pourris, au vocabulaire limité, pleins de fautes de français… (la presse people, mais pas seulement), et la publicité…

La pub ! Celles du PMU, moi, m’ont fait sourire même si ce n’est pas du meilleur goût mais il s’agit d’humour noir, alors on aime ou on n’aime pas. « Tous les goûts sont dans la nature », diront certains.

Kennedy soit,

le Titanic

pourquoi pas ? Au moment de l’anniversaire du Costa Concordia, ça peut être plus douloureux.

Et le jambon Aoste, n’a-t-il pas quelques relents racistes avec sa Résistance ? Moi je le prends au second degré : résistance pour la survie de l’élégance et du bon goût, trois grandes fiertés du peuple français réunies en une seule vidéo, la cuisine, la mode et la chanson. Voilà la version longue,

Pour certains, c’est  un peu « limite » sauf que… c’est une sorte de réponse du berger à la bergère après le couscous Saupiquet, quand la publicité voulait nous faire manger du couscous en boite (musique de Richard Gotainer). Sincèrement, j’aime ces pubs qui osent nous secouer, elles sont réussies puisqu’elles nous marquent.

Pour tout vous dire, il existe deux publicités de vraiment très mauvais goût à mes yeux, ce sont les deux crétines prétentieuses récurrentes :

– celle des yaourts « paniers de Yoplait » avec son « oui mais, non… » Grrr !

– et celle de Bordeau-Chesnel (une des versions courtes). « Nous n’avons pas les mêmes valeurs »…

Heureusement. Je suis contente de ne pas avoir des valeurs de … Arghh… Elle m’énerve ! Réussie la pub ? Non. Une chose est sûre, je ne goûterai même pas ces produits Bordeau-Chesnel. Beurk ! C’est pas le porc qui me dégoûte, c’est l’autre dinde, la pseudo bourgeoise. Décalée, vous dites ? Mouais… Je n’aime pas. Chacun ses goûts.

«Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire.» Charles Baudelaire. Cette idée me plait, seulement, je ne crois pas que le mauvais goût actuel soit du même ordre que celui dont Charles Baudelaire donnait sa définition. Je crois que nous nous sommes appauvris tant financièrement qu’intellectuellement. Je vous l’ai dit, redit : « plus nous serons stupides, plus nous serons facilement manipulés ».

Allons nous enfin résister ?

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Une réflexion au sujet de « Mauvais goût ? »

  1. C’ est à mon avis l’ abandon progressif de la morale, qui nous amène ces spectacles décevants !
    on flatte les bas instincts, et la prétention !
    Quand que je pense que la publicité mensongère est interdite !

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